Authority — Jeff VanderMeer

AuthoritySuite directe d’Annihilation, Authority nous projette dans un nouvel environnement : les bureaux du Rempart Sud (« the Southern Reach »), ce mystérieux complexe resté en arrière-plan jusqu’ici. Alors que le premier volet donnait une drôle d’impression impersonnelle avec ses quatre exploratrices sans nom, celui-ci ne fait pas du tout dans l’anonymat malgré les efforts du héros, John Rodriguez, de se faire appeler Contrôle. L’homme a été envoyé par Central (un organisme militaire) au Rempart Sud pour prendre la relève de la directrice qui a disparu. On l’apprendra assez vite, elle faisait partie de l’expédition d’Authority sous l’identité de la psychologue. Et ceci est loin d’avoir été l’unique secret de cette femme déterminée, comme le découvrira Contrôle en passant au peigne fin le fouillis de notes compulsives et hétéroclites qu’elle a laissées derrière elle.

Ce que nous perdons en richesse faunique et florale, nous gagnons en relations humaines, même si elles sont gangrenées. Contrôle traîne un passé entaché par une faute professionnelle et subit l’ascendant de sa mère dominatrice, elle aussi un agent de Central — à la différence qu’elle est non seulement très efficace, mais également d’une grande froideur et d’une absence totale de scrupules. Contrôle voit de plus son travail saboté par Grace, l’adjointe dévouée de l’ex-directrice, qui l’a pris en grippe. Pour compliquer la situation, le patron anonyme de Contrôle le manipule en douce en poursuivant des objectifs bien personnels. Les scientifiques du Rempart, quant à eux, affichent une façade parfois sympathique, mais ils ont leurs limites. Bref, personne ne se fait confiance sous les sourires forcés. Les relations restent tendues et paranoïaques d’un bout à l’autre du roman. Par ailleurs, la biologiste d’Annihilation est revenue au Rempart, cette fois sous le pseudo de Ghost Bird. Personne ne sait comment elle a réussi à émerger de la Zone X. La tâche de tirer les vers du nez de cette femme peu loquace échoit à Contrôle, qui devient vite fasciné.

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Stranger Things — Saison 2

Stranger Things 2La deuxième saison reprend quelques jours après la finale de la précédente. Secouru du Monde à l’envers, le jeune Will Byers a retrouvé sa mère Joyce, son grand frère Jonathan et sa bande d’irréductibles amis, c’est-à-dire Mike, Dustin et Lucas. De Onze, l’adolescente psychokinétique issue des expériences du Dr Martin Brenner, il ne reste plus trace depuis son spectaculaire affrontement avec le monstre échappé de la dimension obscure ouverte par les activités du Laboratoire National de Hawkins. Le shérif Jim Hopper, quant à lui, fait des pieds et des mains pour que la communauté n’apprenne rien des événements qui ont failli semer la destruction à grande échelle.

Mais les choses sont-elles vraiment revenues à la normale à Hawkins en Indiana? Officiellement, le Dr Brenner et son équipe ont été décimés, mais le complexe gouvernemental n’a pas mis fin à son travail pour autant. La distorsion spatio-temporelle existe toujours, avec en prime une fissure donnant sur le Monde à l’envers d’où s’échappent des émanations qu’il faut constamment surveiller. Will Byers est tourmenté par un lien psychique avec cette dimension, et il est progressivement possédé par un monstre lovecraftien fait d’ombre et de fumée qui tente de s’introduire dans l’univers des humains. Onze n’a pas réellement disparu non plus : elle est cachée par le shérif dans une cabine au fond des bois pour éviter que le gouvernement ne la capture. Sa vie cloîtrée ne lui convenant pas, Onze a tôt fait de prendre la poudre d’escampette pour en apprendre plus sur sa mère biologique, une victime du programme MK-Ultra. De leur côté, Dustin et Lucas font connaissance de Max, une nouvelle venue à l’école, qui finit par se joindre à la bande pour traquer un curieux amphibien mutant issu du Monde à l’envers. Enfin, Nancy (la grande sœur de Mike) s’allie à Jonathan dans le but de faire tomber le Laboratoire National de Hawkins, responsable de la mort de sa meilleure amie.

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Annihilation — Jeff VanderMeer

Annihilation – Jeff VanderMeerSi les ovnis littéraires ou le style weird piquent votre curiosité, la trilogie du Rempart Sud (the Southern Reach Trilogy) de Jeff VanderMeer devrait se trouver sur votre pile de lecture. Le premier tome a d’ailleurs remporté le prix Nebula 2014 du meilleur roman. Annihilation a l’avantage d’être court et de se lire vite, ce qui vous permet de vous faire tout de suite une idée du ton. En version française, le titre éponyme est paru aux éditions Au diable vauvert sous une traduction de Gilles Goulet.

L’histoire se déroule dans le sud des États-Unis, vraisemblablement en Floride. Un groupe de quatre femmes volontaires — une biologiste, une psychologue, une anthropologue et une géomètre qui ne seront jamais nommées autrement que par leur titre — sont envoyées dans la Zone X, un territoire ceint par une barrière invisible où la nature a repris le dessus. Il s’agit officiellement de la douzième entreprise de ce genre dépêchée par le Rempart Sud, un complexe militaro-scientifique chargé d’étudier le phénomène. Les expéditions précédentes se sont toutes soldées par un échec : plusieurs membres ont été décimés, d’autres sont revenus affligés de graves problèmes psychologiques et physiques.

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Musique pour enfants de la nuit

Il est temps de remballer la citrouille, mais pas de rendre les armes pour autant. En cette époque damnée où certains commerçants hissent les décorations de Noël avant même l’arrivée de l’Halloween, il n’en tient qu’à nous de résister. À la joie imposée, nous pouvons opposer nos sombres rêveries; nous pouvons enterrer les sempiternels refrains de Noël sous une musique plus endiablée.

Si vous en avez le goût vous aussi, je vous propose donc ces quelques liens musicaux.

Trent Reznor et son collaborateur Atticus Ross nous offraient dernièrement leur version d’un classique de l’horreur: le pièce principale du film Halloween. La rencontre des textures de Nine Inch Nails et de la mélodie obsédante de John Carpenter s’avère plutôt réussie. Carpenter, ayant réalisé lui-même la trame sonore de la plupart de ses films, a aussi produit deux albums, Lost Themes et Lost Themes II (la revanche), dans lesquels il s’offrait le plaisir d’explorer le même genre d’ambiances sans la pression liée à la production d’un film. Vous pouvez écouter et vous procurer le premier ici. La version Reznor/Ross d’Halloween a été produite pour souligner la sortie du nouvel album de Carpenter, dans lequel le cinéaste reprend les thèmes de ses films avec les musiciens des Lost Themes. C’est via Horreur Québec que j’ai non seulement découvert le premier lien ci-dessus, mais aussi appris que Carpenter viendra jouer ses pièces en personne à Montréal le 13 novembre.

Un autre classique réinterprété: Scandroid vous propose sa version du « Thriller » de Michael Jackson, à grands renforts de synthétiseurs. (Et pour les nostalgiques: le vidéo-clip original).

De retour au cinéma: le podcast de la revue Clair/Obscur proposait dans son onzième épisode un double palmarès de trames sonores de films d’horreur. On y retrouve un bel éventail, dont quelques incontournables (Carpenter toujours) et quelques pièces plus obscures ou récentes, extraits à l’appui.

Et pour terminer, pourquoi pas, un court-métrage autour d’une guitare satanique. C’est à la fois sanglant, drôle et niaiseux: vous savez si c’est votre genre ou non.

Et souvenez-vous: où que vous soyez, si vous pensez à elle, la citrouille est avec vous.

Solaris 204

Solaris 204Le voilà sorti, le numéro d’automne 2017 de Solaris! À l’intérieur, des fictions de Mathieu Arès, Yves Meynard, Frédéric Parrot, Mario Tessier et Jean-Louis Trudel; des articles de Mario Tessier (Les Carnets du Futurible : « Les Chants de la science-fiction lointaine ») et d’Ariane Gélinas (« Espaces de la revenance »); les critiques littéraires de ce qui s’est produit ici et ailleurs; la chronique Sci-néma de Christian Sauvé. Le tout est illustré par Sagana Squale, Marc Pageau, Suzanne Morel et Ariane Gélinas.

La couverture est de moi et vous pouvez voir la version en grand sur mon site Web (qui a besoin d’être mis à jour dans ma bio de la revue, tiens).

Bonne lecture!

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A Traveler’s Guide to the Afterlife — Mark Mirabello

A Traveler’s Guide to the AfterlifeTraditions and Beliefs on Death, Dying and What Lies Beyond

Toutes les cultures ayant leurs traditions et leurs mythes concernant la mort et l’au-delà, l’éventail de possibilités — dussiez-vous recevoir un piano à queue sur la tête — est tout sauf monotone. Mark Mirabello, professeur d’histoire à l’université de Shawnee State en Ohio, a créé un condensé regroupant par grands thèmes les croyances d’une multitude de peuples et de sociétés. Le lecteur pourrait s’attendre à devoir s’attaquer à une brique, mais l’essai fait plutôt dans les 170 pages, en offrant des capsules d’informations et une quantité impressionnante de références pour quiconque souhaiterait creuser un sujet en particulier. Au menu se trouvent des ouvrages comme le Bardo Thodol des Tibétains, le Livre pour sortir au Jour des Égyptiens, la Katha Upanishad des Indiens, etc. Y figurent aussi les pratiques de peuples et de sectes un peu plus obscurs dont je n’avais jamais entendu parler.

Dans son introduction, l’auteur révèle qu’il est atteint du cancer, sans préciser toutefois si c’est ce qui l’a poussé à s’intéresser au sujet de l’après-vie ou si ce projet lui trottait déjà en tête avant le diagnostic. Il insiste sur le fait que son guide, comme son titre anglais l’indique, porte moins sur la mort (sujet limité) que sur ce qui se passe après. À la lecture, on se rend vite compte qu’il n’est pas un admirateur des théories dites matérialistes, celles voulant que la conscience s’arrête lorsque le corps cesse de fonctionner. Il qualifie de « nihilistes suffisants » (smug nihilists) et de « personnes souffrant de déficit métaphysique » (metaphysical impaired) ceux qui voient l’être humain comme étant une sorte de zombie dépourvu d’âme et de but existentiel, le produit du hasard de l’évolution. Plutôt déprimant, en effet!

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The Magicians — Saison 2

The Magicians – Saison 2Parlons de magie! La saison s’y prête.

Résumons d’abord l’univers des Magiciens pour ceux qui n’ont pas lu la trilogie de Lev Grossman. Imaginez un jeune homme fasciné depuis l’enfance par la magie et la série Narnia, dont il a lu tous les livres maintes fois au point d’être capable de citer des passages entiers et de dessiner la carte du territoire de mémoire. Imaginez que cet individu mésadapté dans notre monde actuel est invité à un moment critique de sa vie à fréquenter une école secrète de haute magie de type Hogwarts. Il se fait des amis, apprend à pratiquer des sorts et finit par découvrir que Narnia existe réellement dans un univers parallèle et qu’il a la possibilité de s’y rendre avec ses compagnons pour y vivre de nombreuses aventures comme dans les livres, mais en affrontant le danger dans la peau d’adultes. Maintenant, remplacez Narnia par Fillory et Hogwarts par Brakebills, et vous avez la situation dans laquelle se retrouve le héros, Quentin Coldwater. Avec de l’alcool et des drogues en plus.

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Sombres surprises

Qui sait ce qui vous attend au tournant, ou derrière la porte, ou sous le lit? Ici, au moins, une chose est sûre: chaque année, à la mi-octobre, nous hissons les citrouilles et vous offrons un espace où aérer vos angoisses. Nous vous invitons à partager, dans les commentaires de ce billet, de courtes fictions effrayantes d’exactement 31 mots chacune: pas un mot de plus, pas un mot de moins.

Faites-nous frissonner l’espace d’un instant (ou faites-nous rire tout en restant dans l’esprit de la saison… ou visez le rire et le frisson simultanés). Mettez vos amis au défi! Vous avez jusqu’au Jour des Morts pour partager vos meilleures horreurs. Si l’inspiration tarde à venir, jetez un coup d’oeil aux surprises apportées par nos lecteurs et nous-mêmes lors des années précédentes.

(Si vous ne voyez pas encore les couleurs automnales, rafraîchissez la page. S’il manque des images carrément, écrivez-moi SVP.)

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Une nouvelle voie vers les étoiles?

To The Stars AcademyIl y a plusieurs mois, j’ai écrit un billet sur le changement de carrière de Tom DeLonge, anciennement de Blink-182, et un passionné de longue date d’ufologie. Dans une entrevue donnée à l’émission Coast to Coast, il annonçait avoir approché des membres du complexe militaro-industriel avec un projet multimédia pour présenter leur version des faits concernant les ovnis. Sur le coup, bien peu l’ont cru. Qu’est-ce qu’un punk quarantenaire s’imaginait obtenir de la sulfureuse Lockheed Martin, voire de la CIA? Puis, le scandale des courriels de Podesta a éclaté, révélant au grand jour des messages de DeLonge mentionnant entre autres le nom d’un de ses informateurs, ce qui a eu pour effet corollaire de confirmer son histoire même si ça lui tirait le tapis de sous les pieds, lui qui insistait tellement sur la confidentialité de ses sources. S’étant temporairement retiré de la vue du public pour laisser passer la tempête médiatique, il est revenu à la charge en donnant d’autres entrevues, notamment à l’émission de Jimmy Church, Fade to Black, pour déclarer qu’une annonce importante allait être faite au cours de l’été. Finalement, avec quelques semaines de retard, le projet a été dévoilé hier.

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People of Earth — Saison 1

People of Earth

Alors que je nage gaiement dans l’ufologie (et la cryptozoologie) depuis plusieurs mois, le moment ne pouvait être mieux choisi pour me plonger sans la première saison de People of Earth. Construite autour d’une dizaine d’épisodes de 21 minutes, cette brillante satire aborde tous les mèmes, les thèmes et les schèmes de l’univers des « abductees ». Les initiés apprécieront la multitude de clins d’œil qui frappent dans le mille, et surtout le travail de recherche évident qui a été investi dans cette production. Cette idée de David Jenkins constitue sa première incursion dans le monde télévisuel. Lorsque sa proposition a reçu l’approbation et le soutien enthousiastes du scénariste/réalisateur Greg Daniels et de Conan O’Brien, le projet a été lancé. La série met en vedette Wyatt Cenac du Daily Show et une distribution composée d’acteurs déjà bien établis dans le milieu de la comédie.

Cenac incarne Oswald « Ozzie » Graham, un journaliste qui se rend à Beacon pour écrire un papier sur StarCrossed, un groupe de soutien rassemblant une poignée d’individus persuadés d’avoir été enlevés par des extraterrestres. D’abord sceptique comme de raison, Ozzie réalise très vite que quelque chose ne tourne pas rond dans ce patelin et qu’il a peut-être été victime lui aussi des visiteurs de l’espace. Pendant ce temps, son enquête est suivie avec inquiétude par le trio d’aliens responsables des kidnappings : Jeff le Gris, Don le Blanc et Kurt le Reptilien, qui s’affairent à jeter les bases d’une invasion tout en se chamaillant sur le partage des tâches. Lorsque Kurt le lézard est accidentellement renversé par une automobiliste en train de texter, Jeff décide de s’occuper personnellement des Terriens préoccupants, ce qui sème la pagaille dans des plans de conquête partant de plus en plus en eau de boudin.

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Communion — Whitley Strieber

CommunionCela fait des années que j’ai entendu parler de ce classique de l’ufologie paru à l’origine en 1987 sous une couverture de Ted Seth Jacobs illustrant les traits d’un Gris. À l’époque, l’iconographie de cette peste spatiale n’était pas encore ancrée dans l’imaginaire collectif. D’après la petite histoire, le visage énigmatique (un peu plus humain sur l’image que ce que Strieber a vu) a eu tout un effet sur de nombreuses personnes, en dégageant des souvenirs occultés intentionnellement par les visiteurs. Certains n’ont pu s’empêcher de se procurer le livre; d’autres ont dû quitter la librairie où ils se trouvaient tant la créature leur causait un malaise. Les fans des X-Files, quant à eux, se rappelleront la parodie de l’illustration — ultime consécration — dans l’épisode « José Chung’s ‘From Outer Space’ » avec le Gris fumant une clope.

Déjà bien établi comme auteur de fiction (The Wolfen, The Hunger, Catmagic), Strieber a vu son talent être retourné contre lui après la parution de son essai. On lui connaissait une vive imagination et une belle maîtrise des mots. Il écrivait maintenant ses souvenirs d’une vie d’interactions étranges et terrifiantes avec des êtres possiblement venus de l’espace ou d’une autre dimension. Une aubaine pour les détracteurs de tout acabit! Les plus virulents ont été les fondamentalistes chrétiens qui ne lui pardonnaient pas de remettre en question leur cosmologie. Car, toute choquante est-elle, cette aventure a aussi une profondeur spirituelle inattendue. Strieber ne prétend pas savoir qui sont ses visiteurs ni quelles sont leurs intentions. Tout ce qu’il peut décrire avec certitude est le bouleversement intérieur qu’il a subi lorsque ses souvenirs ont enfin afflué après des années d’illusions et d’histoires qu’il se racontait pour justifier ses longues absences et sa constante fuite en avant.

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23 septembre

23 septembre 2017

L’automne s’est officiellement installé hier, même si la canicule des derniers jours pourrait nous porter à en douter. Les arbres rougissent sous un soleil de plomb pendant que nos voisins du Sud se font lessiver par les vents violents. Parfois, il y a des avantages à vivre au Québec (dans les zones qui ne sont pas inondées du moins).

Le saviez-vous? Aujourd’hui, une autre fin du monde est prévue en raison d’un alignement particulier de constellations, qui aurait des échos dans une scène de l’Apocalypse. Il s’agit de ce passage portant sur la Femme avec le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles. Et ce, exactement 33 jours après l’éclipse du 21 août… Coïncidence? J’avoue ne pas m’être préparée à l’événement. Mon garde-manger contient un fond de couscous trop salé, des céréales sans OGM et divers accompagnements sans valeur nutritive notable.

Alors, espérons un week-end sans histoire. Profitons de la généreuse dose d’or solaire qui nous est offerte avant l’inévitable grisaille des demi-saisons.

Alien: Covenant

Alien : CovenantNouvel équipage… mêmes aventures? Le reboot de la série Alien par Ridley Scott et Dan O’Bannon se poursuit sur les thèmes philosopho-métaphysiques de Prometheus en abordant la question de notre création. Bien que je trouve l’intiative louable, je suis perplexe de la voir être exploitée sur fond d’attaques de xénomorphes divers!

Fidèle à la tradition, le film met en scène une héroïne au sang froid — Janet Daniels, jouée par Katherine Waterston — incarnant la voix de la raison. (« Non, l’exploration improvisée d’une planète inconnue n’est pas une bonne idée avec une cargaison de colons congelés. ») Notons qu’elle sait manier diverses armes, dont une pelle mécanique en situation aéroportée, un hommage possible à Ellen Ripley dans son robot de manutention. Elle est flanquée de l’androïde de service, Walter, bâti sur le modèle Michael Fassbender à une différence près : il est un peu moins « humain » de sorte à ne pas créer de malaise parmi l’équipage biologique. La version d’origine, David, en prenant un peu trop à ses aises, apprendra-t-on par la suite. S’ajoute un troisième larron, Tennessee, joué par l’impayable Danny McBride. Le reste de l’équipe tend à se fondre dans le décor, avec pour exception Lope (Demian Bichir) et le très religieux Oram (Billy Crudup) à la limite, mais sans plus.

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Pax Victoriana 6/6 — Dénouement et Remerciements

Hé voilà : Vous qui attendiez la conclusion, voici que le dernier épisode de mon roman-feuilleton Pax Victoriana est disponible depuis peu sur le site de la République du Centaure. Ceci étant un billet autopromotionnel, je me dois de vous promettre une conclusion d’une intensité telle que j’en recommande la lecture à la maison, puisqu’elle risque de vous décoiffer. Nos protagonistes tentent de sortir des États Confédérés ! La nature de nos antagonistes est finalement révélée ! L’Europe et l’Empire Britannique sont sous attaque ! N’attendez pas un seul instant de plus, et allez lire la suite ! (Si vous attendiez la parution du roman entier avant d’en commencer la lecture, voici venu le moment de vous y mettre.)

Ce dernier épisode étant sous le signe de la conclusion, je profiterai de ce billet pour les remerciements qui s’imposent, et quelques mots sur la nature des conclusions.

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Pax Victoriana 5/6 — Activisme et oublis

Bonne nouvelle!  Le cinquième épisode de mon roman-feuilleton Pax Victoriana est disponible depuis peu sur le site de La République du Centaure.  Ceci étant un billet autopromotionnel, je me dois de vous promettre une lecture qui va vous combler… Dans cet épisode, nos héros démasquent pas un seul mais deux complots d’ampleur globale, vont envahir une base secrète terrée sous le Yucatan, partent à la rescousse de l’un des leurs, voient leurs soupçons confirmés et forment des alliances inespérées.  Ça bouge, et en prime vous assisterez à un bal de débutante où une de nos héroïnes ne se retient pas pour insulter des ordures de racistes…

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