Solaris 191

Solaris 191 (onglet)Vous n’y échapperez pas! Ma participation dans le Solaris 191 étant à peu près aussi discrète qu’un accès d’affichage sauvage autour d’un chantier de construction montréalais, il est impensable de ne pas ploguer ce numéro éhontément.

Et quel numéro! Imprimées en couleur, même les pubs de la concurrence invitent à la lecture.

Ce trimestre, vous y trouverez le texte ayant remporté le Prix Solaris 2014, « La Colocation » de Josée Lepire. Autres histoires à lire : « Une petite lumière » d’Emmanuel Trotobas, « Éveil » de Geneviève Blouin, « La Décharge » de Francine Pelletier, « La Muse de Versurleau » de Gaël-Pierre Covell, « Emma » de Dave Côté, « Marie-Amélie » d’Isabelle Lauzon et « Attente » de Mathieu Croisetière. C’est l’heure de laisser tomber la lecture du TV Hebdo.

Éric Gauthier, l’un des suspects du line-up de Fractale framboise, nous propose un texte bidonnant sur les droits des lecteurs et les devoirs des auteurs. Spoiler : avocats et multinationales trouvent le moyen de s’en mettre plein les poches. Christian Sauvé, autre figure louche qu’il vaut mieux ne pas provoquer, passe les films récents de SFF dans la benne déchiqueteuse. Et la benne, c’est pour les films qu’il trouve bons.

Faisant toujours preuve d’un goût sûr, Valérie Bédard et Mario Giguère proposent aux néophytes un guide sur les films de zombies. Si vous visionnez l’intégralité de leur liste, vous pourrez soumettre votre candidature pour un doctorat honoris causa en anatomopathologie. Dans Les Carnets du Futurible de Mario Tessier, l’auteur nous dresse un topo sur les cabinets de curiosités, un passe-temps sain consistant à collectionner des scarabées égyptiens, des fœtus à deux têtes et des empreintes de Yéti. Un précurseur de Pinterest, quoi.

Et maintenant, le visuel.

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Japanese Goth

Japanese GothOn dira ce qu’on veut de l’omniprésence de la culture américaine, le Japon ne cède pas sa place en matière de tendances extrêmes. Je laisserai aux connaisseurs le soin d’expliquer la dichotomie nippone opposant l’ultra-conformisme à la faune bigarrée qui ne veut rien savoir des carcans sociaux. Sous un titre évocateur et une couverture toute simple, Tiffany Godoy et Ivan Vartanian classent le mouvement goth japonais en sous-catégories assorties d’une brève description et de nombreuses images. Des lolitas aux vampires en passant par les poupées sinistres et les coiffures excentriques, le propos en ratisse large.

Lolita gothique

We are a group of people that is capable of wearing a tiara one day and the headdress of a servant the next, mixing the sacred and the common, the noble and the vulgar, angel and devil.
— Novala Takemoto

Mots clés : Laforet Harajuku, Atelier Pierrot, Alice and the Pirates, Angelic Pretty, Comme des garçons, Yohji Yamamoto, Mukuro, Yoh’s Monochrome World
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American Horror Story — Coven

American Horror Story – CovenAmerican Horror Story, que plusieurs d’entre vous connaissent déjà, est une anthologie qui présente une nouvelle histoire par saison. Une création de Ryan Murphy et Brad Falchuk, elle modernise des lieux communs, littéralement, de l’horreur : une maison hantée (Murder House), un asile d’aliénés (Asylum), une bande de sorcières (Coven) et bientôt, une foire aux monstres (Freak Show). J’ai vu Murder House que j’ai trouvé pas mal, j’ai sauté Asylum à cause du thème qui me rebute un peu (je corrigerai sans doute le tir un peu plus tard), et je me suis ruée sur Coven dont le sujet m’inspire bien plus.

Dans les grandes lignes, le propos va comme suit : après le pénible épisode de Salem en 1692, les sorcières ont filé vers le Sud pour s’établir à La Nouvelle-Orléans où elles ont fondé l’École pour jeunes filles exceptionnelles de Madame Robichaux. Cette institution accueille les femmes qui se découvrent des talents surnaturels qu’elles ne savent pas contrôler. À la tête du groupe, la Suprême du moment, Fiona (Jessica Lange), est une narcissique atteinte du cancer qui cherche par tous les moyens à trouver le secret de la vie éternelle. Elle veut éviter d’être supplantée par une autre, ce qui serait pourtant dans l’ordre normal des choses.

Mais dans cette ville œuvre aussi une coterie rivale dans les quartiers noirs : une petite communauté vaudoue vit sous la protection de l’immortelle Marie Laveau (Angela Bassett). Celle-ci accepte mal que Fiona libère Madame Delphine LaLaurie (Kathy Bates), une cruelle matrone qui a torturé et tué une soixantaine d’esclaves près de deux siècles plus tôt. Compliquant les choses, un puissant empire financier sert de couverture à une secte masculine se spécialisant dans la chasse aux sorcières.

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Hemlock Grove — Saison 1

Hemlock Grove

Je me suis abonnée à Netflix! Oui, je sais : bienvenue sur les Internets, Laurine. Je n’accède pour l’instant qu’au contenu canadien, mais j’y trouve largement de quoi remplir mes soirées quand je suis trop claquée pour lire. L’un des intérêts de Netflix, c’est que cette entreprise Web commande aussi son propre contenu, comme House of Cards ou Orange is the New Black, qui connaissent un succès populaire. Le titre qui a attiré mon attention, notamment par sa belle affiche, est Hemlock Grove, une adaptation en 13 épisodes du roman éponyme de Brian McGreevy.

L’amorce de l’histoire va vous paraître familière : elle se déroule à Hemlock Grove, un petit patelin en Pennsylvanie où cohabitent vampires, loups-garous et autres entités plus ou moins naturelles. Malgré tout, il ne s’agit pas d’une histoire de vampires et de loups-garous comme on l’a déjà vu dans True Blood et Twilight, mais une histoire de monstres dans le sens le plus large du terme — monstres et monstruosités, il va sans dire.

Peter Rumancek et sa mère Lynda sont des gitans qui emménagent à Hemlock Grove. Lorsqu’une adolescente se fait étriper au début de l’année scolaire, les soupçons pèsent tout de suite sur le garçon parce qu’il est un étranger. On se pose aussi des questions sur les activités scientifiques secrètes qui se déroulent dans le bâtiment que l’on surnomme la Tour Blanche et qui appartient à la famille la plus riche de la ville, les Godfrey. Quelque chose pourrait s’en être échappé. L’ironie de la situation, c’est que Peter est un loup-garou et que certains des Godfrey sont des oupyrs (diurnes), notamment Roman, avec qui Peter se lie d’une solide amitié. Les deux jeunes hommes mèneront leur propre enquête pour découvrir l’identité du tueur, que Peter suppose être un varghulf — un loup-garou ayant perdu la raison.

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Helix — Saison 1

Helix – Saison 1Il y a des séries qui me passeraient sous le nez si je n’écumais pas YouTube pour regarder les bandes-annonces! Helix, une création du nouveau venu Cameron Porsandeh, est un mélange de science-fiction médicale et d’horreur, le tout servi sur SyFy selon la formule éprouvée du pulp. Ron Moore, le producteur délégué de Battlestar Galactica, Carnivàle et une flopée de Star Trek, est également de la partie. À noter, les épisodes de Helix ont été tournés à Montréal dans un environnement de laboratoire high-tech qui n’a pas l’air d’être fabriqué en carton-pâte, loin de là.

Le propos est des plus convenus, alors vous saurez tout de suite si cette série s’adresse à vous. Une équipe des Centers for Disease Control se rend dans une base secrète dans l’Arctique où un dangereux virus commence à faire des victimes. Évidemment, les apparences sont trompeuses et bien des mystères sont enfouis dans les installations d’Arctic Biosystems appartenant à la multinationale pharmaceutique Ilaria : la nature du virus, les circonstances entourant sa création, l’identité des gens qui tirent les ficelles et l’objectif visé, objectif que les scientifiques dévoilent un cadavre à la fois. La plupart des personnages ont leurs propres secrets qui viennent s’emmêler dans les fils de l’enquête. Lorsque la situation échappe enfin au contrôle des CDC, la méfiance du personnel fait place à la paranoïa, puis à la panique générale. On sort les gros guns et des trucs commencent à exploser.

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The Abominable (en effet)

The Abominable – Dan SimmonsJ’abandonne.

Au bout de 160 pages, je dois me rendre à l’évidence, The Abominable est imbuvable. Les trois principaux protagonistes, qui doivent escalader l’Everest pour élucider les circonstances entourant la mystérieuse disparition d’un alpiniste britannique, n’ont encore rien fait de bien constructif. Ils passent beaucoup de temps assis à papoter tout en fumant la pipe et en buvant du thé.

Pour écrire ce roman, Simmons a recraché toutes les notions qu’il a accumulées sur l’escalade dans les années 1920. Il en résulte une série touffue d’anecdotes et de détails techniques qui s’enchaînent sans permettre à l’Action avec un grand A de se manifester. L’auteur a commis une gaffe semblable avec Black Hills, laissant le récit et ses personnages s’enliser au milieu des détails historiques.

Je ne me rendrai donc pas au bout malgré les prémices prometteuses. Je parie qu’il n’y a même pas de Yéti pour pimenter les choses. Si vous voulez l’opinion d’un lecteur qui a courageusement affronté la montagne jusqu’au sommet, je vous recommande le billet de Philippe Fenot de Hugin et Munin.

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Prix Boréal/Aurora 2014 – Lauréats

Prix Aurora-Boréal

Les lauréats aux Prix Aurora/Boréal sont maintenant connus, ayant été annoncés au congrès Boréal le 4 mai 2014.  Voici la liste:

  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur roman: Sébastien Chartrand : Le crépuscule des arcanes 1. L’ensorceleuse de Pointe-Lévy (Alire)  et  Ariane Gélinas : Les villages assoupis 2. L’île aux naufrages (Marchand de feuilles)  (égalité)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleure nouvelle: Jonathan Reynolds : La légende de McNeil (révision) (Les Six Brumes)
  • Prix Aurora-Boréal • Meilleur ouvrage connexe: Solaris (Revue, ed. Joël Champetier)
  • Prix Boréal • Création artistique audiovisuelle: Émilie Léger (Couverture, Brins d’éternité 36; etc.)
  • Prix Boréal • Fanédition: Geneviève Blouin (blogue « La Plume et le poing »)
  • Prix Boréal • Création sur place: Emmanuel Trotobas et Francine Pelletier

Furent également annoncés les prix suivants le samedi, 3 mai:

Nos félicitations aux lauréats!

 

Byzantium

Byzantium Je me plais à dire qu’à une époque où le thème du vampire est exploité jusqu’à plus soif, toute œuvre du genre qui réussit à se démarquer du lot mérite qu’on s’y attarde, et Byzantium fait partie de ces trop rares cas. Notons qu’il s’agissait à l’origine d’une pièce de théâtre de Moira Buffini un peu platement intitulée A Vampire Story. Buffini a elle-même écrit le scénario du film et, dans plus d’une entrevue, le réalisateur Neil Jordan a affirmé qu’il ne l’a pas modifié afin d’en préserver le ton si particulier.

Clara et Eleanor Webb, une mère et sa fille, ont deux cents ans et se font passer pour des sœurs. Elles mènent une vie de nomades, l’aînée gagnant sa vie en se prostituant, et la cadette réécrivant inlassablement son histoire, dont elle s’empresse de jeter les feuilles manuscrites au vent. Pourchassées par une fratrie de vampires qui n’acceptent pas leur existence, elles finissent par se retrouver dans une petite ville balnéaire et abandonnée de l’Angleterre. Clara a tôt fait se lier d’amitié avec Noel, qui vient d’hériter d’un hôtel décrépi, le Byzantium. Les deux filles s’y installent et Clara s’empresse de transformer l’endroit en bordel pour mettre des sous de côté. De son côté, Eleanor rencontre Frank, un garçon leucémique auquel elle finit par s’attacher. Cependant, la fratrie continue de remonter leur piste, un cadavre à la fois.

Pour être juste, Clara et Eleanor ne sont pas réellement des vampires — du moins, elles ne se conforment pas aux canons. Pour décrire son espèce, Eleanor emploie plutôt le terme soucriant. Même si elles se nourrissent de sang, elles supportent très bien le soleil, et leurs dents n’ont rien de particulier. Pour ouvrir les veines de leurs victimes, elles utilisent plutôt une griffe qui pousse au moment opportun.

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Solaris 190

Solaris 190Le voilà! Tout chaud, tout beau et… coloré! Solaris est maintenant imprimé sur du beau papier blanc avec des images en couleur. Au programme, des nouvelles du co-framboisien Éric Gauthier, d’Eleanor Belinki, de Philippe Roy et d’Alain Bergeron; un article sur le Facteur Psi de Sébastien Chartrand (l’article, pas les pouvoirs psy); Les Carnets du Futurible, de Mario Tessier; une entrevue avec Bernard Werber.

La couverture est de Grégory Fromenteau et les illos intérieures sont de Valérie Bédard, Suzanne Morel et… moi — je n’ai pas mis l’étiquette Plogues pour rien. (Il y a la chronique Sci-néma de Christian Sauvé aussi, si bien que tous les framboisiens sont présents.)

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Prix Boréal/Aurora 2014 – Nominations

Prix Aurora-Boréal

Les nominations aux Prix Aurora/Boréal 2014 sont maintenant connues. Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu à l’Hotel Delta de Québec du 2 au 4 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnant(e)s!

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Troll : A Love Story — Johanna Sinisalo

Troll A Love StoryIl y a des créatures de légende qui sont toujours dépeintes de la même façon, et il y a… les trolls. Johanna Sinisalo, dont j’ai déjà parlé du roman Oiseau de malheur, nous présente un univers légèrement décalé du nôtre, où l’existence des trolls est reconnue par la communauté scientifique, bien qu’ils soient si rares qu’ils restent entourés de mystère. Et pourtant, à travers les différents extraits de l’ouvrage, on sent que cette espèce normalement recluse se rapproche progressivement des communautés humaines.

Le personnage principal, Mikael (surnommé Angel à cause de son talent d’artiste et de ses boucles blondes) est homosexuel, à l’instar de la majorité des protagonistes masculins du roman. Au moment où l’histoire débute, Mikael vient de se faire larguer et retourne chez lui complètement saoul. Il découvre un jeune troll blessé et, sur un coup de tête (ou plutôt un coup de foudre), il sauve l’animal pour le garder auprès de lui. Nourrir le petit troll et lui faire recouvrer la santé sans révéler sa présence s’avère un véritable casse-tête, mais l’obsession de Mikael pour le magnifique animal ne fait que croître.

Dans cet univers, les trolls ont une apparence humanoïde et sont difficiles à classer à cause de leur aspect qui rappelle un croisement entre un félin et un singe. Quelques détails nous sont fournis, notamment sur leur régime alimentaire et sur leur structure hiérarchique, mais généralement parlant, Mikael doit tout apprendre par essais et erreurs — certaines s’avérant d’ailleurs catastrophiques à mesure que le troll grandit. Le déroulement du récit est raconté du point de vue de différents personnages et est entrecoupé d’extraits d’ouvrages fictifs (ou non) et de légendes qui apportent un peu de contexte.

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Production 2014 [1]

Cette semaine, je n’ai pas reçu deux, ni trois, mais QUATRE titres de Vents d’Ouest dont j’ai fait la couverture. L’hiver a été occupé…

Production 2014 v1
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Prix Boréal/Aurora 2014: Il est temps d’envoyer vos nominations!

Prix Aurora-Boréal

Les Prix Boréal/Aurora 2014 visent à reconnaître ce qui s’est fait de mieux en imaginaire d’ici, et ils seront remis au Congrès Boréal, qui aura lieu à Québec du 2 au 4 mai prochain. Vous pouvez dès maintenant envoyer vos nominations pour les prix: Jetez un coup d’oeil à la liste d’éligibilité pour vous rafraîchir la mémoire, puis complétez le bulletin de nomination. Vous avez jusqu’au vendredi 4 avril pour envoyer vos nominations, alors ne tardez pas!

Pourquoi est-ce que vous devriez participer? Parce que les nominations sont généralement plus représentatives le plus il y a de participants, et que les règlements spécifient un seuil minimal de nominations sans lesquels les Prix ne sont pas remis. Vous n’avez lu que quelques nouvelles ou romans? Inscrivez ceux ou celles qui vous paraissent digne de plus d’attention. Vous n’avez pas à remplir chaque catégorie, vous n’avez même pas à remplir les trois items dans aucune catégorie: inscrivez ce qui vous parait méritoire, et vous aurez fait votre part.

Note importante inspirée de l’expérience de l’année dernière: Tout « vote » dans les commentaires de ce billet sera inévitablement suivi par « Suivez les liens pour faire vos nominations… »

Prix Boréal/Aurora 2014 – Listes d’Éligibilité

Prix Aurora-Boréal

Bonne nouvelle!

Le congrès Boréal arrive à grand pas, et avec lui l’occasion de décerner les Prix Boréal/Aurora pour récompenser ce qui s’est fait de mieux en littérature de l’imaginaire d’ici en 2013.  C’est avec honneur que j’ai accepté à nouveau cette année d’en coordonner le déroulement.  Ne sous-estimons pas l’importance du prix Boréal/Aurora: Un regard aux listes des gagnants précédents vous révélera une excellent liste de lecture pour vous familiariser avec la SF&F d’ici.

Vous serez en mesure d’envoyer vos nominations d’ici quelques jours.  En attendant, une des traditions du Prix Aurora-Boréal est de fournir des listes d’éligibilité aussi complètes que possible pour guider les nominations.  Comme de par les années dernières, vous trouverez ces listes au wiki canadiansf.com.

Mais nous avons besoin d’aide.  Vous remarquerez que ces listes sont incomplètes: Si l’essentiel des romans et nouvelles y sont, grâce aux informations fournies par Claude Janelle et les Passeport pour l’imaginaire, il manque toujours des œuvres éligibles dans les autres catégories: Bande dessinées, poèmes, fanédition et blogues, autres ouvrages, contributions artistiques…

Je vous encourage dont à scruter ces listes et nous faire part de toute erreur ou oubli.  Vous pouvez, si vous le désirez, faire les changements à même le wiki, ou bien laisser un commentaire à ce billet pour que je puisse effectuer le changement pour vous.

Troll Hunter

Troll HunterParfois, les productions d’apparence anodines s’avèrent des petits bijoux du genre. Par son titre et son affiche quasi psychotronique, Troll Hunter d’André Øvredal (2010) promettait le pire, mais les commentaires des mordus d’histoires de monstres étaient uniformément élogieux. Ma curiosité ayant déjà été piquée par l’huldre de Thale, je me suis dit : pourquoi pas des trolls?

Le film s’inspire du modèle de Blair Witch Project en nous présentant le point de vue des protagonistes à travers les images qu’ils ont eux-mêmes capturées avant de disparaître dans la nature. Un groupe d’étudiants de l’université Volda tente d’approcher un homme solitaire nommé Hans qu’ils croient être le braconnier qui tue des ours dans la région. Ils suivent le bonhomme de nuit dans un endroit reculé en forêt et apprennent à la dure qu’il est plutôt une sorte de garde-chasse à la solde du gouvernement norvégien. Sa tâche est de surveiller la population de trolls et de s’assurer que leur existence demeure secrète. Écœuré par ses conditions de travail, l’homme permet aux jeunes de le filmer. Dans l’immédiat, il cherche à comprendre pourquoi les trolls sortent de plus en plus fréquemment de leur territoire pour s’attaquer au bétail, voire aux touristes.

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