Joyland — Stephen King

Stephen King – JoylandJoyland est l’un de ces romans un peu curieux qu’on lit sans trop savoir à quoi s’attendre et qu’on termine en ne sachant toujours pas dans quelle catégorie le classer. Et pourtant, malgré le peu de rebondissements, on se laisse prendre par le quotidien du héros et par la découverte de l’univers forain dans lequel il passe l’été le plus marquant de sa vie.

Nous sommes en 1973. Devin Jones, alias Jonesy (comme ce personnage de Carnivàle), vit très mal sa première peine d’amour. Pour gagner quelques dollars, il se fait embaucher à Joyland, un parc d’attractions à l’ancienne situé en Caroline du Nord, au bord de la mer. Il s’y trouve très vite comme chez lui, se fait d’excellents amis, et s’avère un pro dans la peau de la mascotte Howie. Mais sa mélancolie ne le lâche pas, et Jonesy se laisse attirer par la légende locale entourant le meurtre d’une femme qui s’est produit quelques années plus tôt dans la Maison de la Peur. L’assassin n’a jamais été appréhendé et l’on raconte que certains employés de Joyland ont vu le fantôme de la victime dans les couloirs obscurs du manège.

L’histoire prend beaucoup de temps à se mettre en place. Les premières pages n’en ont que pour Jonesy, son cœur brisé et surtout, son apprentissage de la vie de forain pour laquelle il semble avoir un talent naturel. Notez que cet aspect ne manque pas d’intérêt. Le lecteur a droit à un regard fascinant sur les coulisses de la gestion d’un parc d’attractions, le tout étant assorti du jargon coloré utilisé dans ce milieu. L’histoire de meurtre reste en arrière-plan pendant les deux tiers du roman avant que Jonesy ne commence à prendre des mesures pour élucider le mystère. Comble de l’insulte, il n’arrive pas à voir le fantôme qui le perturbe tant!

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Niceville — Carsten Stroud

Carsten Stroud – NicevilleCarsten Stroud est loin d’être un petit nouveau, même si je viens juste de découvrir l’existence de cet auteur canadien exilé en Californie. Il a beaucoup de titres à son actif et j’ai l’intention d’en lire le plus possible — mais peut-être pas tous cette semaine. Après avoir entendu les éloges sur Stroud à propos de Retour à Niceville (The Homecoming, en version originale), j’ai décidé de commencer la série par le début. Et quel début… explosif!

Niceville est une communauté louisianaise en apparence idyllique vivant dans un décor de carte postale. Faisant démentir son nom, le nombre de disparitions au cours des décennies défie les statistiques. Et le mot « disparition » est à prendre au pied de la lettre : la dernière en date est celle d’un adolescent qui s’évapore devant la vitrine d’une boutique, la scène étant même filmée par une caméra de sécurité. La tâche revient à l’enquêteur Nick Kavanaugh de percer ce mystère, ce qui l’oblige à creuser dans le passé de la ville et des familles fondatrices dont sa propre femme, Karen Walker, est une descendante. Compliquant grandement les choses, un vol de banque spectaculaire et sanglant impliquant des policiers corrompus mobilise les forces de l’ordre.

Niceville se place résolument dans la tradition du southern gothic avec tous les éléments clés du genre. Le mal s’insinue dans le quotidien des citoyens et pourrit les bases de cette communauté dont l’histoire est entachée de violence et de drame, même si personne n’en parle ouvertement. D’ailleurs, il arrive de bien terribles choses à ceux qui mettent leur nez dans les secrets du passé. Méfiez-vous des miroirs!

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The River

The River
The River fait partie de ces infortunées séries que l’on annule trop tôt, faute de cotes d’écoute satisfaisantes. Il y a toujours un crétin pour prendre le pouls de l’audience et décréter qu’il vaut mieux achever le patient au lieu d’attendre et voir si les choses vont s’améliorer. Je trouve cette décision d’autant plus regrettable que The River, malgré ses nombreux défauts, parvenait à naviguer en eaux troubles dans cet espace malaisé qu’est l’horreur tout public.

Nous suivons une expédition de fortune partie en bateau fouiller un coin très précis de l’Amazone dans l’espoir de retrouver un explorateur mondialement connu pour son émission de télé — en bref, la version américaine de Steve Irwin. Au fil du temps, cet homme était devenu obsédé par l’existence d’une source possible de la magie localisée au fin fond de la Boiuna. Des cassettes laissées sur son navire abandonné indiquent qu’il a effectivement été en contact avec des pratiquants de cette magie.

La difficulté principale de la série est de nous présenter l’histoire par l’entremise des nombreuses caméras de l’équipe de tournage (l’effet nauséeux à la Cloverfield en moins). Les appareils ont beau se briser comme des œufs, le caméraman trouve toujours le moyen d’installer des dispositifs miniatures pour couvrir les allées et venues de chacun, même dans les recoins obscurs de la jungle. Il y a bien sûr des ratés, car il est impossible de présenter une histoire suivie de cette façon, alors de temps en temps nous passons subrepticement au point de vue omniscient. Il y a de la triche, mais c’est pour le bien général.

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Trois — Sarah Lotz

Sarah Lotz – TroisOn peut déjà dire que 2014 aura été l’année des écrasements d’avions. Le nombre de passagers tués sur une ligne commerciale cette année, de façon accidentelle ou non, défie sans doute les statistiques les plus rassurantes. C’est par une de ces coïncidences malheureuses que j’ai terminé Trois peu de temps avant la destruction du MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine.

Dans ce roman de Sarah Lotz, quatre avions de lignes aériennes différentes s’écrasent en même temps sur quatre continents. À chacun des crashs, un seul enfant survit. Trois sont retrouvés (d’où le titre) avant que l’on commence à soupçonner l’existence d’un rescapé supplémentaire. Les membres du trio sont retournés à leur famille, ou ce qu’il en reste, sous l’œil attentif des journaux du monde entier. Comment ont-ils survécu? Les spéculations vont bon train et pendant que les experts se grattent le crâne, les théories les plus folles circulent. Les uns disent que les enfants ont été remplacés par des copies extraterrestres tandis que les autres assurent qu’ils sont l’incarnation des cavaliers de l’Apocalypse.

Une chose est sûre, comme les proches s’en rendent vite compte, les enfants ne sont plus les mêmes.

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Auteur de SFFQ cherche donneur de cellules

Joël ChampetierLa nouvelle est déjà publique, mais mériterait d’être diffusée plus avant. Joël Champetier, incontournable auteur de nombreux romans de SFFQ et directeur de la revue Solaris, souffre d’une leucémie myéloïde aiguë et recherche un donneur de cellules souches. Si je me fie à l’article paru dans l’Abitibi Express (Joël Champetier en quête de cellules souches), le donneur est loin d’être le premier venu.

Histoire de compatibilité génétique, l’heureux élu a pour l’instant entre 18 et 35 ans, et il est issu d’un cru très sélect.

Nous avons besoin de donneurs potentiels rattachés aux familles Lafrance de La Corne et des environs, mais aussi de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, a précisé Valérie Bédard. Nous recherchons aussi des Pinel du Bas-Saint-Laurent dont l’ancêtre serait un Pinel dit Lafrance de même que des Harton ou Hartung du Bas-Saint-Laurent. Notre appel à l’aide s’étend aussi aux Champetier et aux Deidier de France et, dans une moindre mesure, du Québec.

À noter, le don de cellules n’est pas une opération compliquée ni douloureuse. Le test d’ADN est également indolore en plus d’être posté chez vous. N’est-pas que la science est fantastique?

N’hésitez pas à passer le mot, surtout du côté des Européens. Nous voulons garder Joël!

Pour les lecteurs qui voudraient entendre Joël lui-même parler de son état, il y a maintenant une entrevue radio.

(Photo d’Élisabeth Vonarburg, chipée sur le site d’Ariane Gélinas)

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Solaris 191

Solaris 191 (onglet)Vous n’y échapperez pas! Ma participation dans le Solaris 191 étant à peu près aussi discrète qu’un accès d’affichage sauvage autour d’un chantier de construction montréalais, il est impensable de ne pas ploguer ce numéro éhontément.

Et quel numéro! Imprimées en couleur, même les pubs de la concurrence invitent à la lecture.

Ce trimestre, vous y trouverez le texte ayant remporté le Prix Solaris 2014, « La Colocation » de Josée Lepire. Autres histoires à lire : « Une petite lumière » d’Emmanuel Trotobas, « Éveil » de Geneviève Blouin, « La Décharge » de Francine Pelletier, « La Muse de Versurleau » de Gaël-Pierre Covell, « Emma » de Dave Côté, « Marie-Amélie » d’Isabelle Lauzon et « Attente » de Mathieu Croisetière. C’est l’heure de laisser tomber la lecture du TV Hebdo.

Éric Gauthier, l’un des suspects du line-up de Fractale framboise, nous propose un texte bidonnant sur les droits des lecteurs et les devoirs des auteurs. Spoiler : avocats et multinationales trouvent le moyen de s’en mettre plein les poches. Christian Sauvé, autre figure louche qu’il vaut mieux ne pas provoquer, passe les films récents de SFF dans la benne déchiqueteuse. Et la benne, c’est pour les films qu’il trouve bons.

Faisant toujours preuve d’un goût sûr, Valérie Bédard et Mario Giguère proposent aux néophytes un guide sur les films de zombies. Si vous visionnez l’intégralité de leur liste, vous pourrez soumettre votre candidature pour un doctorat honoris causa en anatomopathologie. Dans Les Carnets du Futurible de Mario Tessier, l’auteur nous dresse un topo sur les cabinets de curiosités, un passe-temps sain consistant à collectionner des scarabées égyptiens, des fœtus à deux têtes et des empreintes de Yéti. Un précurseur de Pinterest, quoi.

Et maintenant, le visuel.

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Japanese Goth

Japanese GothOn dira ce qu’on veut de l’omniprésence de la culture américaine, le Japon ne cède pas sa place en matière de tendances extrêmes. Je laisserai aux connaisseurs le soin d’expliquer la dichotomie nippone opposant l’ultra-conformisme à la faune bigarrée qui ne veut rien savoir des carcans sociaux. Sous un titre évocateur et une couverture toute simple, Tiffany Godoy et Ivan Vartanian classent le mouvement goth japonais en sous-catégories assorties d’une brève description et de nombreuses images. Des lolitas aux vampires en passant par les poupées sinistres et les coiffures excentriques, le propos en ratisse large.

Lolita gothique

We are a group of people that is capable of wearing a tiara one day and the headdress of a servant the next, mixing the sacred and the common, the noble and the vulgar, angel and devil.
— Novala Takemoto

Mots clés : Laforet Harajuku, Atelier Pierrot, Alice and the Pirates, Angelic Pretty, Comme des garçons, Yohji Yamamoto, Mukuro, Yoh’s Monochrome World
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American Horror Story — Coven

American Horror Story – CovenAmerican Horror Story, que plusieurs d’entre vous connaissent déjà, est une anthologie qui présente une nouvelle histoire par saison. Une création de Ryan Murphy et Brad Falchuk, elle modernise des lieux communs, littéralement, de l’horreur : une maison hantée (Murder House), un asile d’aliénés (Asylum), une bande de sorcières (Coven) et bientôt, une foire aux monstres (Freak Show). J’ai vu Murder House que j’ai trouvé pas mal, j’ai sauté Asylum à cause du thème qui me rebute un peu (je corrigerai sans doute le tir un peu plus tard), et je me suis ruée sur Coven dont le sujet m’inspire bien plus.

Dans les grandes lignes, le propos va comme suit : après le pénible épisode de Salem en 1692, les sorcières ont filé vers le Sud pour s’établir à La Nouvelle-Orléans où elles ont fondé l’École pour jeunes filles exceptionnelles de Madame Robichaux. Cette institution accueille les femmes qui se découvrent des talents surnaturels qu’elles ne savent pas contrôler. À la tête du groupe, la Suprême du moment, Fiona (Jessica Lange), est une narcissique atteinte du cancer qui cherche par tous les moyens à trouver le secret de la vie éternelle. Elle veut éviter d’être supplantée par une autre, ce qui serait pourtant dans l’ordre normal des choses.

Mais dans cette ville œuvre aussi une coterie rivale dans les quartiers noirs : une petite communauté vaudoue vit sous la protection de l’immortelle Marie Laveau (Angela Bassett). Celle-ci accepte mal que Fiona libère Madame Delphine LaLaurie (Kathy Bates), une cruelle matrone qui a torturé et tué une soixantaine d’esclaves près de deux siècles plus tôt. Compliquant les choses, un puissant empire financier sert de couverture à une secte masculine se spécialisant dans la chasse aux sorcières.

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Hemlock Grove — Saison 1

Hemlock Grove

Je me suis abonnée à Netflix! Oui, je sais : bienvenue sur les Internets, Laurine. Je n’accède pour l’instant qu’au contenu canadien, mais j’y trouve largement de quoi remplir mes soirées quand je suis trop claquée pour lire. L’un des intérêts de Netflix, c’est que cette entreprise Web commande aussi son propre contenu, comme House of Cards ou Orange is the New Black, qui connaissent un succès populaire. Le titre qui a attiré mon attention, notamment par sa belle affiche, est Hemlock Grove, une adaptation en 13 épisodes du roman éponyme de Brian McGreevy.

L’amorce de l’histoire va vous paraître familière : elle se déroule à Hemlock Grove, un petit patelin en Pennsylvanie où cohabitent vampires, loups-garous et autres entités plus ou moins naturelles. Malgré tout, il ne s’agit pas d’une histoire de vampires et de loups-garous comme on l’a déjà vu dans True Blood et Twilight, mais une histoire de monstres dans le sens le plus large du terme — monstres et monstruosités, il va sans dire.

Peter Rumancek et sa mère Lynda sont des gitans qui emménagent à Hemlock Grove. Lorsqu’une adolescente se fait étriper au début de l’année scolaire, les soupçons pèsent tout de suite sur le garçon parce qu’il est un étranger. On se pose aussi des questions sur les activités scientifiques secrètes qui se déroulent dans le bâtiment que l’on surnomme la Tour Blanche et qui appartient à la famille la plus riche de la ville, les Godfrey. Quelque chose pourrait s’en être échappé. L’ironie de la situation, c’est que Peter est un loup-garou et que certains des Godfrey sont des oupyrs (diurnes), notamment Roman, avec qui Peter se lie d’une solide amitié. Les deux jeunes hommes mèneront leur propre enquête pour découvrir l’identité du tueur, que Peter suppose être un varghulf — un loup-garou ayant perdu la raison.

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Helix — Saison 1

Helix – Saison 1Il y a des séries qui me passeraient sous le nez si je n’écumais pas YouTube pour regarder les bandes-annonces! Helix, une création du nouveau venu Cameron Porsandeh, est un mélange de science-fiction médicale et d’horreur, le tout servi sur SyFy selon la formule éprouvée du pulp. Ron Moore, le producteur délégué de Battlestar Galactica, Carnivàle et une flopée de Star Trek, est également de la partie. À noter, les épisodes de Helix ont été tournés à Montréal dans un environnement de laboratoire high-tech qui n’a pas l’air d’être fabriqué en carton-pâte, loin de là.

Le propos est des plus convenus, alors vous saurez tout de suite si cette série s’adresse à vous. Une équipe des Centers for Disease Control se rend dans une base secrète dans l’Arctique où un dangereux virus commence à faire des victimes. Évidemment, les apparences sont trompeuses et bien des mystères sont enfouis dans les installations d’Arctic Biosystems appartenant à la multinationale pharmaceutique Ilaria : la nature du virus, les circonstances entourant sa création, l’identité des gens qui tirent les ficelles et l’objectif visé, objectif que les scientifiques dévoilent un cadavre à la fois. La plupart des personnages ont leurs propres secrets qui viennent s’emmêler dans les fils de l’enquête. Lorsque la situation échappe enfin au contrôle des CDC, la méfiance du personnel fait place à la paranoïa, puis à la panique générale. On sort les gros guns et des trucs commencent à exploser.

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The Abominable (en effet)

The Abominable – Dan SimmonsJ’abandonne.

Au bout de 160 pages, je dois me rendre à l’évidence, The Abominable est imbuvable. Les trois principaux protagonistes, qui doivent escalader l’Everest pour élucider les circonstances entourant la mystérieuse disparition d’un alpiniste britannique, n’ont encore rien fait de bien constructif. Ils passent beaucoup de temps assis à papoter tout en fumant la pipe et en buvant du thé.

Pour écrire ce roman, Simmons a recraché toutes les notions qu’il a accumulées sur l’escalade dans les années 1920. Il en résulte une série touffue d’anecdotes et de détails techniques qui s’enchaînent sans permettre à l’Action avec un grand A de se manifester. L’auteur a commis une gaffe semblable avec Black Hills, laissant le récit et ses personnages s’enliser au milieu des détails historiques.

Je ne me rendrai donc pas au bout malgré les prémices prometteuses. Je parie qu’il n’y a même pas de Yéti pour pimenter les choses. Si vous voulez l’opinion d’un lecteur qui a courageusement affronté la montagne jusqu’au sommet, je vous recommande le billet de Philippe Fenot de Hugin et Munin.

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Prix Boréal/Aurora 2014 – Lauréats

Prix Aurora-Boréal

Les lauréats aux Prix Aurora/Boréal sont maintenant connus, ayant été annoncés au congrès Boréal le 4 mai 2014.  Voici la liste:

  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur roman: Sébastien Chartrand : Le crépuscule des arcanes 1. L’ensorceleuse de Pointe-Lévy (Alire)  et  Ariane Gélinas : Les villages assoupis 2. L’île aux naufrages (Marchand de feuilles)  (égalité)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleure nouvelle: Jonathan Reynolds : La légende de McNeil (révision) (Les Six Brumes)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur ouvrage connexe: Solaris (Revue, ed. Joël Champetier)
  • Prix Boréal • Création artistique audiovisuelle: Émilie Léger (Couverture, Brins d’éternité 36; etc.)
  • Prix Boréal • Fanédition: Geneviève Blouin (blogue « La Plume et le poing »)
  • Prix Boréal • Création sur place: Emmanuel Trotobas et Francine Pelletier

Furent également annoncés les prix suivants le samedi, 3 mai:

Nos félicitations aux lauréats!

 

Byzantium

Byzantium Je me plais à dire qu’à une époque où le thème du vampire est exploité jusqu’à plus soif, toute œuvre du genre qui réussit à se démarquer du lot mérite qu’on s’y attarde, et Byzantium fait partie de ces trop rares cas. Notons qu’il s’agissait à l’origine d’une pièce de théâtre de Moira Buffini un peu platement intitulée A Vampire Story. Buffini a elle-même écrit le scénario du film et, dans plus d’une entrevue, le réalisateur Neil Jordan a affirmé qu’il ne l’a pas modifié afin d’en préserver le ton si particulier.

Clara et Eleanor Webb, une mère et sa fille, ont deux cents ans et se font passer pour des sœurs. Elles mènent une vie de nomades, l’aînée gagnant sa vie en se prostituant, et la cadette réécrivant inlassablement son histoire, dont elle s’empresse de jeter les feuilles manuscrites au vent. Pourchassées par une fratrie de vampires qui n’acceptent pas leur existence, elles finissent par se retrouver dans une petite ville balnéaire et abandonnée de l’Angleterre. Clara a tôt fait se lier d’amitié avec Noel, qui vient d’hériter d’un hôtel décrépi, le Byzantium. Les deux filles s’y installent et Clara s’empresse de transformer l’endroit en bordel pour mettre des sous de côté. De son côté, Eleanor rencontre Frank, un garçon leucémique auquel elle finit par s’attacher. Cependant, la fratrie continue de remonter leur piste, un cadavre à la fois.

Pour être juste, Clara et Eleanor ne sont pas réellement des vampires — du moins, elles ne se conforment pas aux canons. Pour décrire son espèce, Eleanor emploie plutôt le terme soucriant. Même si elles se nourrissent de sang, elles supportent très bien le soleil, et leurs dents n’ont rien de particulier. Pour ouvrir les veines de leurs victimes, elles utilisent plutôt une griffe qui pousse au moment opportun.

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Solaris 190

Solaris 190Le voilà! Tout chaud, tout beau et… coloré! Solaris est maintenant imprimé sur du beau papier blanc avec des images en couleur. Au programme, des nouvelles du co-framboisien Éric Gauthier, d’Eleanor Belinki, de Philippe Roy et d’Alain Bergeron; un article sur le Facteur Psi de Sébastien Chartrand (l’article, pas les pouvoirs psy); Les Carnets du Futurible, de Mario Tessier; une entrevue avec Bernard Werber.

La couverture est de Grégory Fromenteau et les illos intérieures sont de Valérie Bédard, Suzanne Morel et… moi — je n’ai pas mis l’étiquette Plogues pour rien. (Il y a la chronique Sci-néma de Christian Sauvé aussi, si bien que tous les framboisiens sont présents.)

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Prix Boréal/Aurora 2014 – Nominations

Prix Aurora-Boréal

Les nominations aux Prix Aurora/Boréal 2014 sont maintenant connues. Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu à l’Hotel Delta de Québec du 2 au 4 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnant(e)s!

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