Into the Badlands — Saison 1


 
J’avais vu la bande-annonce de cette série il y a plusieurs mois en me faisant la réflexion que l’effet général était des plus colorés. Je ne croyais pas si bien dire! Une grosse bande dessinée pour adolescents amateurs d’arts martiaux, Into the Badlands présente un monde dystopique inventif comme on n’en voit pas souvent à la télé.

Dans un avenir indéterminé, la civilisation américaine a fini par sombrer dans le chaos. Quelque part au sud, un système féodal est mis sur pied par des mercenaires pour ramener un semblant d’ordre, même s’il doit être implacable. Chacune des sept baronnies a une couleur, un totem, un uniforme et un type de production distinctifs (par exemple, la baronnie de l’impitoyable Quinn cultive le coquelicot pour faire de l’opium). Les barons ont leur propre armée de soldats entraînés aux arts martiaux. Oubliez les fusils et les munitions. Dans les Badlands, on se bat à l’épée, à la dague, aux shurikens, aux nunchakus — tout l’arsenal ninja y passe. Ce système de classes a aussi ses serfs, les « cogs », qui triment aux champs s’ils n’ont pas de talent pour autre chose.

Ce monde violent repose sur une paix fragile qui est sur le point d’éclater. L’une des baronnies est maintenant dirigée par la flamboyante Veuve qui a pour ambition de défaire Quinn et possiblement d’instaurer un système moins oppressif pour les femmes (ce qu’elle dit). C’est le seul personnage que vous verrez se battre en talons aiguilles et avec une tonne de fixatif dans les cheveux, mais elle casse la baraque en compagnie d’une petite escouade de jeunes tueuses surnommées les Papillons. Arrive dans le décor un adolescent en apparence ordinaire, M.K., qui cache une dangereuse noirceur. Celle-ci peut faire de lui un redoutable combattant si les circonstances s’y prêtent. À la recherche de sa mère, il se met sous la protection de Sunny, le régent de Quinn. Les deux fomentent un plan pour quitter le domaine et tenter leur chance dans les territoires inconnus. Mais les manigances politiques entre Quinn, la Veuve et les autres barons deviennent de plus en plus meurtrières et le temps presse.

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Prix Boréal/Aurora 2017 – Listes d’admissibilité

Prix Aurora-Boréal

Bonne nouvelle!

Le congrès Boréal arrive à grand pas, et avec lui l’occasion de décerner les Prix Boréal/Aurora pour récompenser ce qui s’est fait de mieux en littérature de l’imaginaire d’ici en 2016. C’est avec honneur que j’ai accepté à nouveau cette année d’en coordonner le déroulement. Ne sous-estimons pas l’importance du prix Boréal/Aurora: un regard aux listes des gagnants précédents vous révélera une excellent liste de lecture pour vous familiariser avec la SF&F d’ici.

Vous serez en mesure d’envoyer vos nominations d’ici quelques jours. En attendant, une des traditions du Prix Aurora-Boréal est de fournir des listes d’admissibilité aussi complètes que possible pour guider les nominations. Pour l’instant, vous trouverez les listes actuelles ci-bas.

Mais nous avons besoin d’aide. Vous remarquerez que ces listes sont incomplètes: Si l’essentiel des romans et nouvelles y sont, grâce aux informations fournies par Claude Janelle, René Gagnon et les Passeport pour l’imaginaire, il manque toujours des œuvres éligibles dans les autres catégories: Bande dessinées, poèmes, fanédition et blogues, autres ouvrages, contributions artistiques…

Je vous encourage donc à scruter les listes ci-dessous et nous faire part de toute erreur ou oubli. Laissez un commentaire à ce billet pour que je puisse effectuer le changement pour vous.
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Biocentrism — Robert Lanza, MD

Biocentrism — Robert LanzaRobert Lanza est actuellement le directeur de l’Astellas Global Regenerative Medicine, le fonctionnaire scientifique principal de l’Astellas Institute for Regenerative Medicine et professeur auxiliaire à l’École de Médecine Wake Forest. Il a écrit Biocentrism avec l’aide de Bob Berman, un astronome réputé qui a été l’auteur d’articles pour Strange Universe et Discovery.

D’après Lanza, la physique pourrait bien avoir atteint les limites de sa capacité à expliquer l’univers : la physique quantique est toujours aussi difficile à saisir qu’elle l’était à ses débuts dans les années 30; la théorie des cordes, quant à elle, est indémontrable. Pire, des découvertes récentes ajoutent à la confusion : seulement 4 % de l’univers serait constitué de matière, le reste se répartissant entre de la matière sombre (24 %) et de l’énergie sombre (72 %), bien que personne ne comprend exactement ce qu’est cette dernière. De son côté, la théorie du Big Bang ne parvient pas à expliquer comment et pourquoi l’univers est si apte à favoriser la vie. En tenant compte de ces facteurs, l’auteur propose l’idée qu’on ne peut comprendre l’univers sans inclure la vie et la conscience dans l’équation, car elles ne peuvent pas être un sous-produit quelconque de milliers d’années de processus physiques inertes.

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Vault 7

Logo de WikileaksLe 4 février dernier, Wikileaks a commencé à poster des mystérieux tweets sous le hashtag #Vault7. Constitués d’une simple question accompagnée d’une image sans légende, ces messages ne sont pas typiques de cette organisation, qui tend à divulguer sur-le-champ les documents reçus dès qu’ils ont été traités. Les spéculations vont bon train sur la signification de cette campagne. Visiblement, il est grand temps de divulguer quelque chose, mais quoi?

J’hésite encore à traduire le mot « vault », car j’ignore à quoi il fait référence : une chambre forte, une voûte, une enceinte? Quoiqu’il en soit, le mystère est passionnant.

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The OA — Saison 1

The OA“Well, it’s not really a measure of mental health to be well-adjusted in a society that’s very sick.”

Après le succès de Stranger Things, Netflix récidive avec un autre drame à saveur SF/fantastique bourré de mystère et d’onirisme. The OA est le bébé de Zal Batmanglij et Brit Marling (The East), cette dernière tenant le rôle principal avec brio. En googlant un peu, vous tomberez vite sur des pages qui comparent les deux séries et font ressortir les points communs les plus évidents malgré leur atmosphère respective qui ne pourrait être plus différente l’une de l’autre.

Portée disparue depuis sept ans, Prairie Johnson réapparaît et se fait maintenant appeler « The OA ». Plus étrange encore, alors qu’elle était aveugle depuis l’enfance, elle a aujourd’hui recouvré la vue. Où elle se trouvait tout ce temps et pourquoi son dos arbore de vilaines cicatrices, nul ne le sait, car elle refuse de parler au FBI et ne donne aucune explication à ses parents adoptifs. Mais Prairie/OA est investie d’une mission. À raison de plusieurs séances secrètes, elle rassemble dans une maison vide cinq personnes paumées résidant dans son petit patelin. À ces inconnus suspendus à ses lèvres, elle raconte son incroyable aventure dans l’espoir que le groupe parvienne à sauver les gens avec qui elle a été retenue captive.

The OA n’est pas passé inaperçue. J’ai eu des échos par-ci par-là et lu rapidement quelques critiques : on aime ou on n’aime pas, il n’y a pas d’entre-deux. Tout dépend de l’humeur du spectateur, à savoir s’il se laisse prendre par le scénario ou non. Le traitement est très personnel, très différent; il s’agit plutôt d’un long film raconté par chapitres d’une heure. Le médium télévisuel est sorti de son moule habituel, le genre d’entreprise qu’un réseau comme Netflix peut permettre vu l’absence de pauses publicitaires. On pourrait reprocher au scénario un excès de théâtralité par moment, surtout chez l’actrice principale. Cela dit, ces scènes un peu plus baroques ou émotives ne détonnent pas dans une histoire qui touche à la fois au poétique et au mystique.

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Solaris 201

« SolarisLe numéro 201 de Solaris est paru sous une couverture spatiale de Tomislav Tikulin, tadaa! En primeur : Olivier Paquet a remporté le prix Joël-Champetier avec sa nouvelle « Graine de fer ». Également au numéro, des fictions d’Enola Deil, Josée Lepire, Frédéric Parrot, Jérôme Tousignant et Mathieu Croisetière. Vous retrouverez Les Carnets du Futurible de Mario Tessier avec pour thème, ce trimestre, la quête du jardin d’Éden. Par ailleurs, Marc Ross Gaudreault signe un article sur le discours littéraire et le discours scientifique. Enfin, vous retrouverez vos chroniques et vos critiques préférées avec les rubriques Sci-néma, Les Littéranautes et Lectures.

De quoi faire passer les dernières semaines d’hiver un peu plus vite.

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The Expanse — Saison 1

The ExpanseJe n’ai pas l’impression que cette série a été annoncée à grand renfort de tambours et trompettes comme c’est le cas pour d’autres. Ou peut-être que j’ai été trop distraite pour remarquer sa sortie. Basée sur les romans à succès de James S. A. Corey (le nom de plume de Daniel Abraham et Ty Franck), cette saga a été comparée par certains à une version space opera du Trône de fer, une exagération qui se fonde probablement sur le fait que les deux auteurs ont déjà travaillé avec George R. R. Martin dans le passé. Dans sa forme télévisée, The Expanse comporte un nombre tout à fait raisonnable de personnages et ceux-ci ont le bon goût de ne pas mourir à chaque épisode. Par contre, comme il y a cinq titres dans la version écrite, la comparaison s’applique peut-être plus sous cette forme, je ne sais pas.

Parenthèse, ici. J’ai réalisé avec un peu de retard que Ty Franck est le frère d’Antonia Dodge, une coauteure du site Personality Hacker dont j’écoute le podcast depuis des mois. Ou bien le monde est petit, ou tout est connecté.

Résumons. L’histoire se déroule deux siècles dans le futur. La planète Mars et la ceinture d’astéroïdes ont été colonisées. Au fil des ans, leurs habitants respectifs ont développé leurs propres particularités culturelles, sociales et économiques. Avec la Terre, qui est maintenant gouvernée par les Nations Unies, tout ce beau monde est à couteaux tirés. Martiens et Terriens se disputent les ressources de la ceinture, dont ils traitent les habitants comme des esclaves en les privant d’air ou d’eau comme moyen de pression. Du mécontentement des Ceinturiens naît l’Outer Planets Alliance (OPA), un groupe de revendication considéré par les autorités comme une organisation terroriste. Dans une atmosphère de guerre imminente, la disparition de Julie Mao, la fille d’un richissime homme d’affaires terrien, provoque une série d’événements dramatiques qui révèlent peu à peu l’existence d’un dangereux complot. Les ramifications se dessinent à travers trois trames parallèles. Sur Cérès où la jeune femme a été vue pour la dernière fois, le détective Joe Miller mène l’enquête. Pendant ce temps, le Canterbury, un remorque-glace en route vers Cérès, est détruit par un assaillant inconnu, et les quelques survivants se retrouvent dans la mire des autorités. Sur Terre, une dignitaire roublarde de l’ONU croit d’abord que l’OPA s’est alliée à Mars avant de se rendre compte qu’un nouveau joueur est apparu sur l’échiquier.

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Jonathan Strange & Mr. Norrell

Jonathan Strange & Mr. NorrellIl y a déjà plusieurs années de ça, j’ai commencé la lecture du roman primé de Susanna Clarke, Jonathan Strange & Mr. Norrell, qui abordait l’un de mes sujets préférés, celui de la magie. Contre toute attente, malgré une histoire prometteuse et des critiques élogieuses, j’ai largué le bouquin après quelques chapitres. Trop long, trop lourd, le récit ne parvenait pas à capter mon attention, ce qui est étonnant vu les nombreux assommoirs dont j’étais pourtant venue à bout auparavant. Puis récemment, en écoutant un podcast, j’ai appris que le roman avait été adapté pour la télé. Je me souviens encore de la commentatrice qui louait le traitement visuel et le jeu des comédiens. Ça a suffi pour m’intéresser et je me suis alors procuré la première saison sur iTunes. J’ignore si des saisons supplémentaires sont prévues puisque les sept épisodes d’une heure couvrent la totalité du roman de Clarke. La romancière a par ailleurs coécrit le scénario avec Peter Harness.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, celle-ci se déroule en Angleterre pendant les guerres napoléoniennes à la fin des années 1700. L’unique magicien pratiquant du pays, Gilbert Norrell propose ses services au gouvernement britannique, qui accepte volontiers lorsqu’il ressuscite miraculeusement une demoiselle morte de tuberculose. Ce que tous ignorent, c’est que Norrell a réussi cet exploit en invoquant un représentant du monde des fées (le Gentilhomme) qui ne cessera de compliquer la vie de chacun par la suite. De son côté, Jonathan Strange décide de devenir magicien à son tour à la demande de son épouse, Arabella, qui souhaite voir le jeune homme désœuvré s’adonner à une occupation. Strange se rend à Londres pour étudier la magie auprès de Norrell. Les deux hommes deviendront vite amis, puis ennemis au gré des circonstances et des manigances de leur entourage. Norrell est extrêmement rigide et veut par-dessus tout donner à la magie un air de respectabilité. Strange, quant à lui, est fortement tenté par la magie naturelle, celle du Roi Corbeau (l’alias de John Uskglass) qui a mystérieusement disparu après avoir fait régner la magie pendant des années sur l’Angleterre.

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La saison des lumières

Noël 2016Tout est en place : les cadeaux emballés, les sapins scintillants, les lumières dans le noir… Nous avons même droit à un tapis blanc cette année, alors profitons-en. (Mais attention de ne pas glisser!)

Fractale framboise vous offre ses meilleurs vœux d’hiver. Que vos Fêtes resplendissent une fois de plus et que la nouvelle année vous apporte inspiration et illumination, des lectures passionnantes et des découvertes inattendues.

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Gaia TV

Gaia TV
Il y a quelques semaines, je me suis abonnée à Gaia TV par curiosité. Une entreprise spécialisée dans les produits de bien-être à l’origine (son logo et ses présentoirs GAIAM — la contraction de « Gaia » et « I Am » — sont bien visibles dans divers commerces), elle a pour public cible des consommateurs achetant des produits répondant à leurs valeurs personnelles. Gaia a pris beaucoup d’expansion depuis, lançant en 2011 Gaia TV, un service très semblable à Netflix, mais axé sur le bien-être et la croissance personnelle. On parle d’un éventail de milliers de vidéos sur le yoga, la santé, la nutrition, la spiritualité, sans parler de tous les documentaires et les entrevues avec des noms éminents dans ces domaines.

Ce qui rend la chaîne Gaia intéressante est la tangente ésotérique qu’elle a prise. Les sujets abordés touchent aussi maintenant l’histoire et la science dites « alternatives », les diverses théories du complot et les sujets paranormaux. Évidemment, il est entendu que le public visé n’est pas celui qui adhère fortement à la vue matérialiste du monde. On retrouvera donc des entrevues sur toutes sortes de sujets menées par des animateurs comme George Noory (Beyond Belief), Regina Meredith (Open Minds) et, plus récemment, Sean Stone (Buzzsaw). Par toutes sortes de sujets, je veux dire la réincarnation, le nouvel ordre mondial, les changements climatiques, l’Atlantide, les armes psychotroniques, les manuscrits de la mer Morte, le système financier magique et j’en passe. Plus intéressant encore est tout le pan réservé au programme spatial secret via des émissions comme Wisdom Teachings, Cosmic Disclosure et Deep Space, où l’on nous explique que les agences spatiales comme la NASA ne sont que des couvertures servant à engouffrer des quantités phénoménales d’argent, qui sont ensuite investies dans l’exploration et l’exploitation du système solaire par le complexe militaro-industriel à l’insu du reste de la planète. Changement de paradigme garanti!

Tout ceci est en anglais, évidemment, y compris les sous-titres. Ce serait bien si des entreprises francophones se lançaient dans ce genre de projet pour permettre à un plus grand pan de la population d’accéder à autre chose que les informations et les émissions ordinaires et prémâchées. En tout cas, les gens bilingues qui pensent avoir épuisé leurs sources de connaissances occultes ont intérêt à jeter un coup d’œil à cette chaîne dont les tarifs sont par ailleurs très raisonnables.

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Mr. Robot — Saison 2

Mr. Robot — Saison 2

Au risque de me répéter, je ne saurais trop vous recommander la série Mr. Robot, dont j’ai fait une critique élogieuse de la première saison l’été dernier. Après avoir fini la deuxième saison, je peux vous assurer que la qualité se maintient! Le mystère s’épaissit alors que dans la foulée des événements du 5 septembre (le Five Nine) — où un piratage massif de la plus grosse banque de la planète (E Corp, surnommée Evil Corp) a plongé le monde dans un chaos financier —, on allude maintenant à une phase 2 censée porter le coup de grâce.

En fait, cette mystérieuse phase devant être exécutée par le group fsociety (la version fictive d’Anonymous) avec la complicité de mercenaires chinois et d’autres joueurs surprenants, ne vise pas simplement à faire tomber « le 1 % du 1 % » qui contrôle le monde. Le but n’est rien de moins que de faire passer l’humanité à l’étape supérieure. Malgré les voiles que l’on soulève un à un pour nous révéler cette réalité, le mystère plane toujours lorsque se termine le dernier épisode. En quoi consiste cette phase 2 pour laquelle aucun sacrifice n’est assez grand, et qui requiert une sorte de foi de la part des initiés?

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Production 2016 — ASFFQ 1996

ASFFQ 1996L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1996 vient de paraître, complétant ainsi la série commencée en 1984 jusqu’à l’an 2000. Je vous invite à lire la page de l’éditeur pour vous familiariser avec le concept si ce n’est pas déjà chose faite.

L’illustration s’inspire d’une nouvelle de Daniel Sernine, « Le voyage de Salah », tirée du recueil Sur la scène des siècles. Daniel avait remporté le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique en 1996 (rebaptisé le Prix Jacques-Brossard depuis). Pour en savoir un peu plus sur l’illustration, vous pouvez jeter un coup d’œil à mon site personnel.

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Production 2016 — Vents d’Ouest [2]

Le Héros - Olivier DescampsChez Vents d’Ouest vient de paraître la suite du Némésis intitulé Le Héros. Cette histoire en deux volumes fait s’affronter la notion du Bien et du Mal à coups de concepts philosophiques qui font réfléchir. Ces notions ne sont pas présentées comme on s’y attendrait dans une histoire classique opposant le blanc et le noir : au-delà des apparences, le Némésis a ses vertus et le Héros a ses contraintes. Pour lecteurs avancés!

Dans un monde partagé entre le Némésis, représentant du Chaos et du Mal, et le Héros, représentant de l’Ordre et du Bien, Pierre est pour tous la réincarnation du Héros. Mais sa position le rend plus seul que jamais, et ses problèmes semblent sans fin: il sait n’être qu’un pion dans un vaste Plan établi plusieurs générations avant sa naissance, et dont il ne parvient pas à comprendre l’enjeu. Mais cela semble insignifiant face à ses visions de plus en plus précises de la destruction du monde, qu’il ne sait pas comment éviter.

Au milieu de cette crise qu’il est seul à pouvoir gérer, Pierre a son propre plan. Son but caché est de mettre fin à cette dichotomie, et de rendre aux hommes leur avenir. Parce que l’enjeu est à la source même de la liberté: redonner le choix.

Cette suite du roman Le Némésis est un roman riche et surprenant qui nous décrit une société avec ses coutumes et ses croyances, ainsi que les dérives auxquelles ces dernières peuvent mener.

J’ai réalisé la couverture et vous pouvez voir l’illustration et le crayonné en grand sur sur mon site.

2016-2020 : lendemain de veille

Pshhh…

Trump

Bonne nouvelle, il n’y aura probablement pas de guerre nucléaire entre la Russie et les États-Unis comme semblait le souhaiter Mme Clinton. Mauvaise nouvelle… euh, à vous de dresser la liste.

Ne me cherchez pas, je me suis réfugiée dans mon bunker pour méditer sur la paix et la santé mentale dans le monde.

Élections américaines : le plan D dévoilé

Clinton Salvage PlanJe ne sais pas si vous suivez la campagne présidentielle aux États-Unis. Moi, non. Je me suis bien amusée des palinades de 2008 et des romneyseries de 2012, mais en voyant les candidats républicains de 2016, je me suis lassée de l’immense bêtise qui entache ce qui devrait normalement être une institution. J’avoue avoir eu un petit faible pour Bernie, qui a finalement été tassé — de manière déloyale, paraît-il. Restent deux candidats peu recommandables dans l’une des campagnes les plus bizarres de l’histoire des États-Unis. Ajoutant à l’étrangeté générale, ce document diffusé sur Internet (cliquez sur l’image). Canular? Certainement. Il serait même loufoque s’il ne reflétait pas de réelles inquiétudes d’une frange de la population! On voit à quel point la confiance des gens envers les structures d’autorité s’est effritée.

Dans les grandes lignes, le groupe stratégique Benson analyse la situation, conclut que les chances de Clinton sont minces, et fait l’inventaire des solutions radicales à envisager pour dérégler le processus électoral. Le programme de sauvetage va de la tempête à l’invasion extraterrestre en passant par une épidémie mortelle de variole. Lisez le document en vous disant que mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Un échantillon de question / réponses :

Q36 [ Strong Trump Support ] Least trusted polling outfit
Public Policy Polling – I was insulted by them on Twitter … 51%
Monmouth University – They have never called me … 17%
Quinnipiac – Cannot pronounce name, can’t trust … 13%
Rasmussen – They caved in after 2012 … 2%
Nate Silver – He cheats … 14%
Not sure / other … 3%

Cela dit, ce canard n’est pas à confondre avec les documents diffusés par Wikileaks concernant l’intérêt porté par les États-Unis (surtout John Podesta, pour l’instant), voire les Nations Unies, au sujet de la présence d’ovnis et d’extraterrestres. Il s’agit d’une tout autre conversation qui s’inscrit dans les espoirs de divulgation de la communauté ufologique.

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