Prix Aurora-Boréal 2015 – Finalistes

Prix Aurora-Boréal

Les finalistes aux Prix Aurora/Boréal 2015 sont maintenant connus. Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu à Montréal du 8 au 10 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnants!

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Retour sur dix ans de framboises

En dix ans, je crois bien qu’il n’y a eu que du positif dans cette aventure (à part, naturellement, les quantités industrielles de pourriels que nous avons reçues, et même là, on peut y trouver de l’inspiration). Mon seul regret, vous vous en douterez, est de ne pas avoir contribué plus souvent. Je salue d’ailleurs Laurine qui a su garder le blogue bien vivant.

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Une décennie fractale

Fractale Framboise célèbre déjà son dixième anniversaire!  Qui l’aurait cru: deux générations internet plus tard, à un moment où la capacité d’attention populaire peine à durer plus de 140 signes ou trente secondes?  Fractale Framboise endure et perdure, offrant un peu plus de contenu dans un univers où l’imaginaire est devenu roi.

Il est vrai que j’ai été plutôt silencieux ici depuis quelques années, l’essentiel de mes présences depuis 2011 se limitant aux annonces habituelles de Prix Aurora/Boréal.  Je n’ai définitivement plus autant de temps libre que j’en avais en 2005: je suis marié, j’ai une petite fille, j’ai les soucis stéréotypés d’un quasi-quarantenaire vivant en banlieue.  Qu’ajouter de plus?

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C’est l’histoire de 3 framboises sur Internet

J’ignore quelle est la durée de vie moyenne d’un blogue, mais j’avoue avoir eu un léger choc en réalisant que nous avions atteint notre 10e année. À l’origine, le projet partait d’une idée de Christian qui visait, entre autres choses, à pallier la communication papier qui manquait d’instantanéité. Vous vous en rendez compte? On croirait que je parle de l’ère Paléozoïque.

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10 ans plus tard

10 ansTempus fugit! Qui l’aurait pensé? Fractale framboise a déjà complété sa dixième année d’existence. Avec plus de 850 billets à notre actif, nous sommes toujours au poste pour vous faire part de nos dernières créations, de nos trouvailles et de nos coups de cœur. L’attrait pour la science-fiction, le fantastique, la fantasy — sans parler de l’insolite et du merveilleux — est toujours aussi marqué. Merci à tous nos fidèles lecteurs! Restez branchés sur la grosse framboise pour un petit billet commémoratif ce week-end.

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The World of Tomorrow

Il y a sur Vimeo un petit bijou de court-métrage que vous devriez regarder. D’une durée d’un quart d’heure, The World of Tomorrow de Don Hertzfeldt est un film d’animation peuplé de bonhommes allumettes. La simplicité de la présentation cache un propos surprenant. Une gamine nommée Emily est visitée par son futur clone, qui l’emmène faire un tour 227 ans plus tard et lui donne un aperçu de l’état du monde. La technologie a fait des bonds prodigieux, mais l’humanité a toujours aussi peur de la mort. Le récit alterne entre la tristesse, le cynisme, l’humour noir et l’absurde en plus de proposer une réflexion philosophique.

Cette vidéo, qui a fait un tabac au festival de Sundance, peut être louée pendant un mois et l’argent va au talentueux créateur, ce qui n’est pas un mauvais modèle d’affaires, il faut avouer.

Je vous recommande d’activer les sous-titres s’ils ne vous gênent pas, ne serait-ce que pour comprendre le babillage de la gamine.

Jetez aussi un coup d’oeil au site Bitter Films.

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Production 2015 [4]

Aux Éditions Vents d’Ouest paraît un nouveau titre de science-fiction dans la collection Nébuleuse. Le Némésis d’Olivier Descamps propose une dystopie nouveau genre dans un roman plus intellectuel que la moyenne. Pour ceux que les questions philosophiques rejoignent…

Résumé
Tout le monde sait ce que sont le Bien et le Mal : le Bien est de suivre la voie du Héros, le représentant de l’Ordre, et le Mal est de se perdre dans l’influence du Némésis, l’incarnation de l’ennemi. C’est une évidence que tout le monde comprend, ou prétend comprendre. Sauf Pierre.

Poussé malgré lui par une soif de liberté, une curiosité qui l’entraîne à remettre en question les valeurs des adultes, l’adolescent vit rejeté de tous. Son existence aurait sans doute été invisible, mais le Héros, tué dix-huit ans plus tôt par le Némésis, doit se réincarner prochainement dans un enfant de l’âge de Pierre. Tous les regards sont tournés sur ceux de sa génération, et lorsqu’un personnage étrange vient provoquer l’adolescent, les événements s’enchaînent pour ouvrir un monde de possibilités à Pierre.

À propos de la couverture, j’avoue que ce n’est pas facile de mettre un personnage antipathique et d’apparence ordinaire bien en vue. Pierre est le genre qui se transformerait volontiers en papier peint pour qu’on le laisse tranquille.

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Prix Boréal/Aurora 2015: Il est temps d’envoyer vos nominations!

Prix Aurora-Boréal

Les Prix Boréal/Aurora visent à reconnaître ce qui s’est fait de mieux en imaginaire d’ici, et ils seront remis au Congrès Boréal, qui aura lieu à Montréal du 8 au 10 mai prochain. Vous pouvez dès maintenant envoyer vos nominations pour les prix: Jetez un coup d’oeil à la liste d’éligibilité pour vous rafraîchir la mémoire, puis complétez le bulletin de nomination. Vous avez jusqu’au lundi 20 avril pour envoyer vos nominations, alors ne tardez pas!

[ERRATA: Le wiki canadiansf.com ayant cessé de fonctionner la journée après la mise en ligne initiale de la liste d’éligibilité, celle-ci se trouve maintenant au site congresboreal.ca.]

Pourquoi est-ce que vous devriez participer? Parce que les nominations sont généralement plus représentatives le plus il y a de participants, et que les règlements spécifient un seuil minimal de nominations sans lesquels les Prix ne sont pas remis. Vous n’avez lu que quelques nouvelles ou romans? Inscrivez ceux ou celles qui vous paraissent digne de plus d’attention. Vous n’avez pas à remplir chaque catégorie, vous n’avez même pas à remplir les trois items dans aucune catégorie: inscrivez ce qui vous parait méritoire, et vous aurez fait votre part.

S — Doug Dorst

S – Doug Dorst & J. J. AbramsJe n’ai pas suivi le buzz Internet entourant la parution du ce livre coécrit par J. J. Abrams. Je l’ai trouvé sur Amazon et je me suis dit, tiens, le créateur de Lost se lance dans le format roman. Et pourquoi pas? Guillermo Del Toro a bien coécrit The Strain. Je me suis donc procuré l’ouvrage sans idées préconçues et sans savoir à quoi m’attendre.

Surprise! S n’est pas tant un livre qu’un prop de cinéma, un objet à la fois cérébral, visuel et tactile qui propose une expérience que les tablettes électroniques ne peuvent pas concurrencer. L’élégant boîtier noir renferme un livre intitulé Ship of Theseus d’un dénommé V. M. Straka — l’œuvre fictive d’un auteur fictif conçue pour ressembler à un ouvrage des années 40 provenant de la bibliothèque d’une école secondaire (tampons et dates à l’appui). Intercalés entre les pages se trouvent plusieurs documents : photocopies, articles, lettres manuscrites, cartes postales, chacun concernant les nombreuses notes gribouillées dans les marges du livre par deux lecteurs fictifs, Eric et Jen.

Jen trouve le bouquin qu’Eric a oublié à l’université et le lui renvoie avec une note. S’ensuit une correspondance par livre interposé sur l’élusif V. M. Straka que personne n’a jamais vu, sur son étrange traducteur qui laisse des notes en bas de page codées, sur la situation personnelle d’Eric et Jen aussi. La jeune femme fait des études en littérature et se remet difficilement d’une rupture. Le jeune homme, lui, a été viré de l’université dans des circonstances douteuses et il est obligé de se rendre à l’établissement par des tunnels secrets afin de poursuivre ses recherches sur Straka. Il s’écoule pas mal de temps avant qu’ils se rencontrent enfin, mais les notes continuent inlassablement. La paranoïa s’installe quand ils se rendent compte qu’on s’intéresse beaucoup à leur enquête pour percer l’énigme du dernier ouvrage de Straka, Ship of Theseus. Une organisation secrète commence même à se manifester en signant sa présence d’un S géant. Des gens meurent dans des circonstances nébuleuses, aussi.

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Bizarro

BizarroVoilà. Les rumeurs ne mentaient pas. La Maison des viscères publiera en avril sa nouvelle anthologie et vous pouvez en commander un exemplaire sans plus attendre. Mieux: il y a moyen de profiter de cette pré-vente pour obtenir une version numérique du livre dès maintenant, avant qu’il soit officiellement disponible.

J’y ai contribué une histoire. Le titre du livre résume aussi ce qui m’a attiré dans ce projet: la possibilité d’explorer ce courant littéraire appelé « bizarro ». La littérature bizarro se veut étrange, souvent excessive ou exubérante, à la fois déroutante et divertissante. Le genre est difficile à cerner avec précision mais on peut se référer au site Bizarro Central pour une tentative de définition.

Pour donner libre cours à l’étrange, j’ai choisi l’un des décors les plus banals qui soient: une de ces omniprésentes chaînes d’hôtels qui offrent la même expérience où que l’on se trouve. Ainsi est née « Fine Stay Inn », une histoire d’aventure involontaire, de semi-huis-clos, de dérèglement spatio-temporel et social. Le ridicule et l’horrible s’y côtoient. Horrible à quel point? À vous de me le dire. On ne peut pas dire que l’histoire est bourrée de viscères mur à mur… exception faite de la scène où il y a des viscères mur à mur. Je me suis amusé, en tout cas, et j’espère que vous amuserez aussi.

Procurez-vous ce livre et vous m’y trouverez en bonne compagnie: au sommaire se trouvent aussi « Le jardin d’Ummfrang » de Dave Côté et « Le contraste de l’éternité » de Guillaume Voisine. Je viens de recevoir mon exemplaire numérique et j’ai hâte de m’y plonger. À vous de profiter de la prévente et faire de même…

Ajout: j’aurais dû mentionner que la couverture est l’oeuvre de Mary Khaos. Vous pouvez admirer l’image en plus haute résolution ici.

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Penny Dreadful — Saison 1

Penny DreafulDifficile de résister à une série portant un nom aussi évocateur! La bande-annonce avait aussi de quoi allécher tout amateur du genre avec son compendium de monstres victoriens. L’idée de les réunir dans une même œuvre n’est pas nouvelle, je sais. Avant que John Logan se demande comment autant de classiques fantastiques ont pu paraître sur une période aussi courte, d’autres avaient déjà commencé à faire des assemblages divers. Pourtant, Penny Dreadful se démarque du lot, ne serait-ce que par sa splendide facture. Aussi, là où d’autres misent essentiellement sur l’action et une lutte ouverte entre des factions nettes (le Bien contre le Mal, encore et toujours), la série propose une galerie de personnages déchirés par leur dualité.
 

 
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Production 2015 [3]

Les romans de l’hiver commencent à apparaître dans ma boîte à lettres. J’ai reçu mes exemplaires de Mystère à la montagne du Diable d’Odile Paradis et Marcel Poirier, un roman de la collection Nébuleuse des éditions Vents d’Ouest.

Le résumé :

Pour ses 12 ans, Danie reçoit en cadeau un ordinateur. Elle entre alors en communication avec des habitants d’une planète lointaine. Lors d’une balade en forêt, elle découvre de nombreux animaux morts autour de bassins oubliés. Elle vivra un été inoubliable en tentant de découvrir un lien entre ces cadavres.

 
Mystère à la montagne du Diable
 

Et voici les crayonnés…

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Mr. Mercedes — Stephen King

Mr. MercedesMr. Mercedes est une autre incursion de King dans le domaine du polar au même titre que Joyland avec qui il partage certains traits communs. J’y reviendrai. Passé la couverture rébarbative qui semble avoir été réalisée à la hâte (j’avais noté le même problème avec Revival), le roman s’avère sans surprise un page-turner qui repose sur une course effrénée contre la montre ponctuée d’imprévus.

Le roman s’ouvre sur un massacre perpétré par un maniaque qui fonce sur une foule de chercheurs d’emploi faisant la file devant un centre municipal tôt le matin. Malgré les morts et les blessés, la police ne parvient pas à mettre la main au collet du fou furieux. Des mois plus tard, Bill Hodges range son uniforme et prend sa retraite. Il s’enlise progressivement dans un désœuvrement abrutissant, mais un jour, il reçoit une lettre du Tueur à la Mercedes qui a l’air de s’ennuyer lui aussi. Plutôt que de remettre la lettre à ses anciens collègues, l’ex-policier décide de mener sa propre enquête. Un étudiant surdoué et une femme névrosée qui connaît tout sur les ordinateurs finissent par se joindre à lui dans l’espoir de stopper le tueur qui a tout l’air de préparer un grand coup.

Abordons tout de suite le point faible du récit, qui est le même que j’avais remarqué dans Joyland : l’aspect « enquête » est plutôt faible. Tout un mystère entoure la façon dont le psychopathe s’y est pris pour piquer la fameuse Mercedes sans utiliser de clé et sans forcer physiquement la serrure. Nous vivons dans une ère où les bagnoles ne sont ni plus ni moins que des ordinateurs sur roues. Malgré cela, il faut l’intervention d’un surdoué pour soulever l’hypothèse du piratage. Comme énigme, c’est pauvre. Le tueur, aussi, est caricatural — un défaut assez fréquent dans l’univers de King, qui ne cherche pas à nous faire prendre ses méchants en pitié. Le bon côté de la chose, c’est qu’on est content quand Mr. Mercedes s’en prend plein la gueule, notamment quand il commence à commettre des erreurs.

Il reste les héros qui sont bien sympas et plus « ordinaires » — il est aisé de s’identifier à leurs travers, petits et grands. En plus, King nous présente un trio disparate qui couvre trois générations. Chaque lecteur aura son préféré.

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Agents of S.H.I.E.L.D. — Saison 1

Agents of SHIELD – Saison 1Je ne suis pas montée à bord du train Marvel par la même porte que tout le monde. J’ai travaillé plusieurs années dans une entreprise fabriquant des produits dérivés, et j’ai dû voir passer des dizaines de figurines Spider-Man, Hulk, X-Men et autres mutants. Alors quand Iron Man a débarqué en force dans notre service, suivi par Thor et Captain America, j’ai un peu saturé. Non seulement je ne suis pas allée voir les films à l’époque, mais j’ignorais totalement que Marvel avait lancé son ambitieux projet de superproductions réparties en phases. Avec le recul et en tenant compte du succès mitigé des films de superhéros jusque-là, je vois comment l’entreprise tenait de l’effronterie. Un gazillion de dollars de bénéfices plus tard, il faut avouer que lorsqu’elle ne se transforme pas en éléphant blanc, la mégalomanie paie. Il suffit d’être bien organisé et de trouver les bonnes personnes pour remplir les rôles clés.

Ce n’est qu’en 2014 que j’ai décidé de rattraper le retard. En peu de temps, j’ai regardé les trois Iron Man, les deux Thor, les deux Captain America, le premier Avengers et même Guardians of the Galaxy pour être certaine de ne rien manquer. Le divertissement a fait place à l’enchantement lorsque j’ai compris que tous ces films étaient interreliés d’une façon ou d’une autre, parfois seulement par un clin d’œil à la fin du générique. Les scénarios s’intercalent dans une suite logique. Oui, même Guardians of the Galaxy, qui semble exister hors de la bulle terrestre, se déroule parallèlement aux autres. Il est fort probable que les personnages bleus qui se tapent dessus auront un rôle ultérieur à jouer sur notre planète.

Ayant digéré cette masse d’information, je me suis lancée dans la série Agents of S.H.I.E.L.D, charmée par l’idée que le projet Marvel débordait dans un autre média tout en respectant la chronologie et les événements déjà présentés. De plus, avec Joss Whedon à la barre, difficile de résister.

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Production 2015 [2]

Solaris 193

Solaris 193Fraîchement arrivé dans son nouvel emballage plastique à l’épreuve des dents, Solaris 193 est assorti d’une couverture de Tomislav Tikulin.

On y trouve six nouvelles, la chronique du Futurible de Mario Giguère (« La cartographie réelle du pays des Élois et des Morlocks »), la chronique Sci-néma de Christian portant entre autres sur la domination cinématographique de Marvel (un sujet que j’aborderai brièvement sur ce blogue dès que l’occasion se présentera), et les critiques de livres habituelles pour alimenter votre pile de non lus (ne sifflotez pas d’un air innocent, vous savez exactement de quoi je parle).

Détail moins courant, les six illustrations de nouvelles s’avèrent être de moi. J’en profite pour montrer les crayonnés assortis après le saut.

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Un blogue, trois auteurs, une multitude d'univers à explorer.