Constantine — Saison 1

Constantine - Saison 1Au hasard de mes explorations de YouTube il y a plusieurs mois, j’avais découvert que la BD Constantine d’Alan Moore et ses collègues de DC Comics allait faire l’objet d’une adaptation en série télévisée. Malgré une bande-annonce conventionnelle, j’avais hâte de voir de quoi le produit final aurait l’air.

Sans être une grande lectrice de BD, j’ai bien aimé les quelques numéros de Hellblazer que j’ai lus. D’accord, le dessin n’est pas terrible, comme c’est souvent le cas avec les œuvres réalisées hâtivement pour respecter des échéances serrées. Mais le récit est prenant avec son antihéros maudit dont le Ciel et l’Enfer semblent se moquer.

L’adaptation cinématographique de 2005 m’a plu aussi, même si les « vrais » fans du personnage n’ont pas digéré l’attribution du rôle à Keanu Reeves, qui n’est ni blond ni britannique. Le film propose de belles images, une ambiance réussie d’horreur à grand budget et des personnages colorés joués par des bons acteurs, surtout l’irrésistible diable de Peter Stormare. Ah, il y avait Rachel Weisz et Tilda Swinton, alors que demander de plus?

En fin de compte, de tout l’univers de Constantine, c’est la série télé qui ressort le moins bien. Déjà, l’héroïne qu’on nous présente au premier épisode est subitement mise de côté pour être remplacée par un autre protagoniste féminin. Les scénaristes se sont rendu compte en plein parcours qu’une ingénue ne pouvait pas faire un bon sidekick pour un homme compliqué comme Constantine. Ça commence mal si ce genre de problème n’est pas corrigé à l’étape de l’écriture, non? Bref, la clairvoyante Liv Aberdine (Lucy Griffith) cède la place à l’empathe Zed (Angélica Celaya), non sans avoir fourni une carte des États-Unis — le lieu de toutes les apocalypses — pleine de taches de sang qui se mettent à couler aux endroits où un phénomène surnaturel va se manifester.

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Prix Aurora/Boréal 2015 – Lauréats

Prix Aurora-Boréal

Les lauréats aux Prix Aurora/Boréal sont maintenant connus, ayant été annoncés au congrès Boréal le 8 mai 2015. Voici la liste:

  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur roman: Élisabeth Vonarburg: Hôtel Olympia (Alire)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleure nouvelle: Joël Champetier: « Pour son œil seulement » (Solaris 192)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur ouvrage connexe: Solaris: Revue, ed. Joël Champetier
  • Prix Boréal • Création artistique audiovisuelle: Émilie Léger (Couvertures, 6, chalet des brumes (Les Six Brumes); Dix ans d’éternité (Les Six Brumes); Petits démons (Les Six Brumes), etc.)
  • Prix Boréal • Fanédition: Clair/Obscur: (fanzine) – www.revueclairobscur.ca

Furent également annoncés les prix suivants le vendredi, 8 mai:

Nos félicitations aux lauréats!

Production 2015 [6]

Les soeurs Fayel Chez Tisseyre, dans la collection Chacal, vient de paraître le titre Les sœurs Fayel de Rachel Gilbert dont j’ai illustré la couverture.

La fin du roman annonce une suite, mais je ne sais pas encore sur combien de volumes s’étendra le récit. Il s’agit d’une quête initiatique dont le genre n’est pas encore cerné — à ce stade, il pourrait s’agit de science-fiction ou de fantasy. J’avoue cependant que les noms des personnages et la curieuse langue dont il est question plus loin dans l’histoire fait plutôt pencher la balance en faveur de la fantasy.

Pour les jeunes amateurs d’aventures et de mystères.

Résumé
Val-Tonin est une petite ville québécoise sans histoire. Du moins, c’est ce que croit la majorité de ses habitants… Arrivées depuis six ans dans la région, Dahlia, Rose et Amaryllis Smith peinent à s’intégrer aux Valtonois. Mais il y a pire que les moqueries de leurs camarades de classe. En effet, les sœurs sont depuis longtemps tourmentées par un fait inquiétant : aucune d’entre elles ne se souvient de quoi que ce soit avant Val-Tonin. Isolées, elles trompent leur ennui en s’aventurant dans les bois alentour où elles finissent par trouver un objet étrange qui fait basculer leur existence : Izrinar. Forcées de fuir devant d’énigmatiques ennemis qui convoitent leur découverte, les sœurs s’engagent malgré elles dans un long et périlleux voyage. Au-delà des dangers qui les guettent, pourront-elles obtenir ce qu’elles recherchent depuis toujours : des réponses sur leur passé?

 
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Production 2015 [5]

Solaris 194

Solaris 194 Oyez! Oyez! Solaris 194 est récemment paru sous une autre belle illustration de Tomislav Tikulin. (Oui, nous avons survécu à 2012, mais cette interprétation-là a un côté chtonien inattendu.)

Vous y trouverez ce trimestre un article sur Iain Banks signé par Jean-Louis Trudel, qui partage les notes prises lors d’une entrevue téléphonique (il faut noter que Banks est décédé en 2013). De son côté, Mario Tessier se penche sur l’imaginaire médiéval au Québec avec beaucoup de matériel à l’appui : il y est question de livres, bien sûr, mais aussi de musique, de télévision, de jeux grandeur nature ou vidéo. Dans ce numéro, vous trouverez aussi la chronique cinéma de Christian Sauvé et plusieurs critiques faites par des collaborateurs de titres récemment parus.

Cinq nouvelles sont au menu, illustrées par moi :

« Les Précieuses Minuscules » de Natasha Beaulieu
« Projection privée » de Pierre-Luc Lafrance
« Objets intelligents » de Jean-Noël Lafarge
« Les Raisins de Gournah » de Célia Chalfoun
« Pour que s’anime le ciel factice » de Frédérick Durand
 
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Prix Aurora-Boréal 2015 – Finalistes

Prix Aurora-Boréal

Les finalistes aux Prix Aurora/Boréal 2015 sont maintenant connus. Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu à Montréal du 8 au 10 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnants!

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Retour sur dix ans de framboises

En dix ans, je crois bien qu’il n’y a eu que du positif dans cette aventure (à part, naturellement, les quantités industrielles de pourriels que nous avons reçues, et même là, on peut y trouver de l’inspiration). Mon seul regret, vous vous en douterez, est de ne pas avoir contribué plus souvent. Je salue d’ailleurs Laurine qui a su garder le blogue bien vivant.

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Une décennie fractale

Fractale Framboise célèbre déjà son dixième anniversaire!  Qui l’aurait cru: deux générations internet plus tard, à un moment où la capacité d’attention populaire peine à durer plus de 140 signes ou trente secondes?  Fractale Framboise endure et perdure, offrant un peu plus de contenu dans un univers où l’imaginaire est devenu roi.

Il est vrai que j’ai été plutôt silencieux ici depuis quelques années, l’essentiel de mes présences depuis 2011 se limitant aux annonces habituelles de Prix Aurora/Boréal.  Je n’ai définitivement plus autant de temps libre que j’en avais en 2005: je suis marié, j’ai une petite fille, j’ai les soucis stéréotypés d’un quasi-quarantenaire vivant en banlieue.  Qu’ajouter de plus?

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C’est l’histoire de 3 framboises sur Internet

J’ignore quelle est la durée de vie moyenne d’un blogue, mais j’avoue avoir eu un léger choc en réalisant que nous avions atteint notre 10e année. À l’origine, le projet partait d’une idée de Christian qui visait, entre autres choses, à pallier la communication papier qui manquait d’instantanéité. Vous vous en rendez compte? On croirait que je parle de l’ère Paléozoïque.

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10 ans plus tard

10 ansTempus fugit! Qui l’aurait pensé? Fractale framboise a déjà complété sa dixième année d’existence. Avec plus de 850 billets à notre actif, nous sommes toujours au poste pour vous faire part de nos dernières créations, de nos trouvailles et de nos coups de cœur. L’attrait pour la science-fiction, le fantastique, la fantasy — sans parler de l’insolite et du merveilleux — est toujours aussi marqué. Merci à tous nos fidèles lecteurs! Restez branchés sur la grosse framboise pour un petit billet commémoratif ce week-end.

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The World of Tomorrow

Il y a sur Vimeo un petit bijou de court-métrage que vous devriez regarder. D’une durée d’un quart d’heure, The World of Tomorrow de Don Hertzfeldt est un film d’animation peuplé de bonhommes allumettes. La simplicité de la présentation cache un propos surprenant. Une gamine nommée Emily est visitée par son futur clone, qui l’emmène faire un tour 227 ans plus tard et lui donne un aperçu de l’état du monde. La technologie a fait des bonds prodigieux, mais l’humanité a toujours aussi peur de la mort. Le récit alterne entre la tristesse, le cynisme, l’humour noir et l’absurde en plus de proposer une réflexion philosophique.

Cette vidéo, qui a fait un tabac au festival de Sundance, peut être louée pendant un mois et l’argent va au talentueux créateur, ce qui n’est pas un mauvais modèle d’affaires, il faut avouer.

Je vous recommande d’activer les sous-titres s’ils ne vous gênent pas, ne serait-ce que pour comprendre le babillage de la gamine.

Jetez aussi un coup d’oeil au site Bitter Films.

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Production 2015 [4]

Le NémésisAux Éditions Vents d’Ouest paraît un nouveau titre de science-fiction dans la collection Nébuleuse. Le Némésis d’Olivier Descamps propose une dystopie nouveau genre dans un roman plus intellectuel que la moyenne. Pour ceux que les questions philosophiques rejoignent…

Résumé
Tout le monde sait ce que sont le Bien et le Mal : le Bien est de suivre la voie du Héros, le représentant de l’Ordre, et le Mal est de se perdre dans l’influence du Némésis, l’incarnation de l’ennemi. C’est une évidence que tout le monde comprend, ou prétend comprendre. Sauf Pierre.

Poussé malgré lui par une soif de liberté, une curiosité qui l’entraîne à remettre en question les valeurs des adultes, l’adolescent vit rejeté de tous. Son existence aurait sans doute été invisible, mais le Héros, tué dix-huit ans plus tôt par le Némésis, doit se réincarner prochainement dans un enfant de l’âge de Pierre. Tous les regards sont tournés sur ceux de sa génération, et lorsqu’un personnage étrange vient provoquer l’adolescent, les événements s’enchaînent pour ouvrir un monde de possibilités à Pierre.

À propos de la couverture, j’avoue que ce n’est pas facile de mettre un personnage antipathique et d’apparence ordinaire bien en vue. Pierre est le genre qui se transformerait volontiers en papier peint pour qu’on le laisse tranquille.

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Prix Boréal/Aurora 2015: Il est temps d’envoyer vos nominations!

Prix Aurora-Boréal

Les Prix Boréal/Aurora visent à reconnaître ce qui s’est fait de mieux en imaginaire d’ici, et ils seront remis au Congrès Boréal, qui aura lieu à Montréal du 8 au 10 mai prochain. Vous pouvez dès maintenant envoyer vos nominations pour les prix: Jetez un coup d’oeil à la liste d’éligibilité pour vous rafraîchir la mémoire, puis complétez le bulletin de nomination. Vous avez jusqu’au lundi 20 avril pour envoyer vos nominations, alors ne tardez pas!

[ERRATA: Le wiki canadiansf.com ayant cessé de fonctionner la journée après la mise en ligne initiale de la liste d’éligibilité, celle-ci se trouve maintenant au site congresboreal.ca.]

Pourquoi est-ce que vous devriez participer? Parce que les nominations sont généralement plus représentatives le plus il y a de participants, et que les règlements spécifient un seuil minimal de nominations sans lesquels les Prix ne sont pas remis. Vous n’avez lu que quelques nouvelles ou romans? Inscrivez ceux ou celles qui vous paraissent digne de plus d’attention. Vous n’avez pas à remplir chaque catégorie, vous n’avez même pas à remplir les trois items dans aucune catégorie: inscrivez ce qui vous parait méritoire, et vous aurez fait votre part.

S — Doug Dorst

S – Doug Dorst & J. J. AbramsJe n’ai pas suivi le buzz Internet entourant la parution du ce livre coécrit par J. J. Abrams. Je l’ai trouvé sur Amazon et je me suis dit, tiens, le créateur de Lost se lance dans le format roman. Et pourquoi pas? Guillermo Del Toro a bien coécrit The Strain. Je me suis donc procuré l’ouvrage sans idées préconçues et sans savoir à quoi m’attendre.

Surprise! S n’est pas tant un livre qu’un prop de cinéma, un objet à la fois cérébral, visuel et tactile qui propose une expérience que les tablettes électroniques ne peuvent pas concurrencer. L’élégant boîtier noir renferme un livre intitulé Ship of Theseus d’un dénommé V. M. Straka — l’œuvre fictive d’un auteur fictif conçue pour ressembler à un ouvrage des années 40 provenant de la bibliothèque d’une école secondaire (tampons et dates à l’appui). Intercalés entre les pages se trouvent plusieurs documents : photocopies, articles, lettres manuscrites, cartes postales, chacun concernant les nombreuses notes gribouillées dans les marges du livre par deux lecteurs fictifs, Eric et Jen.

Jen trouve le bouquin qu’Eric a oublié à l’université et le lui renvoie avec une note. S’ensuit une correspondance par livre interposé sur l’élusif V. M. Straka que personne n’a jamais vu, sur son étrange traducteur qui laisse des notes en bas de page codées, sur la situation personnelle d’Eric et Jen aussi. La jeune femme fait des études en littérature et se remet difficilement d’une rupture. Le jeune homme, lui, a été viré de l’université dans des circonstances douteuses et il est obligé de se rendre à l’établissement par des tunnels secrets afin de poursuivre ses recherches sur Straka. Il s’écoule pas mal de temps avant qu’ils se rencontrent enfin, mais les notes continuent inlassablement. La paranoïa s’installe quand ils se rendent compte qu’on s’intéresse beaucoup à leur enquête pour percer l’énigme du dernier ouvrage de Straka, Ship of Theseus. Une organisation secrète commence même à se manifester en signant sa présence d’un S géant. Des gens meurent dans des circonstances nébuleuses, aussi.

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Bizarro

BizarroVoilà. Les rumeurs ne mentaient pas. La Maison des viscères publiera en avril sa nouvelle anthologie et vous pouvez en commander un exemplaire sans plus attendre. Mieux: il y a moyen de profiter de cette pré-vente pour obtenir une version numérique du livre dès maintenant, avant qu’il soit officiellement disponible.

J’y ai contribué une histoire. Le titre du livre résume aussi ce qui m’a attiré dans ce projet: la possibilité d’explorer ce courant littéraire appelé « bizarro ». La littérature bizarro se veut étrange, souvent excessive ou exubérante, à la fois déroutante et divertissante. Le genre est difficile à cerner avec précision mais on peut se référer au site Bizarro Central pour une tentative de définition.

Pour donner libre cours à l’étrange, j’ai choisi l’un des décors les plus banals qui soient: une de ces omniprésentes chaînes d’hôtels qui offrent la même expérience où que l’on se trouve. Ainsi est née « Fine Stay Inn », une histoire d’aventure involontaire, de semi-huis-clos, de dérèglement spatio-temporel et social. Le ridicule et l’horrible s’y côtoient. Horrible à quel point? À vous de me le dire. On ne peut pas dire que l’histoire est bourrée de viscères mur à mur… exception faite de la scène où il y a des viscères mur à mur. Je me suis amusé, en tout cas, et j’espère que vous amuserez aussi.

Procurez-vous ce livre et vous m’y trouverez en bonne compagnie: au sommaire se trouvent aussi « Le jardin d’Ummfrang » de Dave Côté et « Le contraste de l’éternité » de Guillaume Voisine. Je viens de recevoir mon exemplaire numérique et j’ai hâte de m’y plonger. À vous de profiter de la prévente et faire de même…

Ajout: j’aurais dû mentionner que la couverture est l’oeuvre de Mary Khaos. Vous pouvez admirer l’image en plus haute résolution ici.

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Penny Dreadful — Saison 1

Penny DreafulDifficile de résister à une série portant un nom aussi évocateur! La bande-annonce avait aussi de quoi allécher tout amateur du genre avec son compendium de monstres victoriens. L’idée de les réunir dans une même œuvre n’est pas nouvelle, je sais. Avant que John Logan se demande comment autant de classiques fantastiques ont pu paraître sur une période aussi courte, d’autres avaient déjà commencé à faire des assemblages divers. Pourtant, Penny Dreadful se démarque du lot, ne serait-ce que par sa splendide facture. Aussi, là où d’autres misent essentiellement sur l’action et une lutte ouverte entre des factions nettes (le Bien contre le Mal, encore et toujours), la série propose une galerie de personnages déchirés par leur dualité.
 

 
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