par Laurine - dimanche, 29 août 2010 - 14:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
The Breach n’est pas tout à fait le roman que j’envisageais, même si j’ai un peu de mal à décrire mes attentes initiales. J’espérais peut-être un récit touffu avec une importante galerie de personnages et une structure narrative complexe. Après tout, c’est un thriller! En réalité, il s’agit du premier tome d’une série mettant en vedette un dénommé Travis Chase, un bonhomme au passé douteux et aux talents multiples, qui s’adapte instinctivement aux situations les plus extrêmes. Si The Breach est représentatif de la suite, il faut alors prévoir une série qui plaira aux lecteurs recherchant une lecture captivante et qui ne sollicite pas trop leur matière grise.
L’action déboule dès les premières pages. Travis Chase vient de passer quinze ans en prison et se lance en solitaire dans les montagnes de l’Alaska pour y trouver quelques moments d’introspection. Son expédition tranquille prend fin lorsqu’il découvre qu’un Boeing 747 sans identification s’est écrasé dans la neige et que les secours semblent l’ignorer. Presque tous ses passagers sont morts, y compris la femme du président des États-Unis. Chase réussit toutefois à sauver Paige Campbell, que des truands torturent dans l’espoir de mettre la main sur une dangereuse sphère omnisciente et sociopathe, le Whisper. Bien sûr, en sauvant la dame en détresse, Chase se retrouve dans les ennuis jusqu’au cou. Il est mêlé à une conspiration majeure où une organisation internationale tente de protéger une incroyable technologie des efforts d’un supercriminel dont les moyens semblent sortir d’un film de James Bond.
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par Laurine - mardi, 17 août 2010 - 20:43 (Insolite, Société)

“We have too many cellphones. We’ve got too many Internets. We have got to get rid of those machines. We have too many machines now.” — Ray Bradbury
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par Laurine - samedi, 14 août 2010 - 16:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Der Schwarm n’est pas le premier roman de Frank Schätzing, mais c’est avec ce titre, devenu un best-seller en 2004, que l’auteur s’est fait connaître. L’ouvrage est d’abord paru en français sous le titre L’Essaim chez France Loisir. J’ignore pourquoi, mais Les Presses de la Cité (qui possèdent le club France Loisirs) distribuent maintenant le bouquin sous le titre Abysses (2008). Toujours est-il que ce thriller écologique m’a fait passer un excellent moment, même s’il dépasse largement les 800 pages, dont certaines sont bourrées d’explications scientifiques avec lesquelles il faut se colletailler.
Au large de la Norvège, à sept cents mètres de profondeur, des employés de Statoil découvrent que des vers marins (des polychètes) aux dimensions et aux caractéristiques inhabituelles pullulent soudain, comme s’ils étaient apparus de nulle part. On charge le scientifique Sigur Johanson d’en étudier quelques-uns dans l’espoir que leur présence n’empêchera pas la construction d’une plateforme pétrolière. Mais les résultats des analyses peindront vite un tableau des plus pessimistes pour la survie du talus continental. Pendant ce temps en Colombie-Britannique, Léon Anawak s’inquiète d’abord de ne pas voir les baleines se pointer pour la saison du whale watching. Lorsque les cétacés apparaissent enfin, ils semblent atteints de rage et se mettent à attaquer toutes les embarcations qui ont le malheur de croiser leur chemin. Les assauts sont ciblés et il devient clair que plusieurs espèces de cétacés, allant de la baleine bleue à l’orque, travaillent de concert. La situation dégénère à travers le monde alors que la mer semble se tourner contre l’humanité avec un plan et une vengeance. Des bancs de méduses vénéneuses et des requins vident les plages pendant que des bancs de poissons (le peu qu’il reste) coulent des navires de pêche. Soudain, c’est la catastrophe: un tsunami dévaste une partie de l’Europe et réduit celle-ci à l’état de grand pays du Tiers-Monde. Quand finalement la communauté scientifique s’entend que tous les phénomènes sont liés, il faut songer à prendre contact avec les entités derrière ces attaques. Encore faut-il les trouver.
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par Laurine - samedi, 31 juillet 2010 - 20:00 (Lectures, SF&F autre)
L’un des avantages d’un commerce tentaculaire comme Amazon, c’est de tomber à l’occasion sur une réédition qui nous serait passée sous le nez autrement, car les librairies ne tiennent pas indéfiniment en stock tous les romans. Paru à l’origine en 1982 (retenez cette date) et réédité plusieurs fois depuis, on trouve maintenant Fevre Dream chez Bantam (2004) sous la couverture ci-contre. Bon, ne tournons pas autour du pot, ce roman est une histoire de vampires. Mais non, revenez! C’est du George R. R. Martin, je vous dis!
Fevre Dream est d’autant plus intéressant qu’il est paru, je le répète, en 1982. Aujourd’hui, les grandes lignes de ce récit ont été reprises des dizaines de fois, surtout en fantasy urbaine, mais à l’époque, c’était encore Anne Rice qui avait officiellement renouvelé le genre avec Interview with a Vampire (1976). Martin reprend un décor similaire, c’est-à-dire La Nouvelle-Orléans, presque cent ans après les mésaventures de Louis.
En 1857, un capitaine infortuné nommé Abner Marsh se voit proposer un partenariat avec Joshua York, un aristocrate richissime et d’une pâleur maladive. Les conditions du marché sont pour le moins étranges. York accepte de financer la construction du plus luxueux bateau à vapeur jamais vu pour transporter des passagers et des marchandises sur le Mississippi. En échange, il fait monter ses amis nocturnes à bord et demande que l’on cède à tous ses caprices sans poser de questions. D’abord méfiant, Marsh accepte le marché et utilise l’argent de York pour construire le Fevre Dream. Au début, les affaires vont bien et Marsh rêve de courser la grande vedette de l’heure, l’Eclipse. Très vite cependant, les caprices de York commencent à lui peser. Pourquoi cette vie nocturne? Pourquoi toutes ces escales interminables? Assez vite, il découvre la véritable nature de York. Heureusement, ce dernier a des intentions honorables et un projet pour que sa race puisse cohabiter avec les humains. Ce sont des vampires — faute de meilleur terme — avec des caractéristiques un peu particulières. Puis un jour, une escale à La Nouvelle-Orléans tourne au drame lorsqu’un bloodmaster rival, Damon Julian, décide de s’emparer du superbe bateau pour transformer la noble vision de York et d’Abner en un cauchemar hantant le fleuve.
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par Laurine - dimanche, 18 juillet 2010 - 19:52 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Quitte à contredire mon dernier billet où j’affirmais ne pas courir après les thrillers religieux, un autre ouvrage de ce genre s’est retrouvé dans ma pile de lecture. La Malédiction des anges de Danielle Trussoni, paru chez Fleuve Noir, a même failli se retrouver tout en bas de ladite pile, car les anges ne sont pas trop ma tasse de thé, sauf si quelqu’un a du nouveau à dire à leur sujet (voir le film The Prophecy). Ce qui a piqué ma curiosité, c’est qu’il est ici question de Nephilim, une catégorie d’anges bien particulière qui n’a pas grand-chose à voir avec l’univers de Hallmark.
Pour la petite histoire, les Nephilim sont un produit hybride issu de l’union des anges déchus, appelés les Veilleurs, et des femmes humaines. Ce sont aussi les fameux géants d’autrefois, dont Goliath serait le représentant le plus connu. (D’autres mythologies reprennent une histoire similaire: Gilgamesh et Héraclès en seraient deux autres exemples, sans parler des Titans.) La Bible les décrit comme des créatures violentes qui sèment un tel bordel sur Terre que Dieu décide de procéder à un nettoyage en règle. Il commence par jeter les Veilleurs dans le Tartare et les y emprisonne jusqu’au Jugement dernier. Quant à leurs descendants, les Nephilim, ils sont éliminés par le Déluge avec tout le reste de la création, sauf Noé, sa famille et la ménagerie qu’on connaît (moins la jolie licorne).
Dans La Malédiction des anges, un Nephilim se montre plus malin et réussit à faire perdurer sa race malgré le Déluge. Depuis, les Nephilim se sont multipliés et ont affermi leur domination secrète sur l’Europe. À force de se reproduire avec des humains, cependant, ils développent des tares et des maladies mortelles. Leur seul espoir est la lyre de Gabriel, que l’archange aurait jeté aux Veilleurs dans un geste de pitié. Un groupe d’irréductibles humains résistent aux Nephilim et cherchent aussi la lyre. En 1999, une jeune nonne nommée Évangéline est mêlée malgré elle à cette guerre en découvrant par hasard l’existence d’une étrange correspondance entre une ancienne abbesse de son couvent et Abigail Rockefeller.
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par Laurine - samedi, 3 juillet 2010 - 16:00 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Règle générale, je ne cours plus après les thrillers religieux ni les pseudo essais de la même eau parce que j’ai vite saturé au bout de quelques livres il y a déjà une dizaine d’années. La formule est trop semblable d’un ouvrage à l’autre et le propos s’articule souvent autour d’une incroyable conspiration qui serait impossible à gérer dans la vraie vie. Mais il arrive de temps à autre qu’un titre me tombe entre les mains, titre que j’arrive à lire jusqu’au bout (contrairement au Da Vinci Code malgré toute ma bonne volonté). Exemple à l’appui, Le Livre des morts, le premier roman de Glenn Cooper. Dans sa version originale anglaise, il a été distribué sous le titre Secret of the Seventh Son aux États-Unis (Harper) et Library of the Dead hors des frontières américaines.
L’histoire débute avec une curieuse série de meurtres à New York: les victimes n’ont aucun point commun et la manière dont elles décèdent ne suit pas un modus operandi. Le seul fil conducteur qui permette de relier ces affaires est une simple carte envoyée à chaque victime la veille de sa mort et sur laquelle est inscrite la date fatidique. L’enquête sur le «tueur de l’Apocalypse» est confiée à l’agent du FBI Will Piper, une tête brûlée qui n’attend que la retraite. Une série de coïncidences heureuses oriente son enquête vers la fameuse Zone 51 où le gouvernement américain mène des opérations pas très catholiques depuis 1947, l’année où le gouvernement britannique l’a mis au parfum d’une découverte archéologique qui pourrait bouleverser le monde. Pire, l’origine du secret remonte au Moyen Âge et s’est développé dans un monastère prospère. La trame du récit se tisse donc d’une époque à l’autre jusqu’à ce que toutes les pièces du casse-tête historico-fantastique soient assemblées.
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par Éric - jeudi, 24 juin 2010 - 18:22 (Écrire)
Je vous écris entre deux expéditions. C’est le rythme de mon année, on dirait bien: je pars, non seulement pour donner un spectacle un soir de temps à autre, mais souvent une semaine à la fois.
La dernière fois, c’était un programme double: je participais au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue (dernier salon de ma tournée Feu blanc) ainsi qu’au Festival de contes et légendes de l’Abitibi-Témiscamingue. (Pour les intimes: le SLAT et le FCLAT. On dirait des onomatopées, mais quels bruits représentent-elles?)
Il y a quelque temps que je ne vous ai pas parlé de ma région, non? C’était un plaisir d’y retourner non seulement pour visiter mais aussi pour conter. J’ai pu leur expliquer ce qui m’était arrivé à Ottawa, après mon départ de Rouyn-Noranda. J’ai eu un peu de temps pour visiter Val-d’Or, une ville que je ne connaissais pas assez. J’ai traîné sur la 3e avenue, contemplé l’immense carrière près du chalet de ski de fond… J’ai revu quelques amis, y compris deux anciens de la légendaire Catharsis, une revue littéraire que nous avions mise sur pied au cégep, alors que je commençais à écrire semi-sérieusement. (J’ai retrouvé la maquette du premier numéro, avec les textes et illustrations découpés et collés sur de grands cartons — ah, l’époque où la mise en page se faisait aux ciseaux et à la photocopieuse…)
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par Laurine - mercredi, 23 juin 2010 - 16:15 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Dans la catégorie «Mais où trouvez-vous vos idées?», Horns devrait figurer en bonne place. Joe Hill concocte une histoire simple, mais originale, intelligemment menée du point de vue de deux personnages, et baignant dans une atmosphère douce-amère.
Ignatius Perrish se réveille un matin avec une gueule de bois carabinée et deux cornes sur le front. Il ignore l’origine de ces protubérances et ne se souvient même plus ce qu’il a fait la veille. Ig se rend vite compte qu’il a de plus acquis le pouvoir de faire «parler» les gens: en sa présence, ceux-ci perdent leurs inhibitions et lui révèlent leurs idées les plus noires. Cette faculté pourrait être pratique si Ig n’était pas le suspect numéro un dans une affaire de meurtre, celle de sa petite amie Merrin Williams. Ig a été acquitté, mais les habitants de Gideon (New Hampshire) sont persuadés qu’il s’en est tiré parce que sa famille est riche. La différence, c’est que maintenant ils le lui disent en pleine face et sur le ton de la conversation. Désespéré et ayant perdu le goût de vivre, Ig décide bien sûr d’utiliser ses pouvoirs pour traquer le véritable meurtrier, fût-ce la dernière chose qu’il accomplisse.
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par Laurine - dimanche, 13 juin 2010 - 14:45 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Je devrais lire plus souvent des romans de Peter Straub. Malgré une tendance à construire des phrases un peu alambiquées à mon goût, il a un style élégant. Je dois aussi reconnaître qu’il a une admirable maîtrise de la structure parce qu’une histoire pareille, écrite par un auteur moins chevronné, se serait lamentablement effondrée sous le poids de la répétition. A Dark Matter est l’un de ces romans où un même événement est narré par différents personnages (à la façon Rashomon ou Hero).
L’histoire commence au Wisconsin en 1966. Un groupe d’étudiants de Madison West voient leur vie chamboulée lorsque Spencer Mallon, un gourou peu scrupuleux, décide de les prendre sous son aile. Issus d’un milieu familial fragile, la plupart des jeunes le suivent sans hésiter, trouvant chez lui une sorte de substitut parental. En compagnie de l’extraordinaire Mallon, ils se sentent spéciaux, différents. Une nuit, Mallon les entraîne dans un pré pour y effectuer un rituel magique. Le résultat est désastreux. L’un des jeunes disparaît, un autre est retrouvé démembré. Les survivants sont marqués à vie par l’expérience, mais aucun n’accepte de révéler ce qui s’est passé.
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par Laurine - samedi, 5 juin 2010 - 20:00 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Distribué par Albin Michel depuis le mois de mars, le recueil de nouvelles Juste avant le crépuscule est la version française de Just After Sunset, initialement paru en 2008. Il me semble que King n’a pas publié ce genre d’ouvrage depuis Tout est fatal (2003). La traduction semble bien se défendre (je n’ai pas lu la version originale anglaise) malgré les trop nombreuses expressions franchouillardes. On souhaiterait de la part d’Albin Michel des textes écrits dans un français un peu plus international. Surtout, on souhaiterait des textes correctement révisés. Ici, les coquilles sont fort nombreuses, surtout du côté de la ponctuation.
La collection comporte treize nouvelles, un chiffre que les superstitieux jugeront inquiétant. Globalement, elles ne sont pas mal même si l’ouvrage ne laisse pas l’impression indélébile de Danse Macabre. Quelques-unes ont retenu mon attention.
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par Laurine - vendredi, 21 mai 2010 - 16:00 (Critiques, SF&F autre)
Cette fin de semaine, la grande finale de la série Lost est prévue au programme. Comme je la verrai en DVD l’hiver prochain, j’apprécierais grandement que personne ne poste de spoilers dans les commentaires! En attendant, voici un petit retour sur la cinquième saison que j’ai fini de visionner.
Est-ce encore le contrecoup de la grève des scénaristes qui se fait sentir? La cinquième saison de Lost ne comporte que seize épisodes. L’avantage, c’est que bien peu de séquences traînent en longueur, même si les sauts temporels donnent parfois l’impression que certains personnages tournent en rond. Au moins, les scénaristes ne s’éternisent pas pour faire revenir les exilés sur l’île (Kate, Jack, Sun, Sahid, Hurley, et Locke).
Plus que jamais, le scénario est fragmenté dans le temps et dans l’espace. D’une part, nous avons John Locke et Ben Linus qui s’ingénient à convaincre les rescapés à retourner sur l’île. Pendant ce temps dans le Pacifique, comme le mécanisme de l’île a été endommagé, les autres Robinsons sont propulsés dans le passé et dans le futur à coups de flashes aveuglants. À chaque saut, leur santé se détériore. Bien des mésaventures plus tard, Sawyer, Juliet, Miles et Daniel se retrouvent coincés en 1977 et réussissent à se faire embaucher par la Dharma Initiative.
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par Christian - dimanche, 16 mai 2010 - 22:40 (Congrès Boréal)
Et hop, déjà trop rapidement, la grande rencontre annuelle des amateurs et créateurs de l’imaginaire d’ici vient de prendre fin. Boréal 2010 a eu la particularité de sortir de l’île de Montréal pour prendre place dans la région de Québec, plus particulièrement au Cégep de Sainte-Foy. Les même gens n’y étaient pas nécessairement, mais les foules, oui: Entre les quelques 120 congressistes payants et 135 personnes sur place, il s’agissait d’un Boréal à la hauteur des années précédentes. Nouvelle équipe, nouveaux objectifs, nouveaux visages: Pas moyen de perdre de vue qu’il s’agissait d’un Boréal différent tout en se déroulant dans une certaine continuité.

Bienvenue à Québec! (Boréal a eu lieu à dix kilomètres à l’Est du Centre-ville, soit environ 30-60 minutes en automobile.)
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par Christian - vendredi, 14 mai 2010 - 22:58 (Congrès Boréal)
Pour ceux qui auraient manqué la chose, rappelons que Boréal 2010 a présentement lieu (jusqu’à Dimanche, 18h) au Cégep de Sainte-Foy, dans la région de Québec.
Vous pouvez y voir de nombreux auteurs locaux et étrangers (dont les invités Sylvie Lainé et Ted Chiang), ainsi que deux fractale-framboisistes.
Relevons au programme déjà terminé de vendredi…
- Les rencontres et bonjours habituels d’amis et connaissances que l’on voit rarement.
- Une cérémonie d’ouverture menée par René Gagnon, un des membres de la première heure de la SFQ.
- Une table ronde in English au sujet de la nouvelle d’imaginaire aux États-Unis, où j’ai dû remplacer à l’improviste trois panélistes pas encore arrivés au congrès (nous pensons à une nouvelle règle Boréal Force One: Pas plus de la moitié d’un panel peux voyager dans le même véhicule.) Mais, ah-ha, qui d’autre peut se vanter d’avoir été sur un panel avec comme seuls autres participants Yves Meynard et Ted Chiang?
- Finalement (pour moi), une autre édition bien accueillie de la Discussion par la Bande-annonce, le clou de la soirée étant la bande annonce de The Human Centipede. (Googlez, si vous osez.)
Qui sait ce qui se passera demain?
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par Éric - jeudi, 13 mai 2010 - 16:26 (Écrire)
Il serait bien temps que je vous tienne au courant de ce qui m’occupe. Le gros morceau, d’abord: j’ai reçu en fin de semaine le manuscrit électronique de mon deuxième roman, joyeusement annoté par Jean Pettigrew, directeur littéraire chez Alire. Je passerai beaucoup de temps à réviser le tout au cours des prochaines semaines.
J’en ai peu parlé, de ce roman, jusqu’ici. Faut dire qu’il est complexe: en l’écrivant, j’avais l’impression de construire quelque chose de vaste et fragile qui aurait pu s’écrouler sous le poids des regards extérieurs. Mais voilà, il a passé le test et tout indique qu’il paraîtra cet automne. Ce n’est pas une suite à mon premier roman; j’ai choisi plutôt d’explorer un tout autre univers. Le nouveau roman s’appelle Montréel (oui, Montréel) et se déroule dans la ville du même nom, une version étrange de Montréal où magie et fantômes sont ancrés dans l’architecture même de la ville. Pour ceux qui aiment les classifications précises, il s’agit d’un roman de fantasy uchronique situé à la fin du XXe siècle. J’en lirai un extrait en grande première au congrès Boréal à Sainte-Foy, ce dimanche. Avis aux curieux…
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par Laurine - dimanche, 9 mai 2010 - 11:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Si la lecture de Sandman Slim provoque un sentiment de déjà vu, c’est parce que le roman rappelle beaucoup la série Hellblazer qui met en vedette Constantine, le chasseur de démons désabusé. Ici, Richard Kadrey ne réinvente pas la roue ni la fantasy urbaine, mais ne laissez pas ce détail vous arrêter, surtout si vous aimez les histoires dans lesquelles interviennent des anges et des démons sans que le propos ne devienne bassement manichéen.
L’antihéros du jour, James Stark, vient de passer onze ans en enfer où il a fait office de gladiateur pour divertir la population infernale. Un pouvoir de guérison surnaturel lui a permis de survivre assez longtemps pour planifier son évasion. Manque de pot, il se retrouve à Los Angeles, qui n’est pas un endroit tellement plus recommandable. Sa petite amie est morte, assassinée par les mêmes sinistres individus qui lui ont volé plus d’une décennie de sa vie. S’associant à des alliés magiques et humains, Stark décide de se venger en éliminant la clique de magiciens corrompus. Mais sa vendetta l’amènera à découvrir les rouages d’une conspiration occulte dans lesquels il sera bien vite aspiré. Pour compliquer les choses, la branche paranormale du Department of Homeland Security le tient à l’œil…
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