Bienvenue à la biblio-vente

C’est une tradition et un rendez-vous annuel pour tous les bibliomanes de la région d’Ottawa/Gatineau: La « grande vente de livre d’occasion » (familièrement appelée « biblio-vente ») du réseau des bibliothèques de la ville de Gatineau. Une patinoire déglacée, deux jours, quelques milliers de personnes et quelques dizaines de milliers de livres à vendre.

Je vais y faire un tour à chaque année depuis 1999, et c’est comment je me suis retrouvé en face de l’aréna Jean-Paul-Sabourin, ce matin à 8:50, à attendre l’ouverture des portes de l’événement en compagnie de quelques centaines d’autres amateurs du livre.

Photo: File de gens attendant de pouvoir entrer a la biblio-vente
8h50: Liiivres! Nous voulons des liiivres!

À chaque fin de printemps, les quelques douzaines de bibliothèques couvrant le territoire de la ville de Gatineau (anciennement Gatineau, Hull, Aylmer, etc.) combinent leurs efforts et louent la patinoire déglacée d’un aréna sportif pour y placer tous les livres dont ils veulent se débarrasser. On y retrouve surtout des dons de particuliers et des volumes excédentaires (endommagés, en double ou accumulant la poussière sur les tablettes). Romans, documentaires, bandes dessinées, disques, cassettes et autres, en français et en anglais. Chose séduisante, à part quelques exceptions telles les encyclopédies, on paie les livres non pas à l’unité, mais bel et bien au poids: 2,50$ le kilo. (En 2001, la biblio-vente a attiré près de 4000 personnes, pour des recettes totalisant plus de 33 000$ au profit des bibliothèques de la ville.)

Vous pouvez vous imaginer la cohue à chaque année, surtout lors des trois premières heures de l’événement. La biblio-vente met l’essentiel de son stock sur les tables dès le début et il faut donc se dépêcher si l’on veut obtenir le meilleur matériel. Il y a un certain côté masochiste à se pointer si tôt à cet événement: Je suppose qu’une visite effectuée en après midi ou (frissons) le dimanche pourrait être beaucoup plus calme. En revanche, qu’est-ce qui resterait sur les tables après tout ce temps? Non, pour les bibliovores, les collectionneurs et les connaisseurs (je plaide coupable aux trois chefs d’accusation), il faut être là dès le début, de façon à profiter des meilleures aubaines.

Photo: Scene typique durant la bibliovente
Imaginez la patinoire au complet

Qui plus est, il y a tout un côté macho/héroïque à se mettre en ligne, à se bousculer entre les tables, à tolérer la marmaille (et leurs parents), à saisir un volume entre trois ou quatre personnes et à braver la chaleur dégagée par des centaines de lecteurs. Peu importe si ça prends du muscle pour charrier sa boîte avec soi pendant une heure ou deux: No pain, no glory! Qu’est-ce qu’un peu d’inconfort quand on peut mettre la main sur une première édition canadienne cartonnée de Last Chance to See de Douglas Adams… signée par l’auteur? (!!!)

Photo: La foule durant les premieres heures de la bibliovente
Température à l’ombre: 30 degrés.

J’ai fini par bien m’en tirer, en ne remplissant « que » deux boîtes: 50 livres pour ~50$, y compris des premières édition cartonnée de The Lost World et Timeline de Michael Crichton (rappel; je collectionne), trois John Grisham, un Dan Brown, des manuels d’AD&D, plusieurs livres de poche récents, une édition française du Silence de la Cité d’Élisabeth Vonarburg et ainsi de suite. Une bonne récolte: suffisamment de nouveaux livres à ajouter à ma pile de choses à lire pour que je me sente coupable pendant quelques semaines. Mais cela aussi, ça fait partie de l’attrait de la biblio-vente… et il reste encore cinq mois avant le prochain événement comparable, la Rockcliffe Park Public School Book Fair de novembre…

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5 Commentaires

  1. mathieu f

    J’arrive de ma première visite (j’y retournerai en fin de journée rammaser d’autres trouvailles) à la bibliovente de Trois-Rivières et des environs.

    Dans mon sac, j’ai, entre autres, Quand vient la nuit et Les envoutements, de D. Sernine, ainsi que plusieurs romans des éditions Paulines, un Sextant, aucun Alire, plusieurs J’ai lu sf, quelques Presses Pocket et quelques grands formats d’auteurs classiques sf que je n’ai pas lus. Vraiment, une occasion en or de se procurer beaucoup de livres à bas prix (2,50$ le kilo).

    Je vous encourage à aller voir les biblioventes de vos régions.

    M

  2. mathieu f

    Et voilà, deuxième arrêt ce pm (utile, n’est-ce pas, d’habiter tout près du site de vente). Je reviens avec 47 volumes de ce deuxième périple. Parmi les titres intéressants, Le temps des Migrations de Francine Pelletier; Janus, d’Élisabeth Vonarburg; Ni le lieu ni l’heure, de Gilles Pellerin; Parcours improbables, de Bertrand Bergeron et les Gélules utopiques, de Guy Bouchard.

    J’aurais bien aimé trouvé L’Étrange Monument du désert Lybique ainsi que quelques autres classiques SFFQ. Mais bon, j’ai presque réussi à compléter ma collection Paulines/Médiaspaul…

    Voila! 65$ pour 90 livres.

    M

  3. cynthia

    Salut

    vendez vous les livres Frisson suivant?

    56-76-78-80-81-83-87-88-90-93-94

    Vous etes situez ou exactement?

    merci

  4. René Beaulieu

    Message à Mathieu.

    Je te signale que, en allant voir dur mon blog, tu trouveras un certain nombre de « classiques de la SF Quebecoise » offert pour pas trop cher, et de classiques des Littératures de l’Imaginaire tout court d’ailleurs…

    Faut que je fase de la place suite au dernier demenagement… ;-)

    Cette ofre est egalement proposee a tout autre lecteur de ce blog, bien entendu…

    Sur ce, je retourne remplir mes etageres.

    Salutations.
    René

  5. manon

    bonjour je suis de granby et je voudrais savoir si vous avez des livres romans frissons jeunesses a combien il coute et votre liste de livre avant de me deplacer 450 777-4963 manon

Un blogue, trois auteurs, une multitude d'univers à explorer.