Quelques considérations au sujet de la blogoSFère

Image: BlogoSFere, version AquaMacLa nouvelle que Jonathan Strahan s’apprête à co-chapeauter avec Gary K. Wolfe une anthologie de textes critiques provisoirement intitulée Best New SF Writings: 2005 a de quoi réjouir le cœur de n’importe quel fan sérieux de science-fiction. Si la SF a survécu là où d’autres genres se sont effondrés, c’est en grande partie parce qu’elle a su entretenir une discussion continue à son sujet. Née dans les magazines pulps qui offraient une tribune explicite aux lecteurs, la SF continue d’évoluer grâce au questionnement de ceux qui s’y intéressent. N’importe quelle nouvelle vitrine donnant sur la discussion en cours a de quoi être célébrée.

Mais l’annonce de cette anthologie représente également un signal que la blogoSFère (« l’ensemble des blogs traitant de science-fiction et de fantastique »; un néologisme s’inspirant du « blogosphere » couramment utilisé pour discuter de la masse communautaire des blogs couramment actifs) a finalement atteint la masse critique nécessaire pour prendre sa place comme le medium où se tiendra une bonne partie du discours critique entourant le genre. Sans dire adieu aux magazines, aux chroniques, aux livres critiques et aux thèses savantes faisant le bonheur des étudiants post-gradués, la blogosfère est la plus récente incarnation d’un processus par lequel l’amateur de SF est en constant dialogue avec son genre favori.

(Ne lisez pas plus loin si vous n’êtes pas fascinés par l’évolution de la science-fiction, les controverses critiques a avoir agité la blogosfère depuis quelques semaines, les désavantages des blogs comme instruments de discussion et ce que cela veut dire sur l’avenir du genre.)

Du point de vue historique, il est impossible de sous-estimer l’importance du fandom dans l’évolution –voire la survie!- de la science-fiction. Mis à part le matériel primaire (livres et magazines), le fandom SF a rapidement crée son propre « matériel secondaire » (congrès/conventions et fanzines), assurant un courant de discussion continu sur l’état du genre. On pourra longtemps spéculer sur les raisons de cette vigueur vis-à-vis les autres genres littéraires (Isolation de l’audience SF? Méthodes de rétroactions empruntées à la communauté scientifique? Penchant des fans de SF à s’égarer en obsessions dévorantes?) mais le résultat a été de fournir toute une infrastructure de soutien à un genre qui a su en profiter.

Les exemples de discussion entre lecteurs et auteurs sont maintenant légions: Larry Niven qui a incorporé les objections des fans (« The Ringworld is unstable!« ) dans des romans subséquents. Le tollé qui a accompagné la publication de « The Cold Equations » (et qui se poursuit encore aujourd’hui.) Les fans profitant de congrès et de fanzines pour perfectionner leur art et devenir des professionnels (Mike Resnick: « …so many pros came up through fandom… ») La discussion continue entourant le genre l’a fait progresser, donnant une vitalité à la SF qui a assuré sa survie au milieu d’un environnement de publication toujours hostile.

(Le fandom est, bien sûr, une arme à double tranchant: en fournissant un environnement protégé pour les fans, elle encourage aussi le développement de conventions partagées impénétrables au néophyte. Il n’est pas rare d’avoir l’impression que « le fandom » est maintenant distinct de « la SF ».)

Les fans de SF ont été parmi les premiers à constater les possibilités offertes par l’Internet. Alors que le réseau était limité aux facultés d’ingénierie, il était plus facile de trouver des fans de SF qu’autre chose parmi les usagers du réseau. Une des premières listes de discussion strictement récréatives à voir le jour sur Arpanet (en 1979!) portait le nom de… sf-lovers. Et ainsi de suite.

L’arrivée des blogs est initialement arrivée comme un complément à l’écosystème formé par les fanzines et les groupes de discussion électronique. La discussion ayant lieu là où les fans se rassemblent, ça a pris un moment avant que les blogs deviennent suffisamment simples, peu dispendieux et suffisamment répandus pour qu’une masse suffisante de personnes puisse s’y joindre.

L’avantage des blogs, bien sûr, est un permettre un hybride entre fanzines et congrès: Il est possible de travailler pendant des jours sur un article et de le publier (comme dans un fanzine), puis d’obtenir immédiatement des commentaires de lecteurs et de participer à la discussion subséquente (comme à un congrès). Qui plus est, les blogs réduisent également les barrières à la participation active dans la discussion entourant le genre: Quiconque avec une connexion Internet (ce qui est de moins en moins problématique) peut contribuer.

Il y a des désavantages, bien sûr. Bien sûr, le blog n’a pas de forme physique à moins de l’imprimer. Bien sûr, le blog ne permet pas la richesse de l’interaction face à face. De façon plus problématique, la publication immédiate implique la réaction immédiate. Quiconque voulant revenir sur des billets postés il y a plus de deux ou trois jours semble un peu en retard. Ceci implique aussi qu’il y a très peu de place pour un retour à des écrits plus anciens ou plus étoffé. Tout est remplacé par le billet le plus récent, et ainsi de suite. À plus long terme, on peut s’interroger sur la permanence de ces écrits. Quiconque ne fait pas des copies de ces billets est à la merci d’un crash de serveur ou d’une attaque EMP. Même si ce n’est pas le cas, on peut quand même douter de la survie mémétique de ces billets: Noyés dans une mer de résultats Google, ne risquent-ils pas de retomber dans l’oubli?

C’est dans cette optique que la publication d’une anthologie critique s’avère essentielle. Strahan a déjà annoncé son intention d’aller chercher les écrits là où ils se trouvent, peu importe s’il s’agit de commissions, d’articles de fanzines, de billets sur des blogs ou bien de publications autonomes ou d’extraits de livres. Dans le cas des billets, leur publication dans un support papier, proprement contextualisée et peut-être même révisée après quelques mois de réflexion, pourrait s’avérer d’une valeur inestimable à ceux qui n’ont pas l’énergie ou la mémoire pour lire cinquante sites par semaine.

Qui plus est, l’existence de Best New SF Writings: 2005 est directement attribuable à la blogosfère. C’est une idée de Jonathan Strahan, reprise et élaborée par Niall Harrison, qui a motivé Tobias Buckell à suggérer une rencontre entre Strahan et Chris Roberson de MonkeyBrain Books (un excellent petit éditeur qui fait du matériel diablement intéressant) pour lancer le projet, co-chapeauté par Strahan et Gary K. Wolfe de Locus. Fascinant, non?

En tout cas, Strahan et Wolfe ne manqueront pas de matériel. Les bonnes discussions virtuelles au sujet de la SF ne se comptent plus. Parmi trois exemples récents, on note…

…toute une discussion sur l’origine du renouveau de la SF britannique (versus la SF américaine) depuis une décennie. Lancée par Charles Stross (un écrivain en voie de béatification, ici à Fractale Framboise) sur des bases politiques post-Thatcher, puis reprise par John Scalzi et Cheryl Morgan (tous deux apportant des précisions utiles) , la discussion a menée les curieux à consulter un article d’Andrew Butler au sujet du « British Boom » (Attention: Adobe Acrobat) qui serait autrement peut-être passé inaperçu.

…une reprise de la controverse entourant les méchants, méchants e-books. Tout a commencé quand la SFWA a lancé un « push poll » (un sondage conçus pour semer le doute et récolter des réponses précises) associant e-books et piraterie. John Scalzi a répondu avec plein de bon sens, ses commentaires ont été amplifiés par le copiguerrier Cory Doctorow et la chose a fait boule de neige, métastasant à travers la blogosfère professionnelle tel que décrit par l’excellente synthèse de David Moles. Ce qu’il a de fascinant et d’inusité à propos de cette enfilade, c’est qu’il s’agit d’une controverse ayant lieu entre pros, et accessible par le reste des fans. Les écrivains de SF professionnels faisant partie de la SFWA ne pensent pas tous la même chose, et la blogosfère permet aux idées d’avancer à ce sujet, avec des commentateurs

…et, bien sûr, il y a le débat entourant le « mouvement » Mundane SF (l’idée selon laquelle nous avons besoin de plus de SF qui travaille dans les limites de ce que nous savons au sujet de l’univers à ce moment-ci: Pas de voyages FTL, pas d’extraterrestres ou d’IAs surpuissantes, pas de singularités demain matin ou bien d’univers parallèles), qui semble s’être déroulé quasi-exclusivement sur le web. Né en partie en réaction à « The New Weird » (une expression de China Miéville initialement popularisée dans un fanzine, mais depuis abondamment discutée en-ligne), Mundane-SF s’est fait approcher par des luminaires tels Geoff Ryman, Ian McDonald, Lou Anders, et Patrick Nielsen Hayden. Dans ces trois derniers cas, n’oubliez pas de lire les commentaires suivant le message initial. Pouvez-vous sentir le genre bouillonner d’énergie critique? (Ajout, 1er juin: L’incontournable Charles Stross contribue une intervention à la fois blasé et sagace sur la mode des manifestes.)

Bref, il est difficile de douter que le tranchant de la discussion entourant l’évolution du genre se trouve maintenant sur les blogs. Que les éditeurs de fanzines se rassurent: la blogosfère n’est pas particulièrement adaptée à la publication de fiction, et il s’agit là d’un obstacle qui assurera la relevance continue du papier dans l’ecosystème de la SF.

Mais en fait de commentaires, nous assistons présentement à un point tournant dans l’évolution du genre. La masse critique des blogs est devenue tellement importante que la plupart des acteurs qui devraient y avoir accès sont maintenant présents lors des discussion (même le légendaire John Clute a son mot à dire!). Le premier blog n’était que marginalement utile. Mais ajoutez dix, cent, mille blogs et soudainement il peut y avoir une toile de discussion et de controverse faisant avancer les choses, changeant les opinions des gens et ayant des résultats tangibles sur les autres modes d’expression de la SF. Je suis convaincu, par exemple, que l’évangélisme de Cheryl Morgan au sujet de John Picacio a directement mené à sa nomination aux Prix Hugos 2005, et ce n’est pas le premier, le seul ou le dernier nominé Hugo à bénéficier du poids de la blogosfère.

Alors que le fandom physique a beaucoup décliné depuis l’heure de gloire des années 70s, alors que les fanzines se font de plus en plus rares, le fandom virtuel est en plein essor. (Attirant de nouvelles voix intéressantes, telle celles du « Third Row Fandom« ) De plus en plus d’auteurs établissent une présence virtuelle, des commentateurs sans cesse plus nombreux discutent SF et la masse de blogs est en pleine expansion. Il est encore trop tôt pour dire où se terminera toute cette aventure, mais il y a de quoi se réjouir de ce développement. L’écologie du fandom est en train de subir un changement assez profond, mais il n’y a aucune raison de douter de son dynamisme.

# Les commentaires sont fermés.

9 Commentaires

  1. François Pierre

    Article extrêmement intéressant, Christian. Il ouvre des horizons infinis… et « Le [vacarme] éternel de ces espaces infinis m’effraie »… J’ai pris quelques minutes pour visiter les liens que tu proposes et ces minutes se sont transformées très rapidement en heures. Bon sang, c’est incroyable la masse d’informations disponibles dans ces forums et blogs qui envahissent le net.

    Concernant la conservation et l’archivage de ces données, je crois qu’un projet comme « Fractale Framboise » reste la meilleure manière de procéder. Puisque c’est un blog avant d’être un forum, les articles sont catégorisés et répertoriés avec précision, ce qui permet de les retrouver un cas de besoin. Je me sens beaucoup moins perdu que lorsque j’entre dans un forum où, bien sûr, il y a des catégorie de discussion, mais où il est également très facile de se perdre. Je me rends aux derniers messages, pour découvrir que l’on parle de quelque chose que à commencé au milieu de la discussion et qui n’a peut-être aucun rapport avec le titre de celle-ci… AARRGGHH!!!

    Plus que jamais, j’ai l’impression que je pourrais m’abîmer complètement dans le virtuel et ne plus en sortir. Je… [PARASITES]

    CONNEXION PERDUE AVEC SUJET 161X-1A.
    FIN DE COMMUNICATION.

  2. SUJET 161X-1A: AURIEZ-VOUS OUBLIÉ QUE L’ATTENTION EST DEVENUE LA DENRÉE LA PLUS RARE DE L’ÈRE DE L’INFORMATION? AVEZ-VOUS PASSÉ SUFFISAMMENT DE TEMPS AUJOURD’HUI À LAISSER VOTRE FASCINATION POUR DES SUJETS FRIVOLES VOUS EMPÊCHER DE RÉFLÉCHIR? CONTINUEZ DE LIRE FRACTALE FRAMBOISE.

  3. Parmi les discussions mentionnées, j’ai bien remarqué celle sur la « Mundane SF ». Le manifeste m’attire peu; trop négatif avec sa liste d’éléments à renier. Le phénomène m’intéresse, par contre: l’affirmation de nouveaux mouvements. Dans le genre, Jeff VanderMeer lançait récemment une discussion pour recenser tout ce qui s’est fait comme manifestes en SFF.

    Tout ça m’amène à réfléchir au fandom francophone. Avons-nous eu des mouvements identifiables? Ma vue d’ensemble reste incomplète. Au Québec, le milieu est si petit que chaque auteur pourrait presque être considéré comme son propre mouvement. La taille du milieu explique aussi (du moins en partie) le peu de blogues sur le sujet; reste à voir comment ça évoluera.

    François, je suis content que les catégories te plaisent. À mesure que nos archives grossissent, il se peut aussi que nous ajoutions des listes de « meilleurs billets » pour ceux qui découvriraient le site sur le tard. Il y a toujours place pour l’amélioration et nous sommes ouverts aux suggestions.

  4. Éric: L’idée de la « Mundane SF » n’est pas sans me plaire, surtout parce que je crois en la limitation comme moteur artistique. Ce qui m’agaçe, à lire plusieurs des commentaires les plus antipathiques à ce mouvement, c’est l’idée qu’un manifesto implique la disparition de tout ce qui n’est pas encouragé par le nouveau mouvement. Si les mondains peuvent revitaliser le genre et utiliser ces idées pour de bonnes histoires, hourra. Mais de là à croire que dès 2006, les librairies n’accepteront que la SF estampillée du sceau « 100% mundane! », ahem…

    Au Québec, je suis arrivé dans le milieu en 1995, alors que l’on faisait le bilan de quelque chose apellé le « mollo-basic » qui (si je me souviens bien) demandait une SF plus accessible au grand public. Le grand méchant en moi ne peut s’empêcher d’ajouter que nous attendons encore…

  5. Ah, je suis arrivé trop tard pour connaître le « mollo-basic ». Subsiste-t-il un texte décrivant le concept? Je comprends l’intérêt d’une SF accessible au grand public, mais la vraie pierre philosophale, ça serait de rendre la SF attrayante au grand public. Ça se fait au cinéma, mais par écrit ça reste un défi.

    Dans un tout autre registre, on entend depuis peu gronder le mouvement infernokrusher. C’est au moins amusant.

  6. Ouain, je pense bien que la SFF devrait AU MOINS être attrayante… Je suis reconnu pour mes positions *radicales* sur la chose, mais je continue de penser que si la SFF n’est pas plus populaire, c’est parce que les auteurs ne le veulent pas. N’importe quel titre dans n’importe quel genre écrit pour n’importe quel type de public peut devenir un succès. Il suffit de conjuguer des éléments qui relèvent parfois de la coïncidence et de croire profondément dans nos textes, dans ce que nous racontons et d’avoir du plaisir à faire ce que l’on fait.

    Surtout, d’avoir envie de partager sa passion!

  7. Benoit

    J’ai dû m’assoupir pendant quelques décennies, parce que lorsqu’on parlait de mollo-basic à l’époque, le terme avait une certaine connotation de dérision suite à la parution de quelques tentatives hardies de réinventer le genre: les plus anciens se souviendront d’un certain texte dans lequel l’auteur avait remplacé tous les e par des 3. En fait de convivialité, Windows 2 pouvait être considéré comme le paradis en comparaison.

    Christian, je note également dans ton commentaire une tendance à croire que le phénomène des blogs est un prolongement de l’activité fanzinesque sur le Réseau. Or, comme ancien fanéditeur, j’aurais plus tendance à assimiler la blogoSFère (et Fractale Framboise en est le meilleur exemple, merci à vous trois) à ce qui faisait le plus cruellement défaut dans les fanzines il y a 20 ans: le courrier du lecteur. Il y a une absente de marque dans les blogs, et c’est la Fiction. Je ne dis pas qu’on devrait retrouver de la fiction sur les blogs, mais que les fanzines servaient principalement deux clientèles: les fans pour discuter de leur genre préféré, et les écrivains en herbe pour leur permettre d’apprendre le métier. À l’époque d’Énergie Pure!, la seule réaction que je recevais était les sourires des abonnés lorsque je leur remettais leur numéro. Avec le recul, ce manque de nourriture spirituel a peut-être même contribué à mon retrait du milieu (mais il y en avait d’autres, et de plus graves.

    Lorsque je vais et viens sur Fractale Framboise, l’élément qui me réjouis le plus est le dynamisme qu’on y retrouve, par les sujets abordés comme par l’apparente spontanéité des discussions qui suivent. C’est assurément très motivant pour l’équipe.

    J’avais fait part précédemment à Joël que je songeais à relancer Énergie Pure!, et c’est en fréquentant ces pages-ci que je me convainc de plus en plus de l’opportunité de cette démarche. Mais les grands cycles de ma vie débutent tous par un déménagment, et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

    Maintenant, où ai-je bien pu ranger la couveture du numéro 6 que Jacques Lamontagne m’avait remise?

  8. Joel Champetier

    Tiens, avec beaucoup de retard, je réponds à la question de Christian au sujet de savoir s’il y a eu des oeuvres dans lesquelles se serait incarné le « mouvement » mollo-basic, terme qui n’est finalement pas beaucoup plus ridicule que cyberpunk, non?
    La réponse est oui, car ces considérations correspondent à peu près aux débuts de ma carrière de nouvelliste; à l’époque de « Survie sur Mars ». On pourrait donc dire que les manifestes du mollo-basic québécois sont le recueil _Coeur de fer_, et le roman _La Taupe et le Dragon_.
    J’occuperais donc la niche écologique de William Gibson québécois — les comparaisons ne s’arrêtent pas là, car de la même façon que ce n’est pas Gibson qui a inventé le terme cyberpunk, ce n’est pas moi qui ai inventé le terme mollo-basic. Ce serait plutôt Philippe Gauthier, suite à une protestation de David Lambert pendant un des Boréals, qui avait dit (de mémoire): « Faudrait y aller mollo avec le psychologisme dans la SFQ, et revenir à de la prose un peu plus basic. »
    D’où mollo-basic. :-)

  9. Benoit: Il est vrai que la fiction n’a pas sa place dans la plupart des blogs (une question d’investissement cognitif, je crois: facile de lire un billet de cinq paragraphe en trente secondes alors qu' »entrer » dans une nouvelle prends plus de temps.) mais une bonne partie du fanzinat classique américain n’incluait pas de fiction non plus.

    Joël: Wow! Un épisode marquant de la SFQ maintenant expliqué ici, sur fractale-framboise.com!

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