Les visages de Paris
par Éric - Mercredi, 1 Juillet 2009 - 18:38 (Arts visuels, Insolite)
De retour de vacances. Je vous ai rapporté quelques photos (cliquez pour un peu de contexte):
par Éric - Mercredi, 1 Juillet 2009 - 18:38 (Arts visuels, Insolite)
De retour de vacances. Je vous ai rapporté quelques photos (cliquez pour un peu de contexte):
par Laurine - Vendredi, 26 Juin 2009 - 16:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Dans la littérature de genre, quand les lecteurs entendent parler d’un roman suédois, il s’agit presque à tout coup d’un polar. S’il y a bien un type d’histoire que l’on traduit volontiers, c’est le roman policier. Pensez à Stieg Larsson, à Henning Mankell, à Helene Tursten; la vraie liste est longue, paraît-il. C’est pourquoi je m’imaginais commencer ce billet en disant: «Aha! Voici une exception!» Lindqvist est Suédois et dans son premier roman, il est question de vampires. Seulement… Seulement, une fois le roman lu, je ne suis plus si certaine de pouvoir parler d’exception.
L’histoire se passe Blackeberg, une petite ville tout récemment construite en banlieue de Stockholm. Parmi les paumés qui y vivent, il y a Oskar, un garçon d’une douzaine d’années. Inquiet, incontinent et insignifiant, il est la tête de Turc des brutes de son école. Les railleries tournent lentement à la torture psychologique, puis physique. Incapable de trouver de l’aide, il collectionne les coupures de journaux traitant de meurtres, vole un couteau, rêve de trucider ses bourreaux. Les choses changent lorsqu’une gamine de son âge, Eli, emménage avec son père dans l’appartement d’à côté. Elle est aussi brune qu’il est blond, aussi agile qu’il est pataud. Les deux adolescents développent une curieuse amitié qui ne faiblit pas quand Oskar finit par comprendre qu’Eli est une vampire. Lui-même prend de l’assurance, commence à répliquer lorsqu’on l’attaque. Mais quand des meurtres violents font trembler Blackeberg et les environs, Oskar se rend compte que l’enquête policière finira tôt ou tard par menacer son amie.
par Laurine - Samedi, 20 Juin 2009 - 8:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Avec sa série A Song of Ice and Fire, le nom de George R. R. Martin est devenu étroitement associé à la fantasy. Les amateurs qui souhaiteraient se familiariser avec ses autres écrits pourraient commencer avec les recueils Dreamsongs. Ceux-ci rassemblent des textes de fantasy, de science-fiction et de fantastique publiés ces trente dernières années. Cependant, une proportion notable de ces histoires risquent de ne pas soulever l’enthousiasme — il y en a beaucoup que j’ai trouvé trop longues, ou prévisibles, ou présentées dans un format peu engageant. Mais tout cela est une question de goût, comme j’ai pu m’en rendre compte en lisant sur Internet des critiques négatives de nouvelles que j’avais, moi, beaucoup appréciées.
Les nouvelles sont réparties en sections thématiques, chacune débutant avec un avant-propos de l’auteur. Selon l’occasion, il détaille le contexte des nouvelles, l’époque où il les a rédigées ou les difficultés qu’il a eues à surmonter. Il exprime aussi des opinions arrêtées sur la différenciation des genres et sur le chipotage des éditeurs.
A Four-Color Fanboy réunit trois de ses nouvelles commises dans sa jeunesse. Cette section s’adresse peut-être plus au fan compulsif qui veut tout lire de Martin. Écrites correctement et vraisemblablement remaniées aux fins de publication professionnelle, elles restent d’un niveau qui conviendrait mieux au fanzinat. «Only Kids Are Afraid of the Dark» semble sorti tout droit d’une bande dessinée de style Dr Doom, avec un superhéros en pyjamas qui affronte un démon superpuissant. Détail intéressant, des noms que l’auteur utilisait déjà à l’époque reviendront plus tard dans des nouvelles plus matures. «The Fortress» a une saveur historique et met en scène le siège de Sveaborg lors de la Guerre de Finlande, mais consiste en beaucoup d’ergotage et peu d’action. «And Death His Legacy» se lit encore assez bien aujourd’hui, car cette nouvelle écrite il y a quarante ans raconte l’assassinat d’un président américain aux tendances fascistes.
par Laurine - Mercredi, 17 Juin 2009 - 17:00 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
L’ouvrage Serenity Found reprend le concept de Finding Serenity en incluant cette fois le film dans ses diverses analyses.
Je note un peu d’errance chez certains Browncoats lorsqu’ils expliquent en quoi Firefly est une bonne série de science-fiction. Je ne les contredirai pas lorsqu’ils avancent que la qualité de l’écriture, la richesse de l’univers whedonesque et le réalisme parfois rigolo des personnages contribuent à l’excellence de la série. Mais est-ce que ces éléments en font nécessairement une bonne série de science-fiction? Orson Scott Card et Maggie Burns sont convaincus que oui, chacun avançant ses raisons dans leur essai respectif. Celles-ci se résument en peu de mots. Firefly ne met pas en scène l’extraterrestre de la semaine (comme le fait Star Trek) ou une religion quelconque qui répond aux besoins spirituels d’un certain public (comme le fait Star Wars). On n’y trouve pas des personnages noirs et blancs ou un monde militaire tout propre (comme le fait Stargate). La série propose un contexte d’apparence crédible en montrant les gens dans un univers plus naturel avec ses défauts, sa saleté, ses choix idéologiques douteux, y compris ses tuques tricotées, ses gâteaux d’anniversaire tout croches et ses robes de mauvais goût. Mais je reviens à la question initiale. Est-ce que ces éléments font de Firefly une bonne série de science-fiction? Un point de vue plus honnête s’attarderait sur la terraformation parfaitement réussie de plusieurs planètes — toutes des clones de la Terre — ou le fait que les vaisseaux spatiaux se réparent comme des vieilles bagnoles.
En fait, un vieux préjugé veut qu’on ne mêle pas la science-fiction et le western — ou tout autre genre reconnaissable, comme le polar. Je ne fais pas partie de la génération qui été témoin de la prise de position de la revue Galaxy Science Fiction contre ce genre de croisement, où la brave monture hennissante est simplement remplacée par une motojet. Sa page arrière clamait «Vous ne verrez jamais ceci dans Galaxy!». S’ensuivaient deux ou trois paragraphes décrivant les aventures d’un héros fictif nommé Bat Durston, aventures qui semblaient être tirées d’un roman western, mais où le décor avait été remplacé par des éléments futuristes. Le nom Bat Durston est passé à la postérité et qualifie maintenant cette science-fiction trop facile, trop pulp, trop… populaire? Bruce Bethke explique tout ceci en détail dans son essai. Il est clair que Firefly peut être facilement rangé dans cette catégorie peu recommandable, mais comme Bethke le souligne, pourquoi se priver du plaisir que procure une histoire bien écrite pour une question de purisme?
par Laurine - Samedi, 13 Juin 2009 - 9:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Comme c’est le cas pour toutes les séries cultes, Firefly a été la source de nombreux essais portant sur divers aspects du récit: les personnages, les décors, la société qu’on y dépeint, les références culturelles… Finding Serenity est une petite anthologie regroupant une vingtaine de ces essais, allant des opinions (parfois contradictoires) aux textes humoristiques. On y trouve un glossaire des termes chinois utilisés par les personnages et aussi un texte rédigé par Jewel Staite — l’actrice qui incarnait Kayle, la mécanicienne — où elle évoque ses souvenirs du tournage. L’ouvrage a été dirigé par Jane Espenson et est publié par BenBella Books, dans la collection Smart Pop. Je ne ferai pas un résumé de chaque essai, cela pourrait s’avérer fastidieux, mais je vais au moins souligner les points qui m’ont le plus intéressée.
L’un des points débattus est la raison qui a poussé le réseau FOX à canceller la diffusion de Firefly. L’idée voulant que le réseau embauche des incompétents est la plus répandue, mais on s’entend pour dire que ce n’est pas l’unique raison (à vrai dire, il paraît qu’il y a des grands fans de Firefly chez FOX). Ginger Buchanan, par exemple, blâme de façon égale la FOX, Gene Rodenberry et Joss Whedon, le créateur de la série. Elle pense qu’à cause de l’immense succès des franchises Star Trek, il n’est maintenant plus concevable de proposer une série de science-fiction qui se déroule dans l’espace sans y inclure des extraterrestres — surtout les espèces humanoïdes qui parlent couramment l’anglais. Selon elle, les spectateurs ont été déroutés par cette fiction spatiale qui ne mettait en scène que des humains se dépêtrant dans des problèmes terre à terre. (Petite note personnelle ici, les robots remplissent la même fonction dans une série comme Battlestar Galactica.) L’auteure souligne aussi que pour créer Firefly, Joss Whedon a croisé le genre SF avec un genre télévisuellement mort (ou presque), le western, ce qui n’a pas aidé à entretenir l’intérêt des masses.
par Éric - Lundi, 8 Juin 2009 - 14:50 (Écrire)
Plus j’écris, plus le processus me fascine: la manière dont les idées se forment, la structure des histoires, l’évolution d’un manuscrit d’une révision à l’autre, l’évolution de l’auteur aussi.
Jeff Vandermeer offre parfois des réflexions intéressantes à ce sujet (il a aussi d’occasionnelles conversations avec un singe imaginaire, mais nul n’est parfait). Par exemple, on peut voir sur son blogue les diverses incarnations de son dernier roman: des photos du premier jet et de révisions subséquentes, puis des commentaires de son éditrice et de ses premiers lecteurs, puis de la mise en page à peu près finale. Il se propose aussi d’offrir toutes les versions en ligne l’an prochain — complètes ou non, je l’ignore. Je serais un peu curieux de connaître le nombre d’heures de travail associées à chaque étape… Ses “writing tips” donnent aussi un aperçu de sa façon de travailler.
par Laurine - Samedi, 6 Juin 2009 - 8:05 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Avec un retard notable, je me plonge enfin dans les ouvrages de Tim Powers qui m’intriguent depuis des années. The Anubis Gates a valu à son auteur le Philip K. Dick Award (1983) et le Science Fiction Chronicle Award (1984). Oui, ce roman a plus de vingt-cinq ans et il se lit toujours aussi très bien. Et malgré les prix littéraires raflés dans le domaine de la science-fiction, il y est question de mythologie égyptienne, de poètes victoriens, de gitans et de voyage dans le temps rendu possible par la magie. C’est du steampunk déjanté.
Au tournant du 19e siècle, les Britanniques contrôlent l’Égypte. Pour redonner le pouvoir aux anciens dieux, des magiciens tentent de ramener ceux-ci du passé dans l’espoir de les lâcher sur Londres. L’expérience ne fonctionne pas comme prévu, mais crée dans le temps des ouvertures espacées de façon précise. Un millionnaire du 20e siècle les découvre et espère s’en servir pour survivre à une maladie fatale. Afin de financer ses recherches, il offre à des touristes temporels la possibilité d’assister à un discours du poète Samuel Coleridge, moyennant un tarif exorbitant. Il embauche aussi du personnel, dont Brendan Doyle, un professeur fasciné par un contemporain de Coleridge, le mystérieux poète William Ashbless. Le saut vers 1810 se fait sans anicroche jusqu’à ce que Doyle se fasse kidnapper par le Dr Romany, un magicien puissant à la tête d’une bande de gitans. Doyle échappe à son ravisseur, mais reste prisonnier du 19e siècle. Son escapade l’amène à découvrir des organisations secrètes de mendiants, dont l’une est dirigée par le clown psychopathe Horrabin, qui travaille pour le Dr Romany. Et pour compliquer les choses, une sorte de loup-garou voleur de peau se promène dans Londres.
par Laurine - Dimanche, 17 Mai 2009 - 9:11 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Comme j’avais été impressionnée par le roman The Terror de Dan Simmons, j’ai sauté sur Drood, qui se passe à Londres à la même époque, dans l’entourage de Charles Dickens. Le narrateur est William Wilkie Collins, qui est à la fois un des proches amis de Dickens et un écrivain concurrent. Le roman est en fait une sorte de journal fictif que Collins a écrit et laissé à la postérité, ce qui lui permet de temps à autre de s’adresser à son «cher lecteur du futur».
Le récit commence avec l’accident de train de Staplehurst, où Dickens a failli perdre la vie. En portant secours aux mourants, il assure avoir croisé un être mutilé nommé Drood, qui pourrait avoir été l’incarnation de la mort elle-même. Drood devient une obsession chez Dickens, qui se pique de retracer l’abomination jusque dans les tréfonds — voire les catacombes — de Londres, entraînant son ami Wilkie avec lui. Surgit alors l’inspecteur Fields, un ancien policier également obsédé par Drood, qu’il accuse d’avoir assassiné 300 personnes à Londres. S’ensuit un jeu de chat et de souris entre différents protagonistes, où chacun espionne pour le compte de chacun dans l’espoir de mettre la main au collet de ce mystérieux personnage. Puis les choses se corsent lorsque Wilkie se met à soupçonner Dickens d’avoir assassiné un jeune homme sous l’influence néfaste du sinistre Drood. Le lecteur plonge progressivement dans le fantastique où se mêlent des notions de mesmérisme, de cultes anciens, d’assasinats rituels et de possession.
Mais le possédé n’est peut-être pas celui que l’on pense.
par Christian - Lundi, 11 Mai 2009 - 21:45 (Critiques, Musique, SF&F autre)
Je discute rarement de musique sur Fractale Framboise, et pourtant ce n’est pas par manque d’intérêt pour la chose. Je ne me considère pas un mélomane, mais à contempler les ~4000 MP3 de ma collection et ma bibliothèque pleine de CDs, il est un peu tard pour jouer à l’innocent.
Ceci dit, il est vrai qu’une bonne partie des subtilités de la forme m’échappent toujours : Je reste encore incertain des différences entre les styles qui m’intéressent (seulement en musique électronique, les subtilités qui distinguent un sous-sous-sous genre d’un autre font paraître les débats sur la définition de la SF comme un jeu d’enfant) et je suis remarquablement mal informé de l’actualité du milieu, même au sujet de mes artistes préférés : Étant donné la rapidité de l’évolution du monde musical, j’ai parfois l’impression de ramer cinq ans en arrière du courant. De plus, ma tendance à convertir mes CDs en MP3s et pratiquer un élagage féroce des pièces qui ne me disent rien ne laisse pas beaucoup de place à l’appréciation d’une œuvre particulière. Et c’est sans compter que les liens entre musique et l’imaginaire-thème-de-ce-blog sont parfois très ténus.
Mais parfois, les étoiles s’alignent. C’est à ma lecture du Métro il y a quelques semaines que je me suis rendu compte que The Prodigy venaient de lancer leur cinquième effort. Inhabituellement, je me suis procuré l’album le jour de sa sortie, et celui-ci n’a pas longtemps quitté mes oreilles depuis. Invaders Must Die trouve facilement sa place comme le deuxième meilleur album du groupe, mais il y a mieux encore : Par hasard, The Prodigy ont réalisés un album concept accidentel… la bande sonore d’un film d’invasion extraterrestre. (suite…)
par Éric - Mardi, 5 Mai 2009 - 19:00 (Écrire)
Il y avait longtemps que je n’avais pas passé huit heures dans un aéroport. Cette fois-ci, c’était à l’aéroport de Québec, tout neuf et propre. La musique laissait à désirer, mais c’est la norme dans les aéroports. Je vivais l’entre-deux-salons-du-livre: celui de Québec était terminé, mon vol matinal pour Sept-Îles était annulé pour cause de pluie et de brouillard et j’attendais dans l’espoir que celui de l’après-midi parte comme prévu. Je me suis assis à table dans la zone restaurant avec mon fidèle cahier d’écriture, au cas où une idée géniale daignerait me visiter. Pas sûr si elle était au rendez-vous. J’ai noté une ou deux idées, mais il faudra du temps avant de savoir ce qu’elles valent vraiment.
Je ne me plains pas: j’ai pu écrire. Il en va des salons du livre comme des congrès de science-fiction: on passe des jours à célébrer le livre et l’écriture, et on n’écrit pas une ligne. Enfin, c’est mon cas. Un confrère me disait qu’il écrit tôt le matin et que ça lui réussit bien. Peut-être y arriverai-je la prochaine fois…
Le salon à Québec était bien: assez vaste et aéré, achalandé mais pas aussi effarant que celui de Montréal. C’était juste un peu effrayant de voir comment l’allée devant notre stand se vidait par moments — le samedi soir surtout, à cause du temps splendide et du match des Canadiens. J’ai trouvé le temps de flâner un peu: entre autres rencontres, j’ai eu l’occasion de discuter édition avec Mathieu Fortin; d’être attaqué sauvagement par derrière par la progéniture de Pierre-Luc Lafrance; de rencontrer Frédérick Durand dont j’attendais le prochain livre et qui a fini par en publier vingt-cinq en même temps; de remercier Jacques Lamontagne pour la couverture de mon roman. Dany Laferrière a pris le temps de s’arrêter à ma table de signature pour discuter un brin, et j’ai trouvé une foule de choses intéressantes à lui dire… après qu’il soit reparti.
par Laurine - Lundi, 13 Avril 2009 - 19:15 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
J’ai hérité d’un exemplaire de La Caverne lorsque celui-ci s’est retrouvé par erreur dans une pile de polars envoyés en service de presse. D’après les quelques informations glanées sur Internet, ce roman d’un couple ukrainien connaît un succès d’estime certain auprès des critiques francophones (et des ventes enviables dans les pays de l’Est, nous assure la notice publicitaire). Pour ma part, je n’en avais jamais entendu parler, ce qui prouve que je devrais être plus à l’affût de ce qui se publie hors de la sphère anglo-saxonne.
La couverture pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un roman de fantasy, mais il n’en est rien. On tombe dans une sorte de science-fiction un peu dystopique, un peu uchronique, où les apparences sont trompeuses. Dans cette ville sans nom, les gens vivent en paix, à l’abri du meurtre et de la guerre. La nuit venue, ils se transforment en bêtes oniriques — les uns prédateurs et les autres herbivores selon leur personnalité — qui évoluent dans une caverne. Sous cette forme, les habitants peuvent laisser libre cours à leurs pulsions les plus primaires, y compris la chasse. Le matin venu, il arrive qu’une personne ne se réveille pas. «Son sommeil était profond», dira l’article de journal.
L’héroïne est une ingénue dans la vingtaine nommée Pavla Nimrobets. Dans la Caverne, la jeune femme se transforme en daine, une douce créature et une proie de choix. L’impossible arrive lorsqu’elle échappe trois nuits de suite à un terrible stark. Plus incroyable encore, la daine et le stark réussissent à s’identifier sous leur forme humaine: Pavla Nimrobets, l’empotée chronique, et Raman Kovitch, le metteur en scène tyrannique. Les choses évoluent de mal en pis lorsque le Trimagistère s’intéresse au cas de Pavla, car il pourrait menacer le fragile équilibre qui existe dans la Caverne. Qui, en effet, ne souhaiterait pas pouvoir synthétiser l’inconcevable chance de la jeune fille?
par Laurine - Dimanche, 5 Avril 2009 - 9:53 (Arts visuels)
L’un des grands avantages d’Internet, c’est de pouvoir découvrir des artistes dont je n’aurais probablement jamais entendu parler dans les médias locaux. Mark Ryden, l’un d’eux, reçoit depuis quelques semaines une bonne couverture publicitaire pour la parution de son livre d’art The Tree Show (disponible sur l’incontournable Amazon). Il s’agit d’un ouvrage grand format avec une couverture cartonnée, qui montre les œuvres que Ryden a exposées à la galerie Michael Kohn à Los Angeles en 2007.
Le style de Ryden est un peu difficile à décrire, alors je vous invite à jeter un coup d’œil à son site Web, d’autant plus qu’il est possible de virtuellement feuilleter le livre en question. On lui attribue l’influence des peintres réalistes et romantiques dans ses décors bucoliques. Les petites filles aux grands yeux rappellent les œuvres de Bouguereau. Mais des éléments beaucoup plus modernes se glissent dans les tableaux: des jouets et des peluches, des éléments psychédéliques ou des thèmes propres au carnaval. Ajoutons à cela des références religieuses et des symboles tirés des arts occultes et vous avez un style qui épate et qui dérange.
Comme son titre l’indique, The Tree Show aborde le thème des arbres. L’artiste se range tout naturellement parmi les gens qui perçoivent les arbres comme une source d’inspiration et de réflexion, surtout que certaines essences vivent très longtemps et atteignent une taille spectaculaire. À l’opposé, il y a les autres gens, ceux qui voient les arbres comme un produit monnayable ou un obstacle à l’expansion urbaine. L’ouvrage comprend aussi de nombreuses reproductions de vieilles couvertures de magazines ou de cartes postales qui illustrent cette dichotomie.
L’exposition devait être exceptionnelle. Certains des tableaux étaient présentés dans des cadres ouvragés fabriqués par des artistes thaïlandais. Quant à l’installation dans la vitrine de la galerie, rien que par le souci du détail, elle rivalisait avec les vitrines de Noël des grands magasins. L’exposition la plus récente de Ryden, «The Snow Yak Show», a eu lieu à Tokyo. Avec un peu de chance, un livre d’art nous montrant les peintures sera aussi disponible… d’ici un an ou deux. En attendant, il y a toujours le Web.
par Christian - Mardi, 24 Mars 2009 - 19:39 (Ottawa, SF&F francophone)
Signe immanquable du printemps à Ottawa/Gatineau, voici qu’arrive le Salon du Livre de l’Outaouais, rendez-vous essentiel des bibliophiles de la région. L’édition 2009 aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 mars, quatre jours d’exposants, de rencontres avec les auteurs, d’animation et de cultuuure.
Je ne pourrais y être cette année dû à un conflit d’horaire avec le congrès Ad Astra à Toronto, mais voyez quelques-unes des présences d’auteurs que je vais manquer: (suite…)
par Christian - Dimanche, 22 Mars 2009 - 22:19 (Congrès Boréal, Montréal et environs)
La nouvelle se chuchotait depuis quelque temps, est parue en primeur dans le numéro le plus récent de Brins d’éternité et est maintenant accessible aux yeux de tous au nouveau site (woo!) du Congrès Boréal: Il y aura un Boréal 2009 cet été!
Pour rendre les choses encore plus pratique pour vous qui serez à la Worldcon Anticipation du 6 au 10 août au Palais des Congrès, Boréal 2009 aura lieu le 8 et 9 août au Days Hôtel habituel des Boréal et Con*Cepts passés. Les dates ne sont pas une coïncidence: Boréal 2009 fournira un complément un peu plus relax et certainement plus abordable au cirque toutes-étoiles de la Worldcon. En ce qui me concerne, je compte bien faire la navette entre les deux congrès aussi souvent que me le permettra mon emploi du temps.
Pour le reste, vous pourrez voir à Boréal des auteurs que vous aimez bien (Invité d’honneur: Claude Bolduc. Auteurs invités: Esther Rochon, Dominic Bellavance, Jonathan Reynolds), assister à des tables rondes, discuter du thème “Zones d’ombre : aux frontières de l’inconnu”, rencontrer d’anciens et de nouveaux amis, et généralement vous plaire dans un congrès aux dimensions familières. Saluons la nouvelle équipe qui a pris en charge l’édition 2009 du congrès… et qui le fera évoluer vers l’avant.
Consultez le site du congrès pour les détails qui sont disponibles à ce moment-ci, envoyez votre inscription dès que possible, et restez à l’affût des détails à venir!
par Laurine - Dimanche, 15 Mars 2009 - 13:11 (Critiques, Société)
Wikipédia m’apprend que la série Dexter pourrait compter jusqu’à cinq saisons. Si elles réussissent toutes à maintenir ce niveau d’intérêt, la recette est gagnante. La première saison plaît par son innovation; la deuxième consolide le style et pousse plus loin l’absurdité macabre. On sent les acteurs plus à l’aise dans la peau de leurs personnages. L’écriture garde tout son mordant, comme le montrent les réflexions de Dexter en voix hors champ. Si ce dernier reste l’un des psychopathes les plus invraisemblables depuis Hannibal Lecter et ses clones, il réussit à soulever des questions éthiques intéressantes. Rappelons aussi que la série propose une esthétique très différente — ensoleillée, colorée et musicale — qui diverge complètement de l’approche glauque des Millennium et autres Profiler.
En gros, la deuxième saison propose un format assez semblable à la première. Des plongeurs découvrent par hasard l’endroit où Dexter largue ses morceaux de cadavres qu’il transporte dans son bateau Slice of Life. Une vaste enquête est alors lancée pour appréhender The Bay Harbor Butcher — le pire tueur en série depuis The Ice Truck Killer de la première saison. Dexter n’aime ni son nouveau surnom ni le fait que le FBI se soit exprès déplacé pour lui mettre la main au collet. Les choses vont de mal en pis. Sa copine, Rita Bennett, est convaincue qu’il est héroïnomane et l’oblige à suivre un programme de désintox. Là, Dexter rencontre Lila Tournay, une superbe Londonienne qui attise les flammes. Consumé à petit feu par la vampiresse, le pauvre homme se fait déconstruire en un tournemain. Il perd ses repères, oublie son code et multiplie les gaffes. Pour ne rien arranger, James Doakes, son collègue violent et parano, le suit partout, persuadé qu’il cache quelque chose.