Fractale Framboise

Laurine

Fringe — Saison 1

par Laurine - vendredi, 12 mars 2010 - 11:25 (Critiques, SF&F autre)

Fringe - Saison 1Coécrite par J. J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci, Fringe est une série de science-fiction ayant pour thème les sciences marginales, ou fringe science. Dans une Amérique post-9/11, des citoyens ordinaires servent de cobayes à des expériences horrifiantes faisant partie d’une vaste conspiration surnommée The Pattern (le Projet). Ces expériences sont menées par le groupe bioterroriste ZFT qui se prépare à l’avènement de la singularité. Fringe, une division spéciale du FBI supervisée par le Département de la sécurité intérieure (DHS) à Boston, enquête sur ces manifestations. Elle embauche l’agent Olivia Dunham, le savant fou William Bishop et le fils de ce dernier, Peter. Fringe reçoit l’appui de Massive Dynamic, une puissante multinationale spécialisée dans la science et la technologie de pointe et dirigée par le mystérieux William Bell, un homme aussi brillant qu’introuvable.

Il est clair que Fringe s’inspire de la série défunte The X-Files dont elle reprend la formule, notamment celle de l’arc mythologique et l’implication personnelle des personnages dans les cas investigués. Une différence fondamentale se trouve dans le contexte politique. Ceux qui essaient de protéger les citoyens américains ne sont pas des agents solitaires s’opposant à la machine gouvernementale devenue corrompue, mais bien la trinité maudite des conspirationnistes: les agences de ce même gouvernement, un savant fou qui n’a qu’une considération limitée pour ses sujets et une multinationale qui soutient le complexe militaro-industriel en plus de posséder une branche pharmaceutique. Il y a une pointe de nihilisme dans Fringe que je trouve rafraîchissante.

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Éric

Pendant ce temps, sur le web…

par Éric - lundi, 1 mars 2010 - 23:01 (Arts visuels, Insolite, SF&F autre, SF&F francophone)

Quelques liens pour vous en attendant que je trouve le temps de pondre un billet plus étoffé:

  • Commençons par le plus “pressant”: une histoire se déroule en ce moment sur Twitter, celle de @tyme2waste, adolescente accablée par l’ennui et par sa mère. On a attiré mon attention sur ce compte hier, dès sa création. Je me suis vite douté qu’il s’agissait d’une fiction: la voix est bonne, mais il n’y a pas assez de fautes et de raccourcis grammaticaux, pas assez de liens et d’interaction avec divers amis pour qu’il s’agisse d’une véritable adolescente. J’ai vite trouvé exactement de quoi il s’agissait et, sachant qui est l’auteur, je crois que ça vaudra la peine de suivre l’histoire jusqu’à la fin. Pas besoin d’avoir un compte Twitter pour la lire: vous n’avez qu’à visiter la page de “Blake Teller” et cliquer quelques fois sur “more” en bas de page pour commencer par le début. Vous pouvez revenir ensuite de temps à autre pour voir s’il y a du nouveau au haut de la page. Je ne sais pas si c’est censé être narré en temps réel, mais j’imagine que ça sera terminé d’ici la fin de la semaine. (Si vous tenez à tout savoir sur cette histoire, googlez “tyme2waste” et vous trouverez bien.)
  • Trouvé sur le blogue de Kevin Church: les merveilles de l’écran vert (clip de 4 minutes). On y voit à quel point les séries télévisées ont recours à des effets spéciaux “invisibles” pour placer les acteurs dans divers décors sans quitter le studio, ou pour placer les personnages au coeur du danger sans risquer les acteurs.
  • Je suis tombé par hasard sur cet épisode du webcomic Space Avalanche, inspiré de Star Trek: Voyager. Rien d’épatant à première vue, mais le punch en vaut la peine.
  • Depuis un an ou deux, divers graphistes se sont amusés à créer des couvertures rétro pour des oeuvres connues. Je dois bien avoir déjà signalé cette série de novellisations de films bien connus, dans un style épuré qui rappelle les années ‘60. Il y a eu aussi Logan Walters, qui s’est amusé à refaire les couvertures des albums du Wu-Tang Clan dans le style de la maison Blue Note (vous y trouverez aussi, en haut de page, sa couverture pour un album récent de mash-ups entre Wu-Tang et les Beatles). Voici une nouvelle série dans ce genre: des couvertures de jeux vidéo à la Atari 2600, tous inspirés de films et séries télé. Mes favoris: Cloverfield et Lost (je ne regarde pas Lost, mais j’ai bien connu ce type de jeux).
  • Un concept artistique un peu plus corsé: l’oeuvre qui se met en vente elle-même. Celle-ci porte le nom charmant et inexplicable de A Tool to Deceive and Slaughter et elle est conçue pour être en contact constant avec eBay. Si vous êtes curieux, suivez le lien vers l’enchère (à la fin de l’article) pour lire la FAQ et les termes que chaque acheteur doit accepter. À quand l’oeuvre qui écrit sa propre critique?
  • Axe CopAjout: Ah! Je savais que j’allais en oublier un… Mesdames et messieurs, chers amateurs de fiction déjantée et ridicule, voici (si vous ne connaissez pas déjà) Axe Cop: une bande dessinée écrite par un enfant de cinq ans et illustrée par un dessinateur professionnel. De l’action, des rebondissements, des super-pouvoirs, un Père Noël maléfique, des vampires lunaires et même un face-à-face avec Chuck Norris. La bédé se lit très mal sur la page d’accueil, mais vous n’avez qu’à passer par la section Episodes pour obtenir un affichage satisfaisant de l’épisode de votre choix.

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Administrator

À tous les p’tits cœurs

par Administrator - dimanche, 14 février 2010 - 11:00 (Arts visuels, Société)

Saint-ValentinDès que l’on croyait être sorti des fêtes pagano-chrétiennes célébrant les belles valeurs humaines telles l’amour et l’amitié, la recherche éperdue du cadeau parfait et la consommation excessive de sucre, voilà qu’arrive la Saint-Valentin.

Pour souligner l’événement, en l’honneur des couples heureux et des célibataires à la recherche de l’âme sœur, une vidéo très sympa de Cube (réalisation: Louis Clichy), À quoi ça sert l’amour.

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Christian

Comment construire un Carnaval

par Christian - dimanche, 7 février 2010 - 19:58 (Congrès Boréal)

Carnaval Boreal 2010

Une semaine plus tard, la poussière autour du Carnaval Boréal 2010 est retombée, et il est possible de faire un bilan.  Comment le tout a-t-il été conçu?  Comment le comité Boréal a-t-il été convaincu de donner son assentiment à un tel projet?  Comment peut-on gérer un tel événement quand rien de tel n’a été réalisé de par le passé?  Quelles leçons devraient être apprises par ceux qui veulent bien tenir un autre événement de la sorte?  Après la suite, un (long) survol de ces questions.
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Éric

L’auteur, le public, le marché

par Éric - mercredi, 3 février 2010 - 23:12 (Société, Écrire)

Prenons le temps, au moins, de savourer la beauté science-fictionnelle de la chose. On peut maintenant tirer des livres de l’air ambiant n’importe quand et presque n’importe où. À l’arrêt d’autobus, dans son salon, au restaurant, il suffit de sortir son Kindle (ou autre) et d’effectuer une transaction toute simple. Il est de plus en plus facile, aussi, d’entrer en contact direct avec l’auteur, de publier son opinion du livre à la vue du monde entier, ou de lancer soi-même un livre dans l’air ambiant, dans l’air du temps.

Devant ces changements qui ne feront qu’accélérer, je songe beaucoup à la manière dont le métier d’écrivain se transforme aussi. Je vous épargnerai mes angoisses: permettez plutôt que je recense quelques lectures intéressantes à ce sujet.

Le musicien Trent Reznor, de Nine Inch Nails, offrait sur son forum des conseils aux artistes émergents. On y retrouve notamment l’idée — de plus en plus répandue — qu’il vaut mieux donner sa musique. Ce qui reste à vendre, ce sont les concerts, les t-shirts, les coffrets en édition limitée signée où l’on paie le gros prix pour l’objet plutôt que la musique. Le contenu lui-même, les simples chansons, devient un outil de marketing.

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Christian

Carnaval Boréal 2010

par Christian - lundi, 18 janvier 2010 - 20:51 (Congrès Boréal)

Carnaval Boreal 2010

Énonçons les évidences: Le temps des fêtes est terminé, votre compte de carte de crédit vient d’arriver, il reste encore au moins deux mois de terrible froid et aujourd’hui a été mathématiquement désignée comme étant le jour le plus déprimant de l’année.

Heureusement, j’ai une proposition réjouissante pour vous: Le Carnaval Boréal 2010, qui se tiendra l’après-midi du samedi 30 janvier prochain.  Vous n’avez même pas à sortir de chez-vous!

C’est un projet-pilote qui vise à examiner la faisabilité d’un événement Boréal virtuel.  Pas besoin de webcams, de clavardage ou de connaissances spéciales: Le Carnaval Boréal se veut un blogue d’une journée portant sur les genres de l’imaginaire.  Si vous savez comment lire et répondre sur des blogues, vous savez déjà comment vous servir du site du Carnaval. (À part l’enregistrement nécessaire; désolé, c’est pour parer aux pourriels.)

Le Carnaval réunira donc une brochette d’amateurs et de professionnels des genres de l’imaginaire, pour une série de discussions s’étalant de midi à dix-huit-heure (Fuseau horaire de Montréal; en soirée pour nos cousins européens)  Heure par heure, il y aura des nouveaux sujets.  Certains seront animés par des panélistes et experts triés sur le volet; d’autres seront tout à fait ouverts.

Vous pouvez consulter le site du Carnaval pour un horaire préliminaire, en plus de vous porter volontaire pour participer à la programmation.  Ne pensez pas au Carnaval comme un événement qui vous est offert; pensez-y comme une activité communautaire qui n’attend que votre participation!

Pourquoi vous morfondre le 30 janvier?  Il y a un carnaval de l’imaginaire qui s’offre à vous, et vous pouvez y participer en pyjamas!

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Laurine

Shake it, Sally!

par Laurine - mercredi, 23 décembre 2009 - 11:58 (Inclassé)

Pour rester dans l’esprit des Fêtes, un classique de Youtube:

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Administrator

Pour vous, nos voeux

par Administrator - mardi, 22 décembre 2009 - 2:22 (Inclassé)

framboise festiveL’année tire à sa fin, il fait blanc dehors, et un sentiment étrange commence à nous envahir… Serait-ce l’esprit de Noël qui nous possède soudain? Il nous prend l’envie de vous dire merci, d’abord. Merci d’être là, merci de nous lire, et merci de contribuer à notre blogue comme vous le faites. Ça vaut la peine de le souligner: Fractale Framboise bénéficie de commentateurs de qualité, et ce, depuis le tout début. Nous sommes choyés.

Nous vous souhaitons de joyeuses Fêtes, avec juste ce qu’il vous faut de répit, de bonne chère, d’heureuses rencontres et retrouvailles. Et puisque nous y sommes, nous vous souhaitons aussi une année 2010 tout à fait exempte d’extraterrestres génocidaires, fantômes vengeurs, chevaliers noirs, Sith, monstres aquatiques ou terrestres (ou aériens, ou infernaux, ou paradimensionnels), zombies, incidents de décohérence quantique, nanophages dérèglés, politiciens corrompus, intelligences artificielles détraquées, apologistes de la torture, incidents d’extinction humaine, douaniers enragés et framboises avariées (parce que certaines années, c’est l’Halloween tous les jours). Amusez-vous, détendez-vous, et soyez audacieux dans vos plans, ça vous réussira bien.

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Éric

Digne de mention

par Éric - dimanche, 20 décembre 2009 - 17:49 (SF&F autre, SF&F francophone)

La fin d’année est arrivée trop vite, comme toujours; permettez que je fasse un peu de rattrapage sur certaines trouvailles tristement passées sous silence, trop occupé que j’étais ces derniers temps. (Occupé à quoi? Disons qu’un certain texte de près de 150 000 mots se trouve enfin entre les mains de mon éditeur. Non, ce n’est pas une suite à Une fêlure au flanc du monde, désolé…)

  • Les anthologies de littérature québécoise de genre sont encore trop rares. Or, on me signalait la parution cette année de Récits fantastiques québécois contemporains (chez Beauchemin éditeur), une anthologie de douze récits dont onze ont été publiés entre 1960 et aujourd’hui. On y trouve entre autres Michel Tremblay, Roch Carrier, Claude Mathieu, Stanley Péan, Claude Bolduc et Natasha Beaulieu. Le tout est édité par Steve Laflamme, dont nous avons déjà souligné le travail dans la revue Québec français. Il offre ici une centaine de pages de matériel pédagogique (historique du fantastique québécois, étude de chaque récit) pour accompagner les textes. Comme le livre vise d’abord un public d’enseignants et d’étudiants, il peut être difficile à trouver en librairie, mais on peut l’y commander.
  • De plus en plus d’auteurs québécois font leur apparition sur Twitter (j’y suis); chacun expérimente, cherche son rythme et sa manière de communiquer, mais rares sont ceux qui y publient de la fiction. Alain Ducharme a trouvé un format idéal: il offre ce mois-ci le calendrier de l’Avent de Jos Montferrand. Après sa nouvelle “Jos Montferrand et le Grand Brigand des routes” dans Solaris #167, on peut suivre les aventures du colosse jour après jour alors qu’il prépare un Noël à sa taille. Si vous n’avez pas de compte, vous pouvez tout de même vous rattraper sur la page d’@alduc et y retourner pour les prochains jours.
  • Si les écrivains québécois sont de plus en plus nombreux à bloguer et tweeter, les conteurs sont un peu moins présents jusqu’ici. Je suis donc particulièrement heureux de pouvoir vous référer au blogue encore tout jeune de mon confrère Jean-Sébastien Dubé: Tenir conte. Vous y trouvez des réflexions poussées sur divers aspects du conte ainsi que de la musique traditionnelle. Autre conteur-blogueur, FX Liagre s’est aussi mis à la chanson, et offrait récemment une chanson inspirée par un de mes personnages, le vieux Barnabé (le lien est en fin de billet).
  • Pour les amateurs de bande dessinée et/ou de magie: il est maintenant temps de pré-commander le trade paperback de Mysterius: The Unfathomable (les six numéros de la mini-série en une seule reliure, chez Wildstorm). La mini-série est écrite par Jeff Parker et dessinée par Tom Fowler, qui signait récemment les illustrations de mon recueil de contes Feu blanc. On y suit le grand Mysterius, un magicien puissant mais désinvolte qui rappelle John Constantine (de Hellblazer) à certains égards, mais se démarque aussi amplement. Comme beaucoup de ses pairs, il se fait parfois passer pour un magicien de scène, ce qui permet plusieurs références amusantes aux personnages connus de ce milieu. Le ton est souvent drôle mais les enjeux n’en sont pas moins sérieux, et le tout bouge vite et bien. (Vous pouvez commander via Amazon ou votre boutique de comic books habituelle.)

Et vous? Quoi de neuf? C’est un peu tranquille ici, alors n’hésitez pas à profiter des commentaires pour faire vos propres recommandations de lectures des Fêtes, ou de cadeaux de dernière minute. Soyez sages, tout de même, paraît que le Père Noël veille encore.

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Laurine

La Désencyclopédie

par Laurine - lundi, 7 décembre 2009 - 17:45 (Insolite)

La Desencyclopedie On m’a un peu tordu le bras pour poster un petit billet sur ma dernière découverte, un truc que tout le monde doit déjà connaître, mais sait-on jamais. Il s’agit de la Désencyclopédie, ou encore de l’Uncyclopedia si la version anglaise vous intéresse. En gros, c’est ce qui arrive quand Wikipédia passe du Côté obscur de la Farce avec tout son bagage multilingue. À titre d’exemple, un article sur les soucoupes volantes.

Si Youtube ne vous faisait pas perdre suffisamment de temps précieux comme ça, vous voilà assuré d’être englué devant l’écran jusqu’à Noël. Ho! Ho! Ho!

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Christian

Passage à Bouquinville

par Christian - lundi, 23 novembre 2009 - 21:23 (Montréal et environs, SF&F francophone)

L’expression serait de Stanley Péan, mais c’est l’ami Jean-Louis Trudel qui nous a familiarisé avec le terme “Bouquinville” pour décrire la cohue, l’importance et l’intensité du Salon du Livre de Montréal. C’est un événement qui partage des avantages avec n’importe quel Salon du Livre de bonne taille: Pour les lecteurs, c’est un endroit qui célèbre le livre sous toutes ses formes.  Pour les auteurs, c’est un des rares endroits où ils peuvent quitter leur écran de travail pour y rencontrer d’authentiques lecteurs.  Pour les éditeurs, c’est une occasion de vendre directement à leur audience.  Comme dans les autres Salons, on y achète des livres, on y demande des signatures, on regarde ce qui se fait.

Photo: Salon du Livre de Montréal
Samedi après-midi au SLM: Jouez du coude, c’est essentiel!

Mais le Salon du Livre de Montréal a des dimensions et une importance qui font pâlir les autres événements du même type.  Les gens de Québec ou Gatineau auront beau être fier de leurs propres Salons, ceux-ci ne sont pas la grande rencontre du milieu de l’édition francophone d’Amérique.  Le SLM, ce n’est pas qu’une méga-librairie; c’est aussi un congrès pour les éditeurs et professionnels du milieu.

Photo: Salon du Livre de Montreal
La file du soir pour la griffe Senécal

Même à l’échelle risible d’un blog infréquent portant sur les genres imaginaires, il est difficile d’aller au Salon en humble et parfait lecteur anonyme.  Avant même de rentrer au salon, voilà des boréaliens qui disent bonjour.  Au fil des rencontres imprévues avec les amis, voilà des discussions sur les films de SF du moment, des mentions de nos billets les plus récents, des potins du milieu de l’édition et des techniques d’écriture.  Un arrêt au stand des éditions Alire ou Six Brumes s’avère toujours une bonne façon de rencontrer plusieurs auteurs, critiques et fans des genres d’ici.

Photo: Salon du Livre de Montreal
Aperçu de la caverne d’Ali-Biblio

Et ça explique pourquoi, année après année, il semble essentiel de conduire deux heures, braver la signalisation et la circulation montréalaise, naviguer les dédales du centre-ville souterrain, tolérer les bambins mal élevées, ne pas crouler sous la chaleur et ne pas fendre un chemin à travers la foule à coup de machette pour passer quelques heures à Bouquinville.  L’alternative de rester chez-soi et laisser les autres avoir tout se plaisir serait insupportable. (suite…)

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Laurine

Spectrum 16

par Laurine - dimanche, 22 novembre 2009 - 10:27 (Arts visuels, SF&F autre)

Spectrum 16Comme à chaque automne, les amateurs d’illustrations SF et fantasy peuvent se procurer l’anthologie annuelle Spectrum, une initiative d’Arnie et de Cathy Fenner. Peut-être à cause du numérique, l’antho ne cesse de prendre de l’expansion au fil des ans. Ainsi, Spectrum 16, qui regroupe ce qui s’est fait de mieux en 2008, a plus de 260 pages, le tout présenté sous une fort belle couverture de Mélanie Delon. Cette année, le Grand Master Award a été remis à Richard V. Corben. Avis aux collectionneurs, on annonce aussi la réédition prochaine de Spectrum 5 qui couvre la production de 1997.

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Laurine

True Blood — Saison 1

par Laurine - jeudi, 12 novembre 2009 - 9:00 (Critiques, SF&F autre)

True Blood - Saison 1 Après avoir éreinté les romans de Charlaine Harris, je suis contente de pouvoir dire du bien de l’adaptation du cycle «The Southern Vampire Mysteries» en série télévisée. True Blood est une création d’Alan Ball, dont la feuille de route inclut aussi Six Feet Under. Parce que le travail d’adaptation a été fait par des gens qui savent écrire avec compétence, le résultat est une série divertissante, bien rythmée, irrévérencieuse et teintée d’humour noir. Même si plusieurs scènes ont été tournées à Los Angeles, l’ambiance rurale louisianaise est bien mise en valeur. Il n’y a pas de scène dans les bayous à proprement parler (du moins, pas en première saison), mais les vieilles demeures sudistes et le bar de Merlotte perdu dans les bois sont des choix esthétiques judicieux. Le tout est agrémenté d’une trame sonore pittoresque et d’une intro aussi inquiétante que celle de Dexter. Les scènes de jour, torrides et lumineuses, offrent des contrastes saisissants avec les scènes de nuit où le sang coule.

Contrairement à ce qui se passe dans les romans où tout est raconté du point de vue de l’héroïne, True Blood offre des perspectives multiples, des histoires parallèles qui finissent par se rejoindre. L’ensemble de la distribution a donc une certaine marge de manœuvre pour développer une galerie de personnages attachants et parfois très complexes malgré une première impression un peu caricaturale. Le rôle de Sookie Stackhouse est tenu par Anna Paquin, qui réussit à rendre crédible une femme-enfant pleine de contradictions; par exemple, elle est pieuse et collet monté, mais porte toujours des tenues légères. L’actrice doit s’exprimer avec un accent du Sud prononcé, ce qui ne doit pas être aisé. La première saison développe beaucoup l’entourage immédiat de Sookie, dont Bill Compton (Stephen Moyer), Sam Merlotte (Sam Trammel) et l’excellente Tara Thornton (Rutina Wesley). Mon préféré reste Lafayette Reynolds (Nelsan Ellis), le meilleur personnage gai de l’univers. Le seul que je n’aime pas du tout est Jason Stackhouse (Ryan Kwanten), qui est aussi creux dans les romans qu’à la télé. Il paraît que les choses s’améliorent en deuxième saison.

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Laurine

Dreamsong II — George R. R. Martin

par Laurine - dimanche, 8 novembre 2009 - 9:37 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Dreamsongs IILe deuxième recueil de nouvelles de Martin suit le même principe que le premier avec de nouvelles sections thématiques. Il y a un détail que j’aurais dû préciser plus tôt. Dans ses avant-propos, l’auteur mentionne plus d’une fois que telle ou telle nouvelle devait à l’origine faire partie d’une série. Plus souvent qu’autre chose, les projets ont avorté et ses séries s’en tiennent aujourd’hui à une ou deux nouvelles.

A Taste of Tuf regroupe deux récits d’une de ces fameuses séries — celle-ci ayant réussi à se transformer en ouvrage complet, malgré tout (Tuf Voyaging). Haviland Tuf est un ingénieur en biogénétique qui traverse l’espace dans un immense vaisseau baptisé The Ark où se trouve stockée l’ADN de milliers de créatures provenant de multiples planètes. Il se charge de régler des problèmes écologiques majeurs qui frappent des mondes et, chaque fois, les événements prennent une tournure comico-tragique. La raison principale de l’inévitable désastre est que les problèmes écologiques sont provoqués par la cupidité, la religion ou l’ignorance des habitants. L’ingénieur se voit obligé de régler des problèmes majeurs en un tournemain, et ses mesures hâtives ont des conséquences désastreuses. Dans «A Beast for Norn», les Grandes Maisons de Lyronica font s’affronter dans l’arène des créatures féroces de leur propre région. Un représentant d’une maison particulièrement défavorisée demande à Tuf de lui cloner un prédateur qui saura venir à bout de ses opposants. Le succès est tel que bientôt, des représentants de toutes les maisons viennent chez Tuf avec la même requête. L’ingénieur leur fournit chaque fois une créature à des prix de plus en plus outranciers et finalement, la planète est envahie par… les espèces pacifiques fournies gratuitement par Tuf comme «nourriture» pour chaque prédateur vendu. La morale n’est pas claire, mais on rigole quand même de l’effronterie et de l’opportunisme éhonté de l’ingénieur. «Gardians» s’inspire du conte Le joueur de flûte de Hamelin. Tuf se rend sur Namor, une planète aquatique dont les colonies de pêcheurs se font décimer par des monstres marins de plus en plus évolués. L’ingénieur essaie de mener son enquête en paix, mais les dirigeants veulent une action concrète et rapide — celle-ci aura des conséquences onéreuses pour leur petite société. Inutile de préciser que ces nouvelles à saveur environnementale sont toujours d’actualité vingt ou trente ans après leur publication.

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Laurine

Photo — Igor Siwanowicz

par Laurine - mardi, 3 novembre 2009 - 15:01 (Arts visuels, Insolite)

Igor Siwanowicz PhotographyWow!

En temps normal, je ne raffole pas des bestioles. Mais prises en gros plan par un photographe de talent, elles font de magnifiques sujets.

Ces couleurs! Ces textures!

À part Alien, un cas d’exception, je n’arrive pas à penser à une seule créature fictive dont l’apparence provoque ce même mélange de fascination et d’inquiétude.

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