Bon bonjours de Westercon

Photo: Centre ville de Calgary
Howdy, y’all!

Hé oui, Fractale Framboise parcourt maintenant le pays au complet pour vous divertir. Pour plusieurs raisons (tourisme, vacances, Prix Aurora, sens de l’aventure), je vous écrit ce billet à partir de Calgary, où j’assiste présentement à Westercon58, le congrès régional de science-fiction et de fantastique de la côte ouest. Quelques centaines de participants, des invités tels S.M. Stirling, John Varley, Larry Niven, Dave Duncan et j’en passe.

Après la (suite…): Quelques impressions de la première journée et une ou deux photos de voyage.

Si vous n’avez jamais été à un congrès de science-fiction, il est difficile de décrire ce qui s’y passe sans paraître débile ou condescendant. Suffit seulement d’avouer qu’il s’agit de quelques jours où il fait bon d’être passionné de quelque chose. Que ce soit la SF écrite, les séries télévisées, les costumes, l’écriture, la science ou la technologie, les congrès sont une occasion de rencontrer des gens qui sont tout aussi passionnés par ces sujets et qui sont tout à fait disposés à en discuter avec vous.

En fait de congrès, Westercon58 se trouve solidement dans la catégorie « upper middle-class »: Elle est suffisamment grande pour accommoder plusieurs classes de fans, tout en restant un peu limitée en fait de professionnels qui y assistent. Ce n’est pas un événement à ne pas manquer, mais c’est assez important pour attirer des gens d’un peu partout sur le continent. Beaucoup d’américains, de fans de la côte Ouest et, euh, au moins un franco-ontarien.

N’ayant jamais été à l’ouest de Toronto, il était temps que je m’aventure un peu plus loin, et quelle meilleure destination que Calgary, le « coeur du nouvel Ouest? » J’ai donc pris mes bagages et un ordinateur portatif, planifié tout un périple pré-convention et pris l’avion pour l’Ouest. 3600 kilomètres à l’Ouest.

Photo: Nuages et aile droite d'un 727-700 de Westjet
Ce vol sans histoires vous est une gracieuseté de…

Naturellement, une fois sur place, il ne suffisait pas d’explorer la ville: Un périple au sein des Montagnes Rocheuses s’imposait, avec comme destination particulière la ville de Banff et les sites touristiques du lac Louise et du Lac Moraine.

Photo: Lac Louise
Le Lac Louise et son glacier

Photo: Lac Moraine, et les montagnes environnantes
Le bleu du lac n’est pas un trucage photographique

Mais regarder les photos de voyage des autres n’est jamais intéressant. Qu’en est-il de la convention, dites-vous? Jusqu’ici, je suis bien satisfait: Les foules sont plus petites que je m’y attendais et le niveau de discussion a parfois de la difficulté à monter plus haut que celui des évidences, mais je suis sans doute gâté par Boréal et Worldcon. Entendre parler des pros tels David Hartwell et Kathryn Cramer est toujours un plaisir, surtout lorsqu’ils s’attaquent à des sujets où ils sont clairement des spécialistes.

Photo: Panel, Space Opera
Vendredi, 15:22, panel « Blasters and Battlestars: Has Space Opera been Good for SF? »: Ed Willett, David Hartwell et Kathryn Cramer

En ce qui me concerne, je ne suis pas seulement qu’un spectateur à cette convention: Jusqu’ici, j’ai eu l’occasion de mener une discussion sur les livres électroniques (oui, ils sont inévitables; non, ils ne sont pas la fin de l’édition telle que l’on la connaît), sur les Prix Aurora Awards et sur les livres à surveiller durant les quelques prochains mois.

De plus, j’ai eu l’honneur de présenter le Prix Aurora Award du Meilleur roman (Français), qui est allé à Michèle Laframboise pour « Les Mémoires de l’Arc ». C’était d’ailleurs le deuxième prix décerné à Michelle durant la cérémonie, puisque quelques minutes plus tôt, René Walling a annoncé que le prix de la meilleure nouvelle (français), lui allait également pour « Ceux qui ne comptent pas », publié dans Solaris 149. (Résultats complets sur le site officiel des Prix Aurora Awards.) Je grince toujours des dents à penser que Michèle n’étant pas sur place, c’est mon visage qui se trouvera dans le prochain Locus…

Reste encore trois jours à la convention. Si cela m’est possible, je tenterai de poster à au moins une autre reprise pour vous amener des nouvelles de ce qui se brasse à Calgary. Hélàs, ma connexion Internet ne tiens même pas à un fil, et trop souvent j’ai le malheur de me buter à un écran comme celui-ci…

Photo: Difficultes de connection
Aaargh!

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