The Leftovers — Saison 2

The Leftovers - Saison 2La première saison de la série The Leftovers se basait sur le roman éponyme et couvrait l’intégralité du matériel écrit. Le studio ayant renouvelé le contrat de Damon Lindelof et Tom Perrotta, l’occasion était belle de prendre une toute nouvelle direction, à commencer par un générique d’ouverture beaucoup plus ensoleillé. La chanson thème qui l’accompagne est agaçante, mais son sujet est tout à fait à propos alors qu’Iris Dement chante « Let the mystery be » sur fond de scènes quotidiennes où une personne est remplacée par une silhouette transparente.

Dans la tradition de Lost, on mise sur l’étrange et l’inattendu. Dans le tout premier épisode intitulé « Axis Mundi », les dix premières minutes sont consacrées à une femme des cavernes qui perd sa tribu, donne naissance à un bébé et finit par être mordue par un serpent venimeux. La transition se fait ensuite à notre époque au Texas, dans la petite ville de Jarden (oui, comme « Jarden d’Éden ») que le gouvernement a transformé en parc national nommé Miracle lorsqu’on s’est rendu compte qu’il s’agissait de la seule ville au monde à ne pas avoir perdu de membre lors de la grande disparition du 14 octobre. L’entrée est étroitement gardée par les employés du parc national alors que des gens venus des quatre coins de la planète campent en périphérie dans l’espoir d’entrer. C’est à Jarden que nous faisons la connaissance de la famille Murphy, avec qui nous passons le reste de l’épisode avant que Kevin Garvey, le héros de la saison 1, emménage dans la maison d’à côté en compagnie de son amie de cœur Nora Durst, de sa fille adolescente Jill et d’un bébé adoptif. Eux-mêmes ont été précédés de Matt Jamison (le frère de Nora) qui s’est trouvé un boulot dans une église et qui espère que Jarden sera la source du miracle qui sortira sa femme de sa catatonie.

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Arrival

Tiens, un film de SF mature. Venant d’un réalisateur québécois, ce n’est pas quelque chose qu’on voit régulièrement. Ici, c’est Denis Villeneuve qui dirige.

The Leftovers — Saison 1

The Leftovers – Saison 1Le style de la série Lost fait des petits… et le plus encourageant, c’est qu’il ne s’agit pas de bêtes copiés-collés, un signe que la télé peut se montrer bien plus créative que le cinéma. Une création de Damon Lindelof et Tom Perrotta (l’auteur du roman éponyme), The Leftovers est un petit bijou d’atmosphère teinté de mysticisme. Nous y suivons une galerie de personnages bourrés de défauts, mais attachants, qui tentent de donner un sens à leur vie après une catastrophe mondiale, et qui sont témoins de la lente culmination de mystères et de synchronicités étranges.

L’histoire se déroule presque entièrement à Mapleton, un patelin situé dans l’État de New York. La vie a repris un semblant de cours après la disparition inexplicable de 2 % de la population mondiale, dont une centaine à Mapleton même. Aux États-Unis, où la croyance au fameux Rapture est fermement ancrée, la ferveur religieuse a explosé et se manifeste notamment par la prolifération de sectes. Celles-ci sont devenues un tel problème que l’ATF est devenu l’ATFEC, pour Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, Explosives and Cults. L’une de ces sectes, les Guilty Remnants (ou GR pour les intimes), s’est donné pour mission d’être un constant rappel du 14 octobre 2011 : ses membres revêtent du blanc, fument à la chaîne, restent silencieux et suivent partout les proches des disparus en provoquant souvent la fureur de ceux-ci.

Parmi la galerie de personnages, nous avons la famille Garvey, devenue hautement dysfonctionnelle dans la foulée du 14 octobre. Kevin Garvey (Justin Théroux) est devenu le shérif de Mapleton depuis que son père, Kevin Senior, a été interné pour des troubles psychotiques violents. Impuissant, le nouveau shérif est témoin de la lente érosion sociale de son patelin devant l’assaut constant du GR, et à l’éclatement simultané de sa propre famille. Sa femme Laurie (Amy Brenneman) a joint les GR pendant que le fils de celle-ci, Tom (Chris Zylka), a suivi au Texas un prêcheur éphébophile dénommé Holy Wayne. Enfin, Jill (Margaret Qualley), la fille adolescente de Kevin et Laurie, traverse une période de dépression et de nihilisme qui n’arrange pas les choses. Kevin lui-même manifeste de curieux accès de somnambulisme où il commet des actes de plus en plus graves dont il n’a aucun souvenir.

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Le goût de la viande

FlorideDans un billet de 2012, je signalais que la Floride était agitée par une épidémie de cannibalisme apparent à la suite d’attaques sauvages survenues en milieu urbain. Le cas phare du phénomène, Rudy Eugene, avait arraché à pleines dents le visage d’un sans-abri avant d’être abattu par la police. En 2014, c’était au tour d’Anesson Joseph de faire les manchettes : nu et délirant, il avait agressé un policier à la retraite et mordu un jeune homme au visage avant de se ruer devant les policiers qui n’ont eu d’autre choix que de l’abattre. Les médias se sont empressés d’associer le phénomène à l’utilisation de drogues récréatives, les fameux « sels de bain » qui sont devenus la menace sociale à la mode pendant quelques jours. Cependant, des tests de toxicologie n’ont révélé aucune trace de drogues illicites, d’alcool, de médicaments d’ordonnance ou d’aldultérants dans le système de Rudy Eugene, qui n’avait finalement consommé que de la marijuana. Anesson Joseph, quant à lui, n’avait ingéré qu’un médicament antiépileptique, donc pas le genre de produit qui incite à bouffer le nez de son voisin.

En finale, les causes exactes qui ont poussé ces hommes à se comporter comme des bêtes enragées restent nébuleuses. Quelques théories ont été prudemment avancées au fil du temps, allant du manque de sommeil (!) au délire actif. Aucune n’est vraiment satisfaisante.

Pourquoi revenir là-dessus?

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Mr. Robot — Saison 1

Mr. Robot - Saison 1Après avoir terminé l’excellent Person of Interest, j’ai été agréablement surprise de découvrir une autre série prenante mettant à l’avant-plan la nature à double tranchant de la technologie. Avec Mr. Robot, nous plongeons dans l’univers trouble des hackers, peu importe la couleur du chapeau qu’ils portent (en français, je crois qu’il faut parler de bidouilleurs et de pirates, mais vous comprenez de quoi je parle).

L’histoire est perçue principalement à travers les yeux d’Elliott Alderson, un technicien en sécurité travaillant pour la cyberentreprise Allsafe à New York. Souffrant de dépression et de phobie sociale, il est incapable d’établir une réelle connexion avec les gens autrement qu’en les piratant sur Internet pour découvrir leurs secrets. Par la force des choses, il devient une sorte de justicier en mettant au jour les agissements criminels des uns et des autres. Lorsque le groupe fsociety pirate les serveurs du consortium E Corp, le plus gros client d’Allsafe, Elliott est entraîné dans leur projet le plus fou : effacer les données d’E Corp pour littéralement effacer la dette mondiale.

Elliott est admirablement bien joué par Rami Malek, un acteur à la drôle de gueule et dont les yeux immenses rendent bien l’introversion maladive du personnage. Ce dernier a toujours au moins deux fils de pensée simultanés en tête, et l’un de ces fils consiste en une conversation avec un ami imaginaire — nous, le spectateur. Comme l’histoire nous est présentée à travers le prisme déformant de sa perception, E Corp est systématiquement rebaptisée Evil Corp, et les affiches publicitaires montrent de curieux de messages. Des cadrages adroits et inattendus ajoutent à l’impression déstabilisante de l’ensemble, et la série passe du thriller social au trip paranoïaque sans perdre de sa fluidité.

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Solaris 199

Solaris 199 - CouvertureSolaris 199 vient de sortir avec une couverture de Tomislav Tikulin. En vedette, la nouvelle gagnante du Prix Solaris décerné cette année à Éric Gauthier. Félicitations, Éric!

Également au menu, des nouvelles de Tania Duquette, Hugues Morin, Julie Martel, Dave Côté et Jean-Pierre Laigle. Du côté de la non fiction, vous trouverez des articles de Christopher Priest, Jonathan McCalmont et Mario Tessier (Les Carnets du Futurible), la chronique Sci-néma de Christian Sauvé, Les Littéranautes et autres critiques littéraires.

Ci-après, deux de mes illustrations qui apparaissent dans le numéro.

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Stranger Things

Stranger Things

Si vous êtes abonné à Netflix et que vous n’avez pas encore vu Stranger Things, qu’attendez-vous? Une création des frères Matt et Ross Duffer, cette série nous remet au goût du jour le genre SF des années 80. Les Boomers et les Gen X reconnaîtront les références à Steven Spielberg, Stephen King, et John Carpenter. Ils se replongeront dans la culture populaire de l’époque et aussi, à un certain degré, dans le visuel cinématographique. L’immersion est réussie, et les huit épisodes de cette première saison sont du bonbon.

Les prémices sont maintenant classiques, du genre qu’on a lu des tas de fois dans les romans de King ou de Koontz. Dans un petit patelin semi-rural, un gamin disparaît mystérieusement dans la forêt, à proximité d’une installation scientifique aux activités secrètes. Des recherches sont entreprises par le shérif pendant que la mère éplorée semble recevoir des signaux d’une autre dimension indiquant que son fils est toujours en vie. Les trois copains du disparu mènent leur propre enquête et découvrent une fillette quasi muette sortie de nulle part, qui démontre assez vite des pouvoirs de télékinésie. Pour ajouter au mystère, il devient évident aux yeux de deux adolescents qu’un monstre arpente les bois et peut être à l’origine des disparitions qui se produisent dans la communauté.

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Pokémon Go: le recensement

Des millions de personnes, à ce qu’on dit, se sont mises dernièrement à parcourir des lieux réels, téléphone intelligent en main, pour révéler puis capturer des créatures virtuelles. La popularité subite du jeu Pokémon Go offre une superbe occasion d’observer les conséquences inattendues d’une nouvelle technologie. Non pas que la réalité augmentée soit née avec ce jeu, loin de là, mais celui-ci en offre une démonstration particulièrement accessible et à grande échelle. Fasciné par le phénomène, j’ai entrepris de recenser des articles signalant les effets secondaires du jeu. Collectionnez-les tous!

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Person of Interest

Person of InterestUne série que je classe sans hésiter parmi mes préférées pour l’intelligence de sa conception, Person of Interest n’a pourtant pas reçu l’attention qu’elle méritait, manquant de peu d’être retirée des ondes en cours de route comme tant d’autres. L’aspect répétitif des deux premières saisons est sans doute à blâmer. Au moment de leur diffusion, les spectateurs ne pouvaient prévoir que ces épisodes conventionnels (qui se regardent par ailleurs très bien) servaient avant tout à camper les personnages clés et le contexte sociopolitique dans lequel se jouerait le grand jeu. Mais commençons par le début.

L’histoire se déroule à New York de nos jours. Après les attentats du 11 septembre, Harold Finch (Michael Emerson de Lost) crée une intelligence artificielle capable de lire et d’interpréter les renseignements informatiques dans le monde entier afin de détecter l’imminence d’une nouvelle attaque. Appels, messages, vidéos, enregistrements, factures et dossiers, tout est utile pour noter des schémas sinistres se dessiner. La Machine est vendue en secret au gouvernement, qui s’empresse de mettre sur pied des escouades de tueurs chargés d’éliminer les menaces. Mais la Machine voit tout, les terroristes comme les criminels ordinaires. S’étant ménagé une entrée dans l’AI, Harold Finch reçoit des données sur les citoyens que le gouvernement juge sans importance dans le contexte de la sécurité nationale. Parce que l’AI a été intentionnellement limitée par Finch pour ne pas devenir un danger à long terme, elle ne fait que fournir des listes de numéros d’assurance sociale. S’agit-il de personnes en danger ou de criminels en puissance? À Finch de le découvrir. Pour ce faire, il embauche un ex-agent secret à la dérive, mais extrêmement doué, nommé John Reese (Jim Caviezel). Cas par cas, le duo tente de prévenir les meurtres avant qu’ils ne se produisent, tout en évitant d’être repérés.

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La bibliothèque de la fin du monde

Vieux livresTout le monde a sans doute entendu parler de survivalisme. Il s’agit du mode de vie d’individus qui se préparent à une catastrophe d’ampleur en emmagasinant des provisions et des munitions, en construisant des bunkers ou des abris autosuffisants, en apprenant la survie en plein air, etc. Outre les scénarios de type guerre totale, pandémie ou désastre environnemental, il y a celui de la tempête solaire ou d’une cyberattaque et de leurs effets sur le réseau électrique, dont la société occidentale est devenue absolument dépendante. Si ce réseau devait cesser de fonctionner, l’infrastructure servant à répondre aux besoins essentiels, comme la nourriture et les soins médicaux, ne fonctionnerait plus. L’activité humaine s’en trouverait si perturbée que peu de gens surviviraient aux premiers mois, et les citoyens qui s’attendent à voir les secours arriver déchanteraient vite. Les livres sur le survivalisme, c’est bien beau, mais ils n’expliquent pas comment redémarrer une société.

Les survivants devront apprendre les techniques utilisées avant l’avènement de l’électricité, sauf que ces techniques ne sont plus enseignées. C’est là que la Survivor Library entre en jeu. Son administrateur a collectionné au fil des ans des centaines d’ouvrages traitant de tous les sujets utiles, allant de l’agriculture à la construction de barrages, en passant par l’exploitation du charbon, la dentisterie, la couture et la navigation. Sur ce site, vous trouverez l’ensemble des connaissances des 19e et 18e siècles — connaissances perdues par notre adoption enthousiaste d’une vie industrielle et technologique. Ces traités sont accessibles tant et aussi longtemps que l’informatique se porte bien, avis aux intéressés…

P.-S. Pas besoin d’être alarmiste pour profiter de la bibliothèque de l’Apocalypse. Les auteurs qui font dans l’historique ou le steampunk pourront également tirer parti des mégaoctets d’informations qu’elle contient.

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Entreprendre d’écrire

Depuis un an ou deux, j’observe chez les écrivains québécois un certain découragement. Beaucoup s’inquiètent de la santé du marché du livre et, par là même, de la viabilité du métier d’écrivain. Certains examinent leur propre carrière et en arrivent à un bilan désolant.

Je n’échappe pas à ce découragement, mais l’envie me vient de mieux le saisir pour bien lui botter le derrière. De réfléchir, de chercher des pistes de solution. Ce faisant, je me trouve à identifier quelques paradoxes. Certains aspirants écrivains ne sont pas nécessairement conscients de ces paradoxes et finissent par s’y heurter d’autant plus fort. Certains en sont conscients, mais n’en prennent pas toute la mesure. Nous sommes doués, après tout, pour rêver et nous raconter des histoires. Notamment celle où ce sont les autres, pas nous, qui se heurteront aux obstacles.

Voici déjà un paradoxe: pour devenir écrivain, on a intérêt à devenir aussi autre chose. À devenir, carrément, un entrepreneur. Si l’on ne veut pas pratiquer un autre métier à côté pour gagner sa vie, il faut en quelque sorte s’imposer une vocation supplémentaire.

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The Fireman — Joe Hill

The Fireman - Joe HillAprès avoir lu plusieurs romans de Hill de longueur standard, j’ai été surprise de découvrir que son dernier titre dépassait les 750 pages. Cela donne en théorie une marge généreuse pour développer des protagonistes, une intrigue ou un univers. En théorie. Dans les faits, cette histoire m’a paru télégraphiée. Je n’ai pas retrouvé ces petits détails qui donnent de la personnalité aux bouquins de Hill, ou si peu.

Les prémices sont des plus classiques. Le monde est frappé par une pandémie et s’enfonce dans le chaos. J’accorde volontiers des points d’originalité à la nature de la maladie véhiculée par une spore baptisée Draco incendia trychophyton, ou « Dragonscales » : ceux qui en sont atteints périssent par combustion spontanée au bout de quelques jours et, très vite, des villes sont ravagées par les flammes. L’héroïne, Harper Willowes, est larguée par son mari instable lorsqu’elle commence à présenter des symptômes. Enceinte et sans ressource, elle trouve refuge dans une colonie de contaminés au camp Wyndham. Ces gens ont trouvé moyen de stopper leur propre embrasement en se rassemblant mentalement dans une sorte de lumière, le « Bright ». Néanmoins, le danger est partout, que ce soit les équipes de quarantaine chargées d’enfermer les malades, ou les escadrons de crémation civils qui exécutent tous les citoyens soupçonnés d’être atteints. Et c’est sans parler des individus ordinaires, comme le mari de Harper, qui sombrent dans la folie.

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Obduction, la bande-annonce

Cyan, l’entreprise qui a créé la série de jeux vidéo Myst, a annoncé la sortie prochaine de sa dernière création intitulée Obduction. Financée collectivement via Kickstarter, la création du jeu a connu quelques problèmes lorsqu’un distributeur s’est mêlé au projet, ce qui a repoussé l’achèvement à 2016. Nous y sommes! Je n’ai pas encore examiné les exigences techniques pour faire rouler ce jeu, et j’espère qu’il sera compatible avec la plateforme que j’utilise actuellement. Je me croise les doigts!

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The Magicians — Saison 1

The Magicians - Saison 1

Je suis en train de lire le dernier volume de la trilogie des Magiciens de Lev Grossman, une sorte de version pour adultes des romans du genre Harry Potter et Narnia (avec de nombreux clins d’œil aux classiques pour les fans de fantasy). Syfy a eu la bonne idée d’adapter l’œuvre en série télévisée et, après avoir vu la première saison, j’avoue que le résultat est à la hauteur.

Parce que les livres n’ont rien de simple — on y trouve beaucoup d’introspection, de scènes d’étude aride de la magie, de voyages dans le temps et l’espace, et de personnages aux histoires parallèles —, la version télé se permet de grandes libertés en reconstruisant l’ensemble, et c’est sûrement pour le mieux. L’essentiel est toujours là, avec un héros mal adapté dans notre monde ordinaire qui est appelé à fréquenter Brakebills, une école secrète de magie. Entre ses cours, ses mésaventures et ses beuveries, il tente de démêler le mystère entourant Fillory, un univers imaginaire créé par un célèbre auteur pour enfants, univers qui se révélera très vite réel.

Quentin Coldwater, de son vrai nom, est accompagné d’une bande d’amis disparates, chacun ayant son boulet personnel à traîner. Il y a Alice, la « Hermione » du groupe, qui cherche à comprendre comment son frère a péri dans cet établissement; Penny, un macho capable de se téléporter qui est victime d’assauts psychiques; Elliot, un homosexuel qui a découvert ses pouvoirs en causant la mort d’une brute qui le harcelait; Margo (Janet, dans les romans), une fille troublée qui entretient une façade à la fois dure, moqueuse et aguicheuse. Julia Wicker est également présente dans cette saison, même si son histoire n’est narrée que dans le deuxième volume. Refusée par Brakebills, elle cherche désespérément à étudier la magie par tous les moyens — et ces derniers s’avéreront puissants et dangereux au fil des rencontres étranges qu’elle fera parmi la faune cachée de New York.

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Chasing Shadows — Hartley et DeLonge

Chasing ShadowsDans un billet précédent, je parlais d’une entrevue de Tom DeLonge sur Coast to Coast AM dans laquelle il donnait les grandes lignes d’un projet multiplateforme visant à expliquer le phénomène ufologique, et ce, du point de vue des gens qui en cachent normalement l’existence — et avec leur bénédiction de surcroît. L’un des volets de ce projet consiste en une série de romans « basés sur des faits réels » signés par A.J. Hartley, avec la collaboration de DeLonge. Le premier titre, Sekret Machines: Chasing Shadows, est paru le mois dernier.

Comme il y a beaucoup d’informations à transmettre, l’histoire est racontée du point de vue de plusieurs personnages qui se retrouvent jusqu’aux coudes dans un aspect ou l’autre du secret ufologique. L’avantage évident est ainsi de pouvoir aborder différents angles sur plusieurs années. Entre les aventures des principaux protagonistes se glissent des apartés, ceux-ci couvrant des moments marquants dans l’histoire récente des ovnis : l’enlèvement de Betty et Barney Hill, la vague d’ovnis en Belgique, l’apparition d’un vaisseau au-dessus d’une base à missiles du Montana, etc. Ce premier roman ratisse très large et on nous promet de continuer.

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