Les incontournables de la SFQ (9/10): Corps-machines et rêves d’anges, Alain Bergeron
par Christian - jeudi, 5 mai 2005 - 20:00 (Inclassé)
Bien peu d’auteurs figurent à plus d’une reprise dans cette liste d’incontournables. Mais Alain Bergeron est un cas à part: tout ce qu’il écrit mérite d’être lu, et la preuve la plus éclatante de cette affirmation se trouve sans doute dans le recueil Corps-machines et rêves d’anges. (Vents d’Ouest, 1997)
Treize récits, oscillant entre la hard-SF et la fantasy floue, couvrant une période allant de 1979 à 1995. J’ai déjà mentionné quelques-unes des histoires qui y paraissent: “L’homme qui fouillait la lumière”, “Le huitième registre”, “La Voix des étoiles”. Mais il y a plus, beaucoup plus. Des nouvelles qui amusent, qui dépriment, qui enchantent et qui, peut-être plus que tout, se comparent parfaitement bien avec tout ce qui se fait ailleurs.
La publication de ce recueil a été un événement: non seulement à cause de la qualité des nouvelles (ce livre allait récolter le Boréal, l’Aurora et le GPSFFQ), mais aussi dû à la présentation de l’ouvrage. Tout comme Escales sur Solaris, du même éditeur, Corps-machines et rêves d’anges est présenté en grand format, dignement réalisé et présentant l’allure d’un véritable ouvrage à conserver.
Bergeron est une présence sporadique en SFQ: ses silences peuvent s’étendre pendant des années alors qu’il travaille sur autre chose. Mais quand le résultat est un roman comme Phaos ou un recueil d’un tel calibre, l’attente en vaut toujours la peine.

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