Supernatural — Saison 6

Supernatural – Saison 6On m’avait prévenue que la sixième saison de Supernatural donnait les premiers signes d’essoufflement et je confirme que c’est bien le cas. La série devait s’achever avec la réussite douce-amère des Winchester qui stoppaient l’Apocalypse au prix d’immenses sacrifices. Le créateur, Eric Kripke, devait d’ailleurs quitter l’équipe à ce moment puisqu’il avait terminé l’histoire qu’il voulait raconter. La prolongation indue de Supernatural faisait donc, en théorie, démarrer le récit sur de nouvelles bases, sauf que celles-ci sentent le réchauffé.

Dean est devenu un banlieusard rangé auprès de Lisa et Ben. La vie se déroule tranquillement pendant un an jusqu’à ce que Sam réapparaisse, inexplicablement libéré de sa cage en Enfer. Et il n’est pas le seul miraculé: leur grand-père maternel, Samuel Campbell (Mitch Pileggi), est également revenu, et personne ne sait comment les deux hommes ont pu réintégrer le monde des vivants. Les frères Winchester font temporairement alliance avec le nouveau clan Campbell pour capturer les alphas, c’est-à-dire les premiers de lignée de chaque espèce de monstres. Soupçonneux, Dean essaie d’aller au fond de l’histoire, autant celle de la résurrection de Sam et Samuel que celle du sort réservé aux malheureux alphas. S’ensuivent l’intervention du délectable Crowley, l’apparition de la mère de toutes les créatures, et la recherche effrénée de l’emplacement du Purgatoire.

Si la saison démarre lentement, c’est à cause d’une impression de déjà vu. Sam et Dean sont tous deux revenus d’entre les morts, alors le procédé n’est plus une surprise, et les retrouvailles paraissent moins touchantes. Le fait que Sam, dépourvu d’âme, soit maintenant un sociopathe n’aide pas la cause. Et le clan Campbell manque un peu de relief. Cela dit, il est clair que le scénario joue beaucoup sur le thème de la famille, une valeur sûre. Ici, la question est de savoir ce qui constitue la définition de famille, car les liens du sang ne sont pas tout.

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Les bestioles d’Amanda Louise Spayd

Coucou! Juste un petit mot pour vous dire qu’Amanda Louise Spayd est ma nouvelle idole. (Maintenant vous savez ce que je veux pour Noël.)

Amanda Louise Spayd - Ringling

Lisez aussi son billet sur les droits d’auteurs.

Et regardez-moi ce magnifique petit film!

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Prix Aurora/Boréal 2013 – Récipiendaires

C’est au Congrès Boréal que furent remis les Prix Aurora/Boréal 2013.  Voici la liste des récipiendaires:

Prix Aurora-Boréal • Meilleur roman

  • Gélinas, Ariane : Les villages assoupis: Transtaïga (Marchand de feuilles)

Prix Aurora-Boréal • Meilleure nouvelle

  • Blouin, Geneviève : Le chasseur (Les Six Brumes)

Prix Aurora-Boréal • Meilleur ouvrage connexe

  • Solaris (Revue, ed. Joël Champetier)

Prix Boréal • Création artistique audiovisuelle

  • Chabot, Eve (illustrations, Brins d’éternité 31, 33)

Prix Boréal • Fanédition

Prix Boréal • Création sur place.

  • Geneviève Blouin, pour «Trou noir de mémoire», et Dave Côté

Des félicitations à tous les récipiendaires!

L’abandon esthétique

Un petit oiseau amateur d’architecture m’a fait suivre les liens suivants sur Buzzfeed. Les 33 plus beaux endroits abandonnés vous donneront hâte que la fin du monde arrive. Et si vous tenez à survivre, envisagez le mode de vie troglodyte. (Avertissement: Buzzfeed peut vous avaler vivant avec ses minous et ses pitous.) Aussi, Detroit en ruines (merci Daniel).

Photo: Lana Sator

Les endroits abandonnés vous intéressent? Ce n’est pas ce qui manque: voici, entre autres, un article (en anglais) sur l’exploration de ruines urbaines.

Prix Aurora/Boréal 2013 – Nominations

Les nominations aux Prix Aurora/Boréal 2013 sont maintenant connues.  Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu à l’Hotel Espresso de Montréal du 3 au 5 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnant(e)s!

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Production 2013 [1]

Le printemps s’installe, les oiseaux gazouillent et les premiers livres arrivent dans ma boîte à lettres. Publié chez Vents d’Ouest Cléo en troisième secondaire poursuit la série de Michel Lavoie dont j’ai le plaisir d’illustrer les couvertures (les précédentes sont ici et ici).

Cleo en 3e secondaire

* * * AJOUT * * *

Pendant que j’y suis, aussi bien présenter le petit frère de Cléo. La ressemblance n’était pas intentionnelle, il faudra mettre ça sur le compte de ma plume inconsciente. Le p’tit gars ci-dessous est une illustration pour la nouvelle gagnante du concours littéraire de Lurelu, édition 2012, catégorie 10 ans et plus: «A beau mentir qui vient de loin» de Lise Roy.

A beau mentir qui vient de loin - Lise Roy - Lurelu

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La liberté pour les livres!

Braveheart

Pour ceux que ça intéresse, on nous fait part d’une initiative qui se déroule dans la région de Montréal dans le cadre de l’événement Lire Montréal. L’idée est particulièrement pertinente si vous avez quelques bouquins usagés dont vous ne savez trop que faire (et un sac en plastique si jamais le temps est à la pluie). Vous trouverez plus de détails sur la page de financement de Caroline Becker ou sur sa page Facebook.

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The Walking Dead — Saison 1

The Walking Dead – Saison 1L’Halloween est passée depuis longtemps, mais Pâques est une saison tout à fait appropriée pour les zombies. Non, je n’ai toujours pas la piqûre du thème. Cependant, la série The Walking Dead a tellement fait parler d’elle que je me suis dit qu’il fallait quand même que j’y jette un coup d’œil. (Cela dit, je n’ai pas l’intention de lire la bande dessinée dont elle est tirée, je ne raffole pas des zombies à ce point là.)

La première saison est très courte avec seulement six épisodes, AMC n’étant pas certain si les cotes d’écoute allaient se montrer à la hauteur. Les téléspectateurs ont raffolé, pourtant, et les saisons suivantes sont plus étoffées.

Le début est connu, nous avons vu la même chose dans 28 Days Later : le héros se réveille d’un coma dans un hôpital dévasté pour se rendre compte que le monde a été presque entièrement éradiqué par un mal mystérieux. Ici, il s’agit du policier Rick Grimes (le héros, pas le mal) et l’histoire se déroule en Géorgie, dans les alentours d’Atlanta. Vu les circonstances, Grimes est extrêmement chanceux. Non seulement il est aidé par les premiers humains sains qu’il croise, mais il retrouve en plus sa femme et son fils en rejoignant un groupe de survivants qui campent non loin de là.

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Prix Aurora-Boréal 2013: Il est temps d’envoyer vos nominations!

Les Prix Aurora-Boréal 2013 visent à reconnaître ce qui s’est fait de mieux en SF&F d’ici, et ils seront remis au Congrès Boréal, qui aura lieu à l’hôtel Espresso de Montréal du 5 au 7 3 au 5 mai prochain. Vous pouvez dès maintenant envoyer vos nominations pour les prix: Jetez un coup d’oeil à la liste d’éligibilité pour vous rafraîchir la mémoire, puis complétez le bulletin de nomination. Vous avez jusqu’au vendredi 5 avril pour envoyer vos nominations, alors ne tardez pas!

Pourquoi est-ce que vous devriez participer?  Parce que les nominations sont généralement plus représentatives le plus il y a de participants, et que les règlements spécifient un seuil minimal de nominations sans lesquels les Prix ne sont pas remis.  Vous n’avez lu que quelques nouvelles ou romans?  Inscrivez ceux ou celles qui vous paraissent digne de plus d’attention.  Vous n’avez pas à remplir chaque catégorie, vous n’avez même pas à remplir les trois items dans aucune catégorie: inscrivez ce qui vous parait méritoire, et vous aurez fait votre part.

Prix Boréal-Aurora 2013 – Listes d’Éligibilité

Soyons brefs: C’est avec plaisir que je serai à nouveau, cette année, administrateur désigné des Prix Aurora-Boréal francophones qui seront remis au prochain Congrès Boréal (à Montréal, 3-5 mai 2013, inscrivez-vous!).  Les Prix Aurora-Boréal visent à récompenser les œuvres les plus marquantes de la science-fiction et du fantastique d’ici, et un regard aux listes des gagnants précédents vous révélera une excellent liste de lecture pour vous familiariser avec la SF&F d’ici.

Vous serez en mesure d’envoyer vos nominations d’ici quelques jours.  En attendant, une des traditions du Prix Aurora-Boréal est de fournir des listes d’éligibilité aussi complètes que possible pour guider les nominations.  Comme de par les années dernières, vous trouverez ces listes au wiki canadiansf.com.

Mais nous avons besoin d’aide.  Vous remarquerez que ces listes sont incomplètes: Si l’essentiel des romans et nouvelles y sont, grâce aux informations fournies par Claude Janelle et les Passeport pour l’imaginaire, il manque toujours des œuvres éligibles dans les autres catégories: Bande dessinées, poèmes, fanédition et blogues, autres ouvrages, contributions artistiques…

Je vous encourage dont à scruter ces listes et nous faire part de toute erreur ou oubli.  Vous pouvez, si vous le désirez, faire les changements à même le wiki, ou bien laisser un commentaire à ce billet pour que je puisse effectuer le changement pour vous.

La technologie, d’elle à lui

(Remarque: Si vous ne voyez pas les vidéos, rechargez votre page.)

En cette journée du 8 mars, je laisse aux autres le soin de parler de l’oppression de la burka et des talons hauts, d’anorexie et de boulimie, des plafonds de verre et d’inégalités salariales, d’excision et de botox. Je suis tombée sur des trucs beaucoup moins déprimants et qui remettent les choses en perspective avec humour.

D’abord, on a mis au point une sorte d’équipement qui permet de simuler les contractions lors du travail, juste avant l’accouchement. L’intérêt? Demander aux hommes de se soumettre à l’expérience, pardi! Les sensations produites par l’appareil ne sont peut-être pas identiques à la véritable épreuve, mais elles semblent s’en approcher. En tout cas, aucun des hommes testés dans ces vidéos ne souhaite accoucher pour de bon.

En premier, Dennis Storm et Valerio Zeno s’y collent dans le cadre de leur émission de télévision Proefkonijnen (Cobayes). Comme tout est en néerlandais, vous devez cliquer sur CC au bas de l’écran et activer les sous-titres anglais.

 

Ensuite, c’est le médecin australien Andrew Rochford qui s’essaie. Les résultats ne sont pas tellement plus jolis…

 

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Je sais qui tu es — Yrsa Sigurdardóttir

Je sais qui tu es – Yrsa Sigurdardottir Sous sa couverture plutôt quelconque (j’y reviendrai), Je sais qui tu es se présente comme un romanquête conventionnel, l’un de ces fameux polars scandinaves qui font tourner la section littérature policière des librairies. Pourtant — petit plaisir coupable ici —, l’histoire plonge vite dans le fantastique avec l’intervention de fantômes qui changent la donne.

Deux trames indépendantes au départ finissent par être interreliées pour former une tapisserie complexe faite de mauvais choix, de coïncidences malheureuses, de mensonges, de causes et de conséquences. Un psychiatre dénommé Freyr a emménagé à Ísafjörđur après l’implosion de son mariage, provoquée par la disparition de Benni, son fils de huit ans. Lorsqu’une école est sauvagement vandalisée, la police fait appel à lui à titre de consultant pour cerner l’identité du coupable. Un suicide suspect plus tard, il commence à comprendre, non sans stupéfaction, que cette école a déjà été saccagée de la sorte dans le passé et qu’il pourrait y avoir un lien de caractère surnaturel avec la mort de son garçon.

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Il pleut de l’espace

Des fragments de météorite s’abattent sur Tcheliabinsk, faisant des centaines de blessés. Les vidéos et les photos qui circulent sur Internet sont impressionnantes. Difficile de ne pas songer immédiatement à Toungouska (en moins spectaculaire, tout de même).

Et, bien entendu, les gags pleuvent.

Source de la photo: The Daily Kos dans les commentaires

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Blackout — Connie Willis

Blackout – Connie WillisIl n’y a pas si longtemps, j’ai publié une critique positive du roman To Say Nothing of the Dog de Connie Willis (dont j’ai aussi lu l’œuvre Passage). Depuis des mois, je lorgne Blackout et All Clear, qui se situent dans le même univers. Bien que le style et le ton soient un peu différents, le premier volet nous ramène bel et bien chez les Historiens spatio-temporels d’Oxford, et le département est toujours aussi bordélique.

Dans Blackout, nous suivons quatre Historiens qui sont envoyés à Londres et ses environs en 1940. Polly se fait embaucher comme vendeuse dans un magasin et, la nuit venue, observe le comportement des Londoniens dans leurs abris anti-bombes pendant le Blitz. Arrivé avant elle, Michael se fait passer pour un journaliste américain et veut voir de près ces gens ordinaires qui sont devenus des héros en allant sauver les soldats coincés à Dunkerque pendant l’opération Dynamo. Merope, alias Eileen, travaille comme servante chez une aristocrate et s’occupe des enfants évacués de Londres. Enfin, Mary s’enrôle chez les WREN et se trouve aux premières loges lorsque les premiers V1 s’abattent sur la capitale.

Une note à propos du titre: black-out fait référence à l’interdiction d’allumer quelle que lumière que ce soit pendant le Blitz. Les autorités pensaient que la moindre lueur, même celle d’une cigarette, pouvait aider les Allemands à mieux localiser leurs cibles. Les nuits anglaises ont ainsi été plongées dans l’obscurité totale pendant des semaines. Une sirène annonçait la venue des bombardiers, avisant les citoyens de se mettre à l’abri. Une fois les ennemis partis, une autre sirène sonnait le signal du all clear. Au matin, la vie reprenait parmi les décombres.

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Au diable la poussière!

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