Fantasia 2005

Le temps est venu. La neige n’est plus qu’un souvenir, les oiseaux gazouillent, le soleil réchauffe les coeurs: quoi de mieux, alors, que de s’enfermer dans le noir pour écouter des films étranges?

Le festival Fantasia — le rendez-vous annuel montréalais du cinéma fantastique et asiatique — a enfin affiché sa programmation. Le 30 juin, on pourra se la procurer sur papier glacé, DVD inclus, dans de nombreux commerces. Je l’aime bien, ce livret: c’est un catalogue illustré de l’horrible et du ridicule, une brève lumière éclairant les recoins les plus invraisemblables de l’imagination mondiale… Enfin, ça sort bientôt, donc. Les billets seront en vente à compter du 5 juillet.

Cette année, je connais très peu des films qui sont présentés. J’ai donc fouillé un peu et trouvé une vue d’ensemble sur Arrow in the Head (que je lis souvent pour ses critiques de films d’horreur) ainsi que les opinions d’un blogueur inconnu (en deux parties). Ce qui attire mon attention jusqu’ici: Night Watch, le début d’une trilogie russe, du fantastique contemporain bourré d’imagerie frappante écran (que certains comparent à The Matrix, on n’échappe pas à la matrice). Way of the Dragon, pour voir Bruce Lee au grand écran. Mind Game, film d’animation psychédélique. Karaoke Terror, Survive Style 5+, Shutter… des tas de films dont je n’ai pas entendu parler, mais qui piquent ma curiosité.

Tout ça c’est bien, mais la première chose qui a attiré mon attention, c’est ceci. Que Fantasia présente Jason and the Argonauts, c’est bien, mais que Ray Harryhausen lui-même soit sur place pour discuter de son oeuvre, c’est une occasion à ne pas manquer.

Qu’est-ce qui en vaut vraiment la peine, sinon? Toutes vos suggestions sont les bienvenues. Je publierai mes choix ici et vous donnerai mes impressions au long du festival.

Pour ceux qui voudraient s’y aventurer, soyez prêts à faire la file. Il y a beaucoup de logistique impliquée, tant du côté des spectateurs que du côté des organisateurs. Quand ça tourne mal, on se présente une heure à l’avance pour un film qui commence ensuite avec une heure de retard. Et pour en arriver là, il faut d’abord acheter ses billets. Je soupçonne que la meilleure stratégie pour ce faire soit d’acheter par téléphone dès le début des ventes et d’aller chercher ses billets au guichet le plus tard possible, quand ce sera moins achalandé [correction: on me dit qu'il vaut mieux acheter tôt, en personne, à un autre guichet; j'essaierai ça l'an prochain]. La file à l’ouverture du guichet, la première journée, est redoutable. Le petit mince à la casquette rouge, trois personnes plus avant dans la file, a l’air inoffensif, mais en fait il représente un groupe et s’apprête à acheter 207 billets (je n’exagère pas). Il devra nommer ses choix un par un et la personne au guichet devra les entrer un par un dans l’ordinateur, puis faire imprimer les 207 billets. Méfiez-vous de la file.

Pourquoi, alors, risquer tant d’attente? Parce que le festival présente des films qu’on ne trouve pas ailleurs, parce que les créateurs sont parfois sur place et répondent aux questions du public, parce qu’on peut y voir des créations d’ici et prendre plaisir à découvrir l’imaginaire de pays lointains… Parce qu’on est tous un peu fêlés, tiens.

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Un commentaire

  1. Laurine

    Ce festival m’a toujours intriguée et je n’y ai jamais mis les pieds. Les files de mordus ont de quoi décourager toute initiative! Je me console en me disant que les «vrais bons films» qui surnagent, ceux qui dépassent le simple gag psychotronique, la série de bagarres orchestrées, ou l’orgie de nymphettes en tenues d’écolières, ces films qui surnagent donc, finiront tôt ou tard dans mon club vidéo. J’ai déjà été étonnée de pouvoir y trouver Blood, un excellent dessin animé (quoique très court).

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