Fractale Framboise

Archives: mai 2005

Éric

Art inattendu et objets trouvés

par Éric - lundi, 30 mai 2005 - 23:19 (Arts visuels, Insolite, Écrire)

Découvert récemment: PostSecret (via le journal de Neil Gaiman). C’est un site où sont affichées des cartes postales conçues par des expéditeurs anonymes, chacune illustrant un secret honteux, ou étrange, ou comique, ou… oh, allez voir par vous-mêmes. C’est frappant.

Comme le hasard fait bien les choses, mes vagabondages sur le web m’ont vite révélé une autre sorte d’art secret: les “secret wall tattoos” (via Tachyon City). L’idée est simple (comme le sont souvent les meilleures idées). Il s’agit de dessiner sur les murs de chambres d’hôtels des oeuvres qui seront couvertes par les tableaux et les miroirs. Je ne sais pas si le phénomène est répandu. Le concept semble lié de quelque manière au groupe rock Queens of the Stone Age; on trouve une explication plus ou moins claire sur le forum lié au site. La plupart des oeuvres ici ne m’accrochent pas tellement, mais j’aime l’idée. Je ne pourrai plus coucher dans un hôtel sans jeter un coup d’oeil derrière les tableaux.

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Christian

Quelques considérations au sujet de la blogoSFère

par Christian - dimanche, 29 mai 2005 - 15:57 (Critiques, SF&F autre)

Image: BlogoSFere, version AquaMacLa nouvelle que Jonathan Strahan s’apprête à co-chapeauter avec Gary K. Wolfe une anthologie de textes critiques provisoirement intitulée Best New SF Writings: 2005 a de quoi réjouir le cœur de n’importe quel fan sérieux de science-fiction. Si la SF a survécu là où d’autres genres se sont effondrés, c’est en grande partie parce qu’elle a su entretenir une discussion continue à son sujet. Née dans les magazines pulps qui offraient une tribune explicite aux lecteurs, la SF continue d’évoluer grâce au questionnement de ceux qui s’y intéressent. N’importe quelle nouvelle vitrine donnant sur la discussion en cours a de quoi être célébrée.

Mais l’annonce de cette anthologie représente également un signal que la blogoSFère (“l’ensemble des blogs traitant de science-fiction et de fantastique”; un néologisme s’inspirant du “blogosphere” couramment utilisé pour discuter de la masse communautaire des blogs couramment actifs) a finalement atteint la masse critique nécessaire pour prendre sa place comme le medium où se tiendra une bonne partie du discours critique entourant le genre. Sans dire adieu aux magazines, aux chroniques, aux livres critiques et aux thèses savantes faisant le bonheur des étudiants post-gradués, la blogosfère est la plus récente incarnation d’un processus par lequel l’amateur de SF est en constant dialogue avec son genre favori.

(Ne lisez pas plus loin si vous n’êtes pas fascinés par l’évolution de la science-fiction, les controverses critiques a avoir agité la blogosfère depuis quelques semaines, les désavantages des blogs comme instruments de discussion et ce que cela veut dire sur l’avenir du genre.)
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Éric

Suivez ce gorille!

par Éric - jeudi, 26 mai 2005 - 17:43 (Cinéma)

Il y a déjà longtemps qu’Hollywood n’a plus de secrets. De nombreux sites web nous tiennent au courant des films en cours de production. Ceux qui ont la curiosité morbide peuvent ainsi regarder pousser aujourd’hui les navets de demain. L’un de mes préférés dans le genre est Pacific Air 121, annoncé à l’origine sous le titre bien plus honnête de… Snakes on a Plane. Dans ce film, un individu mal intentionné relâche des serpents venimeux (!) dans un avion (!!).

J’appellerais ça du cinéma combinatoire. Considérons le thriller “standard”, pièce d’action et de suspense sans éléments fantastiques ni science-fictionnels. Il y a longtemps qu’Hollywood produit thriller après thriller en s’acharnant sur quelques éléments gagnants:

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Christian

Neuf disques au sujet d’un huitième passager

par Christian - lundi, 23 mai 2005 - 22:11 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Logo: Alien QuadrilogyJe n’ai pas l’intention de passer mes fins de semaines à me taper des séries classiques de SF, mais suivant mon retour à la Matrice, voici que je tiens à vous présenter le somptueux coffret Alien Quadrilogy (parce que “Alien Tetralogy” faisait trop ordinaire, je suppose), qui rassemble en un seul endroit les quatre films de la série ALIEN, ainsi qu’une masse impressionnante de matériel supplémentaire. Pour vous donner une idée de la chose, chaque film est disponible en deux éditions (originale et révisée, chacune commentée par une piste audio) et chaque film est accompagné d’au moins deux heures de documentaires. Plus un neuvième disque avec encore plus de matériel ancillaire. Ouf!

Pour les fans de la série (et croyez moi, il faut être fan pour en finir avec les 30 heures de matériel supplémentaire), ce coffret est à peu près ce qui se fera de mieux jusqu’à la réédition des films en haute résolution. En plus d’une présentation quasi-parfaite des films, il y a suffisamment d’information documentaire ici pour vous donner l’impression d’avoir tout vu au sujet de ces films. N’y manque que le menu du lunch des acteurs pendant le tournage. En ce qui me concerne, j’ai profité de la longue fin de semaine pour écouter les éditions spéciales des films avec la piste de commentaires, en plus de me taper les making-ofs. S’il n’y a rien dans le coffret qui changera votre idée sur les films, on y découvre tout de même quelques détails intéressants, des comptes-rendus assez honnêtes et un gag amusant.

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Christian

A l’affiche: Petit film de SF obscur

par Christian - jeudi, 19 mai 2005 - 20:33 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Image: Billet d\'entrée, Star Wars Ep.3Hé oui, c’est le grand jour: pas moins d’un mois après le dernier épisode de Star Trek, voici que le dernier Star Wars arrive sur nos écrans. (Dans les deux cas, les paris sont ouvert pour voir combien de temps le “dernier” restera dernier) Que reste-t-il à dire sur ce film? Peu importe les critiques (généralement positives, il est vrai), vous irez le voir. Bon, mauvais, peu importe: La seule question qui reste à élucider, c’est “est-ce que c’est satisfaisant?”

Ce n’est pas une question sans importance, puisqu’elle présuppose (raisonnablement) que le but le plus important d’Épisode 3 n’est pas d’être un bon film plutôt que de remplir les attentes d’un public déjà tout prêt. Ce public connaît déjà le début et la fin de l’histoire; reste à lui livrer quelque chose qui frappe toutes les bonnes notes en chemin.

Il aurait été permis d’en douter après la déception des épisodes 1 et 2, mais il faut croire que ça a pris tout ce temps pour que George Lucas apprenne à maîtriser ses instruments. Sans être un chef d’oeuvre, l’épisode 3 correspond aux attentes et fait bien le lien entre tous les épisodes. La longue séquence d’ouverture est exactement ce que l’on s’attends d’un film titré “guerre des étoiles” et les effets spéciaux représentent le meilleur de ce qu’ILM a à offrir. L’intrigue est plus sombre, et le film vous comblera si vous avez un fétiche pour la décapitation robotique. Mieux encore: Jar-Jar n’y est que pour trois secondes. (Hélas, il n’existe aucun lien direct entre “décapitation robotique” et “Jar-Jar”)

Mais il faudra être un fan pour apprécier: La structure narrative du film ne tiens pas debout sans le support des autres films de la série. Pire encore: à nouveau, l’écriture du film est à en hurler de rire, allant de mièvreries à des évidences plates, en passant par un traitement superficiel d’enjeux politiques clairement trop sophistiqués pour l’approche brute du scénariste. Les acteurs ne font pas vraiment mieux, pris comme ils le sont avec des répliques boiteuses: seuls Ewan McGregor et Ian McDiarmid s’en tirent mieux que les autres (les Écossais à la rescousse!) Nathalie Portman est sacrifiée dans un rôle de poupée de porcelaine. Je prédit que la réplique de Yoda “Good relations with the Wookies, I have” deviendra une punchline de service dans les conversations entre fans. (Déjà 11 résultats sur Google -dont un article immanquable du Weekly Standard-, et ce billet-ci sera le 12e!)

Peu importe, bien sûr: je serais surpris que vous lisiez ceci avant d’avoir vu le film. Allez-y, amusez-vous: il faudrait être particulièrement grincheux pour ne pas être satisfait par le résultat. Mais c’est une fin attendue et appropriée à une série qui a déja trop longtemps durée: en matière de SF au cinéma, il serait peut-être temps de ranger ses jouets et de passer à autre chose.

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Éric

Popo Bawa fait des siennes

par Éric - mercredi, 18 mai 2005 - 16:50 (Insolite)

Ce n’est pas vraiment nouveau, mais je m’en voudrais de ne pas le mentionner. Semble-t-il qu’un démon ailé terrorise la population de l’archipel de Zanzibar [trouvé via warrenellis.com]. La nuit, il se faufile dans les maisons où il immobilise ses victimes et leur fait subir des sévices sexuels. Son nom, Popo Bawa, signifie “aile de chauve-souris”; certains le disent ailé, muni d’un seul oeil, petit mais très fort. Il fait partie du folklore de ces îles depuis des années. Si on en parle ces jours-ci, c’est qu’on assiste peut-être à une nouvelle vague d’attaques. Bien des gens dorment en groupe à la belle étoile puisque la créature préfère agir derrière portes closes.

Ça ne reste bien sûr qu’une nouvelle mineure, le genre de curiosité que Reuters réserve pour sa rubrique “Oddly Enough“. Pas de quoi en parler à la télé, et c’est dommage: j’aimerais bien voir un lecteur de nouvelles s’essayer à prononcer les mots “sodomising gremlin” sans sourciller.

Sur le site de CSICOP, un comité de sceptiques, on réduit cette sinistre créature à une simple hallucination hypnagogique, ce qui est à la fois raisonnable et décevant. Ce genre d’hallucinations peut-il être lié au stress? Si oui, la théorie a du bon. C’est que Popo Bawa est particulièrement actif en période électorale; les prochaines ont justement lieu en octobre. Selon le magazine X-Project, sa première apparition remonterait à 1972, alors qu’on venait d’assassiner le président. Il aurait aussi sévi avec entrain autour des élections de 1995. (Il y aurait une blague à faire par rapport aux élections et au traitement que Popo Bawa inflige à ses victimes, mais puisque Fractale Framboise est un blogue de bon ton, je laisse l’exercice au soin du lecteur…)

Tout ça m’amène à m’interroger sur l’origine et la longévité de ce genre de mythe. Le monstre du Loch Ness est l’un des plus vénérables: Saint Colomba l’aurait rencontré au sixième siècle. Une photo prise en 1934 a ravivé l’intérêt en la bête et on en parle régulièrement depuis. Le chupacabra, lui, se serait déclaré en 1995, 1992, ou dans les années ‘70, tout dépend des sources; reste à voir si on le craindra encore dans dix ou cent ans. Plus récemment, il y a ce curieux homme-singe qui a fait les manchettes à Calcutta en mai 2001 et qui se méritera bien un billet à lui seul un de ces quatre. Le pauvre n’a eu que quelques semaines de gloire et semble avoir disparu depuis. Qu’est-ce qui fait qu’une légende persiste et qu’une autre s’éteigne? Qu’est-ce qui fait un bon monstre mythique?

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Laurine

Ce n’est qu’un au revoir…

par Laurine - mardi, 17 mai 2005 - 19:05 (Inclassé)

… si l’avion ne s’écrase pas.

Je mets mon clavier au vert le temps de prendre un petit trois semaines de vacances. À mon retour, je vous assènerai peut-être une séance de diapos (mwahaha!).

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Christian

Dites bonjour à… “Maman”

par Christian - lundi, 16 mai 2005 - 22:04 (Arts visuels, Insolite, Ottawa)

La ville d’Ottawa compte depuis la semaine dernière une nouvelle attraction touristique d’envergure. Non, je ne veux pas parler du nouveau Musée de la Guerre, mais bel et bien de… “Maman”.

Photo: Mais où sont les STARSHIP TROOPERS?
Arachnophobes s’abstenir

Oui, vous avez bien vu: “Maman” est une araignée de bronze de 9.25 mètres de hauteur, achetée au coût de $3.2 millions par le Musée des Beaux-Arts du Canada et installé sur rue Sussex à Ottawa. (Communiqué de Presse) Loin de moi l’idée de critiquer la dépense: Vous pouvez parier que la sculpture deviendra rapidement une favorite de tous les photographes et touristes dans la région. Et rien ne se compare à la vue de sous la sculpture.

Aaargh! Pris sous l\'araignée!
Au secours!

L’installation de “Maman” a déclenchée une mini-fureur à Ottawa, comme en témoignent des articles à la CBC, le Ottawa Citizen et dans les blogs spécialisés. Bravant la pluie et le regards des passants, Fractale Framboise est fière de vous présenter ces photo inédites. Ce ne seront pas les dernières.

Maman versus Cathédrale
Bientôt à l’affiche: Godzilla versus Maman

Pour les curieux avec un peu de Java dans leurs fureteurs, une webcam fournie par le Musée des Beaux-Arts permet de jeter un aperçu sur “Maman” en temps réel… ou presque.

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Christian

Retour à la Matrice

par Christian - dimanche, 15 mai 2005 - 21:31 (Cinéma, SF&F autre)

Image: The Matrix ReviewedOn est un fan ou bien on ne l’est pas. En ce qui concerne la trilogie de film inaugurée par THE MATRIX, il est impossible de nier que je suis un amateur convaincu. J’étais présent aux premières représentations d’après-midi pour tous les trois films. Je suis retourné voir les deux premiers film au cinéma une seconde fois. J’ai acheté les cinq DVDs (y compris THE ANIMATRIX et THE MATRIX REVISITED) dès leur parution. Et, cochon de consommateur que je suis, je me suis également procuré THE ULTIMATE MATRIX, ce méga coffret sur dix DVD qui représente sans doute seulement le deuxième jalon d’une stratégie d’exploitation financière destinée aux gens comme moi.

Acheter le coffret est une chose. En profiter complètement en est une autre, surtout quand chaque film de la trilogie est doté de deux pistes de commentaires audio. À plus de deux heures par film, il faut compter sur au moins douze heures pour se taper tout ce matériel. Et à considérer les longueurs du deuxième et troisième film, on ne blâmera personne de préférer aller jouer dehors plutôt que de re-regarder ces films.

Mais un concours de circonstance m’a récemment cloué au divan pendant quelques jours et si mes yeux devaient rester fermés, mon esprit et mes oreilles avaient besoin d’un peu de divertissement. Allez hop; j’ai ressorti la trilogie des boules à mites. Ce que j’y ai découvert ne changera pas la vie de personne, mais les fans pourraient être agréablement surpris.
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Éric

Cinémazatoth: Maléfique, Cronos, In the Mouth of Madness

par Éric - samedi, 14 mai 2005 - 17:20 (Cinéma, Critiques, SF&F autre, SF&F francophone)

Il y a des superstitions qui, quoique ridicules, offrent au moins un bon prétexte. Quoi de mieux qu’une soirée de films d’horreur pour occuper un vendredi 13? C’est ce qu’offraient hier les Réanimations Lovecraftiennes, un petit groupe qui organise des activités inspirés par l’oeuvre de H.P. Lovecraft, un pilier de la littérature d’horreur. L’événement, intitulé Cinémazatoth, comprenait trois films considérés lovecraftiens de près ou de loin.

La soirée débutait par Maléfique, un film français paru en 2002. Une cellule, quatre lits superposés deux à deux, quatre prisonniers peu recommandables et un livre de magie noire, inquiétant journal d’un bagnard des années ‘20. Presque tout le film se déroule dans cette cellule, et à très bon effet: le spectateur se trouve ainsi emprisonné lui aussi et entouré des manies, perversions et rêves des prisonniers. C’est Carrère, le nouvel arrivant dans la cellule, qui semble le plus normal et nous sert donc de point de référence. Il emménage avec un homme-enfant qui avale n’importe quoi, un transsexuel pré-opératoire qui entretient avec le premier une relation tendre et brutale, et un homme d’âge mûr trop calme et civilisé, emprisonné pour “deux minutes de démence”.

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Laurine

Pour les chercheurs

par Laurine - jeudi, 12 mai 2005 - 9:47 (Société)

gallicaUn site Internet conçu par la Bibliothèque nationale de France (dans le cadre du projet Gallica) et intégré au projet Global Gateway de la Bibliothèque du Congrès à Washington met à la disposition des chercheurs et des historiens une foule de documents numérisés relatifs à la présence française en Amérique du Nord (manuscrits, cartes, dessins, estampes). Plus précisément, il «explore l’histoire de la présence française en Amérique du Nord depuis les premières décennies du XVIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle.» Les thèmes couverts sont ceux de l’exploration et la colonisation du continent par la présence française et le rôle qu’a joué la France dans l’histoire des États-Unis. On prévoit que le site sera terminé en 2006, et que la documentation couvrira un «panorama des échanges économiques, scientifiques, littéraires et artistiques entre les deux nations au cours du XIXe siècle».

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Laurine

Paycheck… un gag?

par Laurine - mercredi, 11 mai 2005 - 20:52 (Cinéma)

paycheckJe viens de louer le film Paycheck que je n’avais pas vu au cinéma. Comme le DVD avait un défaut, j’ai dû le sortir de l’appareil et l’essuyer plusieurs fois dans l’espoir de faire disparaître la poussière ou la saleté qui lui donnait le hoquet. Pour cette raison, j’ai dû subir trois ou quatre fois l’avertissement en début de projection, celui qui stipule qu’il ne faut pas copier le contenu du DVD ni le distribuer, etc. J’ai remarqué un détail différent dans cet avis, et je me demande si c’est un gag (peut-on faire de l’humour dans les avis légaux?):

The contents of this video device are protected under copyright and other intellectual property laws. This video device is licensed only for non-commercial private viewing in homes. Any distribution outside of the licensed territory, copying, transmission, public performance, alteration, or reverse engineering is strictly prohibited, and may result in criminal and/or civil liability. All rights reserved.

Je ne me rappelle pas avoir vu la mention «reverse engineering» dans les autres films…

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Christian

Les incontournables de la SFQ (x/10): Et ensuite?

par Christian - mercredi, 11 mai 2005 - 16:57 (Lectures, SF&F francophone)

(Introduction à cette série)

Logo: Top-10Et c’est ainsi que s’achève cette série sur les incontournables de la SFQ. Pour ceux qui auraient manqué un ou plusieurs des choix, voici la liste complète:

Ne reste qu’à livrer quelques conclusions et prévisions, et à demander votre avis.

La première conclusion, c’est qu’en fait de liste d’incontournables, ça demeure encore une liste jeune et malléable: L’oeuvre la plus ancienne n’a même pas vingt-cinq ans, et regardant les noms qui se répètent, il y a clairement de la place pour des oeuvres d’autres auteurs, ou bien des romans (futurs) plus ambitieux des auteurs mentionnés. La présence de trois anthologies représentatives, dont une en langue anglaise, est un signe assez clair qu’il y a un créneau à remplir pour quiconque voudrait rassembler une nouvelle anthologie véritablement incontournable.

D’ici cinq ans, j’espère être en mesure de reviser la liste et de changer au moins la moitié des titres. Après une certaine consolidation (voyez la republication de plusieurs incontournables par les éditions Alire entre 1999 et 2001), il serait temps d’avancer et de voir de nouvelles oeuvres substantielles. Parmi les auteurs établis, il semble curieux de ne pas inclure ici des oeuvres de Francine Pelletier, Yves Meynard et Jean-Louis Trudel, mais aucun de leurs romans pour adultes ne me semble encore incontournables. Parmis les auteurs de la relève, j’ose espérer que Michèle Laframboise, Mehdi Bouhalassa et Mario Tessier passeront au roman adulte d’ici 2010, à défaut de voir leurs noms dans une anthologie incontournable.

Il va sans dire que cette liste reste centrée sur la science-fiction assez pure: Une liste englobant la fantaisie et le fantastique permetterait de recommander des oeuvres telles Ludovic (Sernine) et Sur le seuil (Senécal); J’ai beau prêcher pour ma paroisse SFictionelle, le milieu des genres de l’imaginaire est trop petit pour en ignorer une bonne partie.

Finalement, c’est à votre tour de faire des suggestions: Quels titres méritent d’être mentionnés dans cette foulée d’incontournables? Quels sont vos espoirs pour 2010?

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Laurine

Kingdom of Heaven

par Laurine - lundi, 9 mai 2005 - 17:02 (Cinéma, Critiques)

kingdom of heavenAu même titre que Gladiator et Troy, Kingdom of Heaven se retrouvera affublé du titre «film historique», faute d’une catégorie «uchronie» digne de ce nom. Car il s’agit bien d’une uchronie, comme pourront le constater les quelques spectateurs possédant des notions d’histoire médiévale. Il faut croire que l’Histoire, la vraie (même s’il y a autant d’Histoires que d’historiens), ne ferait pas un bon film hollywoodien. La réalité, on le sait, n’offre pas une séparation claire entre bons et méchants (quand il y a des bons). Heureusement, les méchants de Kingdom of Heaven ne sont pas les musulmans. Dans un film portant sur les Croisades, à l’époque que nous vivons, une pareille répartition des rôles aurait attiré des réactions houleuses, et à juste titre. Le rôle des conspirateurs sanguinaires échoit plutôt aux Templiers; avouons que le choix est inhabituel puisque les Templiers sont généralement dépeints comme de preux chevaliers, victimes de persécutions politiques ou gardiens sacrés de secrets hérétiques (Holy Blood Holy Grail, quelqu’un?).

Nous pourrions résumer le scénario ainsi: Le forgeron qui devint meurtrier, le meurtrier qui devint chevalier, le chevalier qui défia un empire. Ajoutez à ça un roi juste, mais mourant, qui offre son trône au vertueux héros, le seul homme en qui il fait confiance. L’homme, fidèle à ses convictions, refuse. Le roi meurt et le trône échoit à un sale type qui ne pense qu’à faire la guerre. À ses côtés, une ravissante femme le soutient officiellement, mais complote dans son dos parce qu’elle en pince secrètement pour le héros. Pendant ce temps, ledit héros est taraudé par des questions d’ordre philosophique: «Qu’est-ce que Jérusalem?» Maintenant, on comprend pourquoi l’histoire se répète…

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Laurine

Addendum

par Laurine - vendredi, 6 mai 2005 - 16:31 (Lectures, SF&F autre, Écrire)

Une note finale (?) à ma série sur Les Loups de la Calla. La traductrice, Marie de Prémonville, m’a envoyé une note m’expliquant que, vu les délais serrés et le budget alloué à la publication groupée des cinq premiers tomes de la série La Tour sombre (plus Les Concordances), toutes les révisions souhaitées n’ont pu être faites, d’où le nombre inhabituel de coquilles. Aussi, spécifions que certains des termes employés proviennent de traductions précédentes qu’elle n’avait pas le choix de reprendre.

Pour ma part, j’apprécie qu’elle ait pris la peine de m’envoyer ces précisions pour éclairer ma lanterne!

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